ACTE lï, SCÈNE IX
MILOlîD.
Je voulais.
ZERLINE, de l'autre côté, à Lorenzo.
Lorenzo, qiravez-vous?
LORENZO, froidement et sans la regarder. Laissez-moi ! laissez-moi !
ZKBLINE ET PAMÉLA.
Quel est donc ce mystère!
LORENZO
Pour vous, pour votre honneur, je consens à me taire.
Que dit-il?
LORENZO
Mais partez!
ZERLINE
Lorenzo!
LORENZO
Laissez-moit ZERLINE.
Écoutez.
LORENZO
Je ne puis! je vous rends votre foi!
(Bas, au marquis.; Ce. matin aux Rochers.
LE MARQI.IS, de même.
C'est dit : comptez sur mcK ENSEMBLE.
LORENZO, de même.
Comptez sur moi !
ZERLINE
C'est fait de moi!
MILORD, à sa femme.
Oui, laissez-moi !
PAMÉLA
Mais qu'avail-il donc contre moi?
ZEKLINE.
Voilà donc s,i cousiance!
Il ose me trahir. Pour moi plus d'espérance!
Je n"ai plus qu'à mourir.
LURENZO.
0 fureur! 6 veutreance
Elle a pu me trahir!
A[ii(.'S son inconstance Je u'ai pins qu'à mourir.
LE MARQUIS, qui tient le milieu du théâtre, et qui les regarde tous avec J4i«. 0 bonheur! ô vengeance !
Tout va mu réussir; Je punis qui moffonse :
Ah! pour moi quel plaisirî
PAMÉLA
Le dépit, la vengeance, A moi se font sentir; Milord de son offense Pourra se repentir !
MILORD. - 0 fureur ! ô vengeance!
Elle a pu me trahir 1 Gardons bien le silence; Mais sachons la punir.
BEPPO KT GIACOMO, dans le cabinat 0 bonheur! ô vengeance!
Il s'en tire à ravir; Attendons en silence Le moment de sortir.
(Milord veut entrer dans sa chambre; Paméla s'attache a ses pas et l'arrête. Lorenzo, qui veut s'élancer sur l'escalier à droite, est retenu par Zerline, qui le conjure encore de l'écouter. Beppo et Giacomo entr'ouvrent la porte du cabinet pour sortir. Le marquis étend la main vers eux et leur fait signa d'attendre encore. La toile tombe.