SCÈNE Vil
ROGER, MADAME BERTRAND
MADAME BERTRAND, sortant de la porte de la maison à gauche.)
Pauvre petite femme ! sa situation et sa conduite seront appréciées par toutes les âmes sensibles. Je l'ai laissée chez moi,
et je venais... (Apercevant Roger qui est plongé dans ses réflexions.) Ah !
vous voilà, mon voisin! vous rentrez, à ce qu'il paraît!
ROGER
Oui, à l'instant. Qui vous amène de si bonne heure?
MADAME BERTRAND
De si botme heure! c'est selon comme on l'entend; car, pour rentrer chez soi, il y a des gens qui trouvent que c'est un peu tai'd; et si je n'avais pas fait entendre raison à votre femme...
ROGER, vivement.
Ma femme !
MADAME BERTRAND
Elle ne voulait plus vous voir ni rentrer chez vous; mais je me suis chargée de vous réconcilier.
ROGER
Quoi! c'est vous qui vous êtes mêlée... c'est fini, nous voilà brouillés! Et où est-elle en ce moment?
MADAME BERTRAiND.
Chez moi, où je m'efforçais de la consoler.