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SCÈNE VIII

Les PRÉCÉDENTS, MADEMOISELLE DE WEDEL.

MADEMOISELLE DE WEDEL.

Madame, Madame, voici M. de Linsberg. (Apercevant Ernest. Dieu! c'est lui. J'ai cru qu'il me suivait.

M. DE LINSBERG.

Que dites-vous?

MADEMOISELLE DE WEDEL, lui faisant signe de la main.

Calmez-vous : c'est moi, moi seule, qui suis cause de tout! Empêchons du moins qu'on ne nous surpi'enne. Fermons

cette porte. (eUc \a fermer la porte qui esta droite des spectateurs sur le second plan; et, en redescendant le tlic.llre, elle se trouve entre la princesse

et M. de Linsberg.) Au milieu dc l'obscurité, j'avais cru vous reconnaître dans le premier vestibule. Vous paraissiez incer-

tain sur le chemin qu'il fallait prendre, cl je vous avais indiqué à voix basse les moyens d'arriver jusqu'ici,

LA PRINCESSE

Taisons-nous, on est près de la porte.

MADEMOISELLE DE WEDEL.

Heureusement on n'entrera pas.

M. DE LINSBERC.

Si vraiment; j'entends le bruit d'une clé; quel est le tcmcraire?

MADEMOISELLE DE WEDEL, montrant à la princesse la porte à gauche.

Rentrez, Madame.

M. DE LINSBERG.

Oui, je veillerai sur vous.

MADEMOISELLE DE WEDEL, le poussant de l'autre côté.

Non pas vous, mais moi. Si son honneur vous est cher, ne

vous montrez pas et laissez-moi faire. (Linsberg entre dans le cabinet à droite, sur le premier plan.) La porte s'ouvre... Allons , du courage.

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