‹ Opéras - comiquesChapitre 15 sur 305 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

WILHEM, GARÇONS JARDINIERS, DOMESTIQUES, HOMMES ET FEVM' S du château , entrant par le fond.

CHOEUR

De fleurs et de festons Décorons ces salons.

Pour cette auguste lëte.

Amis, que tout s'apprét-i; Et que tout vienne oll'rir L'image du plaisir.

WILHEM

Du bal déjà la salle est préparée ; D'arbustes et de fleurs mes soins l'ont dércrée.

46 LA NEIG".

Que res frands peignenis sont heureux!

Tous les jilaisirs sont faits j)Our mw : C matin un' cours' magnifique, Maint'nant des dans's, d' la musique.

(a Yoix basse.) niais écoutez-moi bien. Taulôt l'on a laissé Ces traîneaux sur le lac glacé.

Et nous pourrions, iicndMut la l'été.

Nous donner en raohetle Un plaisir de grand seigneur.

TOUS

Un plaisir de grand seigneur!

WIl.HEM, à une des jeunes filles.

De vous conduir' j'aurai l'honneur; Ne craignez rien, jeune fillette.

Et comme dit la chansonnette...

TOUS

Voyons, voyons, que dit la chansonnette...

COUPLETS

WILHEM

PREMIER COUPLET

Loi'sque l'hiver enchaîne les flots.

Jeunes îieautés, avec audace, Accourez à ces plaisirs nouveaux :

L'Amour peut guider vos traîneaux j Nul danger ne vous menace.

Mais il est au printemps Des périls bien pl-us grands!

Près de vous quand avec grâce Dn danseur vient soudain Vous présenter la main.

Ma Suzon, Ma Lison, Pour danser, Pour valser.

Ne va pas te presser.

îl est plus dangereux de glisser

Sur le gazon que sur la glace.

Il est trop dangereux de glisser; Fillettes, craignez de dimser.

DEUXIÈME COUPLET

Quand, sur la glace, en traîneau brillant, Gdîment on passe et l'on repasse.

ACTii; 11, SCÈNE I. 17

Si parfois ai rive uu accidct:t, Ou se relève promptemont!

Sans danirer l'on se ramassu.

Mais sur l'herbe^ en dansant.

Ah! c'est bien difl'éreul!

Du faux pas qui l;i menace.

Une ûllette, hélas !

Ne se relève pas.

Ma Suzoïi, Ma Lison, etc., etc.

TROISIÈME COUl'LET.

Sans te troubler, laisse, vieux mari.

Ta femme courir sur la glace : ' L'Amour n'est là qu'un enfant transi ; Ailleurs il est plus dégourdi :

C'est au bois qu'il vous menace.

Qu'un tendron imprudent Fasse un' chute en dansant.

Pour l'époux quelle disgrâce!

Car c'est lui, tout à coup.

Qui reçoit le contre-coup.

Ma Suzon, Ma Lison, etc., etc.

Mais taisons-nous, faisons silence.

C'est le grand-duc qui s'avance.

CHOEUR

C'est lui-même! c'est monseigneur.'

VILHEM

Vite à l'ouvrage, et tous avec ardeur...

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