ACTE TU. ^CÈXE IV
Ici je vous implore !
FKÉDÉRIC.
Ah! rien n'éir.ile mon tourment!
HEKRIETTE.
Ce matin vous disiez encore :
(Reprise du motif de la romance du second acte.) « Oui, foi qui fus ma sœur, ma compagne fidèle, « De ma mère reçois ce souvenir chéri! » FRÉDÉRIC, troublé.
0 ciel!
HENRIETTE
« Je jure ici devant Dieu, devant elle, « D'être toujours ton frère, ton ami! » FRÉDÉRIC , cachant sa tète dans ses mains, Ali! malli ureux!
HENRIETTE, lui montrant la chaîne qui est à sou cou De voire mère Ce souvenir, le voici.
FRÉDÉRIC, hors de lui.
Mon Dieu! que dois-je faire?
HENRIETTE
Ah! rendez-moi mon frère.
Rendez-moi mou ami.
ENSEMBLE, HENr.ll.TTE.
Il balance, il hésite.
Que la voix de l'honneur Arrive à votre cœur!
Ah! quel trouble m'agite!
Et l'amour et l'honniur Se disputent mon cœur.
FRÉDÉRIC, dans le dernier trouble.
Je n'y résiste plus. 0 justice suprême! S'il faut pour te sauver perdre tout ce que j'aime, Et moi-même avec elle ; apprends donc, tu le veux. Apprends donc mon secret.
HENRIETTE
Achevez!
FRÉDÉRIC , apercevant Saldorf qui entre.
Ah! grands dieux'
LA FfAN'CKE.
Saldorf! qii'allais-je faire? (Bas, à Henriette.) Je ne puis, ce secret n'est pas le mien; mais je te sauverai , je le jure. Adieu, je reviens, (il sort.)