SCÈNE HT
Les précédents, descendant de la montagne; BEPPO ET GlACOMO, sortant de la gauche, près de l'auberge.
GlACOMO.
Paresseux, viendras-tu ?
dEPPO.
Une heure de sommeil.
C'est bien le moins qu'on prenne
GIACOMO
Et si le capitaine Nous attendait?
(s'arrêtant sous le bosquet à gauche.)
Eli! mais voici tout le hameau.
BEPPO
Eh! OU-, c'est jour do fête ; et, cepeiidaut, regarde. Tu n'as pas seulement un buis à ton chapeau! Veux-tu donc nous porter malheur?
GlACOMO, cueillant une branche d'arbre.
Le ciel m'i.'n garde 1 De longtemps pour son zèle on connaît Giacomo.
300 FRA-DTAVOLO.
chol'l K.
C'est aujounl'hui Pâques tleurie»!
De nos vallons, <le nos prairies.
Accourez toas; voici Ce jour si joli !
Garçon, (illette, Vite, qu'on mette De verts rameaux A vos chapeaux !
C'est grande fête!
Voici, voici Ce jour si joli!
MATHÉO.
Est-il un plus beau jour pour entrer en ménage?
(a Fraucesco, qui est près de lui, le bouquet au c6té.) Mon gendre, avant d'offrir vos vœux et votre hommage, (Montrant des jeunes filles et des garçons qui s'arrêtent au haut de la mon» tagnc, et qui s'agenouillent à la porte de l'ermitage.) A Notre-Dame des Rameaux Faisons comme eux la prière d'usage.
LE C n Œ U R, se mettant à genoia.
0 sainte Vierge des Rameaux, Exauce aujourd'hui nos juières!
Veille toujours sur nos chnumières; Protège toujours nos travaux!
MATHÉO, montrant sa maison, on est sa fiUc. Conserve à ma tendresse L'enfant que je chéris !