‹ Opéras - comiquesChapitre 140 sur 305 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MARGUERITE , occupée à ûler.

COUPLETS

PREMIER C()UPI-ET,

Pauvre dame Marguerite,

Tes derniers jours sont venus.

Et ces fusoaux que j'agite

Bientôt ne tourneront plus.

Que je voie encor mes maîtres

Au château de leurs ancêtres :

Avant de mourir, voilà

Le seul bonheur que .j'implore...

Fuseaux légers, tournez encore, Tournez encore jusque-là!

DEUXIÈME COUPLET

Et toi, dont la souvenance

Reste en mon cœur maternel.

Toi, dont j'élevai l'enfance.

Pauvre Julien d'Avenel;

Dussé-je eu mourir de joie.

Qu'un seul jour je te revoie:

Avant d'expirer, voilà

Tout le bonheur que j'implore...

Fuseaux légers, tournez encore. Tournez encore jusque-là!

(se levant.) Alloiis , alloiis ! laissoiis-là mon ouvrage et mes souvenirs; (.Moutraut la porte à gauche.) Car miss Anna va descendre de son appartement... Pauvre et chère orpheline, élevée par mes anciens maîtres ! en la voyant arriver hier avec ce Gaveston, qu'ils lui ont donné pour tuteur, il m'a semblé que mes vœux étaient exauces , et que mon pauvre Julien allait aussi revenir, car, autrefois, ils étaient toujours ensemble; qui voyait l'un voyait l'autre ; ils s'aimaient tant et ils étaient si gentils ! surtout (juand je les portais tous les deux dans mes bras, et que la comtesse d'Avenel me criait : Dame Marguerite , prenez

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