ACTE II, ifiÈXE I. 5 H
Comme moi dans la garde
11 faut vous engager.
Quel état fortuné
Vous sera destiné!
Vous aurez la cocarde
Et l'habit galonné.
— Non, non, vraiment! m'engager?
Je crains trop le danger.
Mieux vaut encor vivre et rester berger. Dans mon hameau restons sans cesse ^ Son aspect fait battre mon cœur.
C'est là qu'est ma maîtresse.
C'est là qu'est le bonheur.
LE CHŒUR
Loin du danger, loin du combat.
Plus de bonheur et moins d'éclat.
Sachons à la richesse Préférer notre état.
Dans mon hameau restons sans cesse; C'est là qu'est ma maîtresse, C'est là qu'est le bonheur.
DEUXlÉMli COUPLET.
FRITZ, Dans les champs de l'honneur Brillera ta valeur.
Là, pour que l'on parvienne.
Il ne faut i]ue du cœur.
On obtient le chevron.
Et de simple dragon On devient capitaine, Au doux soû du canon.
Non, j'aime peu le fracas; Le canon peut, hélas !
Me prendre en traître; adieu, jambes et bras. Dans mon hameau restons sans cesse, etc. TROISIÈME COUPLET.
Un soldat, franc luron.
Sans chagrin, sans façon.
Est toujours sûr de plaire Dans chaque garnison.
De séjour en séjour.
Et d'amour en amour,
Toujours un militaire
Est p.iyé fie retour.
— Oui, dès qu'il part dans les camps.
Gare les accidents!
On prend sa place, et malheur aux absents! Dans mon hameau restons sans cesse ; C'est biin plus sûr et moins trompeur:
C'est là qu'est ma maîtresse,
C'est là qu'est le bonheur.
LE CHCKVR.
Dans mon hameau restons sans cesse, etc.