‹ Opéras - comiquesChapitre 106 sur 305 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

LEON, puis IRMA, habillée à la française. LÉON, courant à elle.

Irma, je te revois !

IBMA.

J'ai cru que tu ne viendrais jamais.

LÉON

Depuis longtemps j'étais au rendez-vous, lorsqu'un csclate est venu m'ouvrir. Irma, es-tu bien sûre de cet esclave? ne crains-tu pas de lui quelque trahison ?

IRMA

Poiyquoi ?

LÉON

Il avait l'air troublé, embarrassé. Il voulait et n'osait me parler.

IRMA

Ne crains rien. C'est Rica, un de mes compatriotes, un Grec comme moi; il nous est dévoué ; mais, tu le vois, d'après tes ordres, et pour n'être pas remarques dans notre fuite, je me suis mise à la française; je suis mieux ainsi, n'est-il pas vi-ai?

LÉON

Tous les jours tu me semblés plus jolie; mais viens, par- Dns.

DUO

LÉON

Loin de ce lieu terrible Je guiderai tes pas.

0 ciel est-il possible?

Tu ne me réponds pas?

Quand mon bras te délivre.

D'où vient cette terreur?

Crains-tu donc de me suivre?

IRMA

Non si j'en crois mon cœur; Mais ce cœur qui t'adore Ne connaît pas vos lois; Et peut, en écoutant ta voix.

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