SCÈNE VIII
Les précédents; LE PRINCE DE NEUBOURG.
LE PRINCE
C'est moi, Monseigneur, qui venais demander à Votre Altesse un moment d'audience. (Bas, à mademoiselle lie Wedei.) Vous voyez que je tiens ma parole.
Je suis prêt à vous entendre. (ll fait signe à mademoiselle de Wedel de se retirer.)
LE PRINCE, la retenant.
Non ; mademoiselle de Wedel peut rester.
LE GRAND-DUC
Je crois en effet que sa présence nous sera nécessaire, (au prince.) D'abord je dois vous rendre cette croix de diamant qui vous appartient, et qu'un de mes jardiniers a trouvée ce matin sur le lac glacé. Vous devez me comprendre?
LE PRINCE
Non, cette décoration ne m'appartient pas : c'est celle que j'ai donnée hier à M. de Linsberg.
LE GRAND-DUC, vivement.
Comment? M. de Linsberg!
MADEMOISELLE DE WEDEL, à part.
L'imprudent !
LE PRINCE
Et aujourd'hui de grand matin je lui en avais envoyé le brevet. Mais M. de Linsberg n'était pas chez lui, et ses gens ont même assuré qu'il n'y avait point passé la nuit.
LE GRAND-DUC, à part.
Grand Dieu!
MADEMOISELLE DE WEDEL, à part.
Tout est perdu.
LE PRINCE, les regardant d'un air étonné.
Eh bien! qu'est-ce? Qu'y a-t-il donc? ai-je eu tort d'honorer un brave et fidèle serviteur ?
LE GRAND-DUC
Vous avez raison ; le devoir d'un prince est de récompenser la fidélité, et de punir la trahison. Mais, je vous en prie, plus
tard iiniis reproiidrons cet ciitivliiMi Dans co moinont j'ai 1)Csûiii d'être seul.
M\ni:MOISKI.[.E DE WKPEI., prête à se retirer, regardant le grand-duc d'un air suppliant.
Ah ! Monseigneur !