‹ Opéras - comiquesChapitre 152 sur 305 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

GEORGES, ANNA, sortant par le panneau à droite, qui tourne sur un pivot; elle est habillée en blanc, et la tête couverte d'un voile.

GEORGES

Non, cen'est point une illusion, c'est elle-même : je distingue dans l'ombre et sa démarche légère et ses vêtements blancs.

ANNA, à part.

C'est lui! osera-t-il me simTe?... Oui; si cen'est par reconnaissance, ce sera du moins par frayeuj' pom la dame blaichc,

GEORGES

Elle approche.

152 LA DAME HLANCHE.

ANNA

Dikson, Dikson, est-ce toi?

Non, ce n'est pas lui ; mais je viens à sa place.

ANNA

0 ciel ! et qui donc ètes-vous?

GEORGES

Habile magicienne, comment ne sais-tu pas mon nom?

ANNA

0 ciel ! quelle est cette voix?

GEORGES

Faut-il te dire qu'on m'appelle Georges Brown?

ANNA

Georges dans ces lieux... N'est-ce point un songe? (Faisant un pas vers lui.) Ail! si j'osais... (s'arrétant.) Non, je ne dois pas même poiu" lui... oublier mon serment.

GEORGES, écoutant.

Eh bien! elle se tait... hein!

ANNA

Tu as bien fait de ne pas me tromper; car moi qui sais tout, crois-tu que je ne connaisse pas Georges Brown, souslieutenant au service d'Angleterre?

GEORGES

Je ne reviens pas de ma surprise !

ANNA

Dans le Hanovre, à la bataille d'Hastembek, où tu t'es distingué, tu fus blessé près de ton colonel.

Ociel!

ANNA

Une main inconnue te rappela à la vie, te prodigua des soins...

GEORGES, s'avançant.

C'en est trop, et quel que soit ce mystère...

ANNA

AiTête, ou je disparais à tes yeux, et tu ne me re verras jamais.

♦ GEORGES

J'obéis; mais prends pitié de mon trouble : cette divinité protectrice qui prit soin de mes jours, où est-elle ? Depuis trois mois je la poursuis en vain ; paitout il me semble et la voii' et

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