‹ Opéras - comiquesChapitre 42 sur 305 · LA PRINCESSE, M. DE LINSBERG · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE, M. DE LINSBERG

LA PRINCESSE

Quoi! c'est VOUS, mon ami! Comment an-ivez-vous ainsi? On ne vous a pas remis la clé de ce pavillon ?

Quelle clé?

\A PRINCESSE

Celle que mademoiselle de Wedel vous a envoyée de ma part.

M. DE LINSBERG.

Du tout : je n'ai rien reçu, et je ne savais comment parvenir jusqu'à vous, lorsque j'ai pensé que le froid excessif avait dû geler le lac qui s'étend jusque sous vos fenêtres : je me suis hasardé à le traverser, et je suis arrivé jusqu'ici sans accident, et sans que personne m'ait aperçu.

LA PRINCESSE

Voyez donc, mon ami, quelle imprudence ! Si la glace avait fléchi sous vos pas, si vous aviez com'u le même péril que celui auquel vous m'avez arrachée ce matin ! Ernest, promettez-moi de ne plus vous exposer ainsi.

M. DE LINSBERG.

Rassurez-vous, aucun danger; mais quand il y en aurait eu, que n'aurais-je pas bravé pour vous voir un seul instant, pour entendre de votre bouche mon pardon!

LA PRINCESSE

Mon ami, que tout cela soit oublié ; j'ai tant de choses à VOUS dire!

M. DE LINSBERG.

Oui, n'en parlons plus. Mais, convenez-en vous-même, Louise, ne m'avez- vous pas rendu bien malheureux?

LA PRINCESSF..

. Et vous, n'avez-vous pas été bien injuste? Abuser de ma situation, me forcer devant toute la cour à vous dire des choses cruelles!... Oser me soupçonner, et bien plus, me le faire voir à moi qui ne peux me détendre, Ernest, est-ce bien généreux?

Mais encore, pourqxioi demander cette entrevue au prince de Neubourg?

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