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ACTE II, SCÈXE IX

GAVESTON

Dfi fureur je frémis !

Eh bien! quatre-cent ciiiquiinte.

GEORGES, allant surenchérir.

Eh bien ! moi, s'il Je faut...

GAVESTON, allant à lui.

Arrêtez! laissez-moi Sur un pareil projet éclairer son jeune âge; Il ignore ce qu'il engage.

(a Mac-Irton.) Monsieur, lisez-lui la loi.

MAC-IRTON, lisant.

« Le jour même, à midi, le prix de cette veute « Sera payé comptant en nos mains, ou sinon, « Et faute de fournir caution suffisante, « Le susdit acquéreur sera mis en prison. » GEORGES.

En prison!

ANNA, bas à Georges.

Il n'importe.

GEORGES, à part.

Alors dès qu'on ordoonô, (Haut.) A cinq ceat mille francs !

MAC'IRTON.

Personne

Ne dit mot?

MARGUERITE

Quel bonheur !

GEORGES, bas à Gayeston.

Convenez sans façon Que la dame blanche a raison.

GAVESTON, avec dépit.

Il le faut, j'abandonne.

MAC-IRTON, à Georges.

Votre nom, votre rang?

GEORGES

Georges Brown, sous-lieutenant; Douze cents francs D'appointements; Et l'on ne dira pas que je fais des folies, Car j'achète un chflteau sur mes iTonomies.

MAC-IRTOK, bas.i Gaveston.

Vous le voyez, J'y suis bien obligé.

(a haute voix.) Puisqu'il le faut donc,

(Uontrant Georges.) Adjugé.

ENSEMBLE

DfKSON, MARGUERITE, FERMIERS.

Ah! pour nous (juel jour prospèrel Ce choix fait noire t)onh(ur; Car nous aurons, je l'espère.

Un brave et digne seigneur.

GEORGES, à AniUL.

A ce singnUer mystère, Je ne cotjçois rien d'honneuri Je vois celle qui m'est chère.

Cela suffit à mdii cœur.

MAC-IRTON, GAVESTON.

Mais quel est donc ce mystère?

Qu'il redoute ma fureur!

Rien n'égale la colère Qui s'empare de mon cœur.

ANNA

Dieu puissant, Dieu tutélaire, Puissij-je, au gré de mon cœur.

D'un maître que je révère Sauver les bienS et l'honneur!

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