LA PRINCESSE ET M. DE LINSBERG
Mais quel peut être son secret?
LE GRAND-DUC
Ernestj je t'ai chùri de l'amour le plus tendre; Je t'ai comblé de mes faveurs :
Tant de bienfaits et tant d'honniurs A ton cœur n'ont-ils rien fait comprendre? La princesse et m. DE LINSBERG.
Ah! grand Dieu! quel soupçon m'agite malgré moi! D'où vient qu'en l'écoutant mon cœur frémit d'effroi ?
LE GRAND-DUC
Inconnu dans ma cour, sans parents, sans naissance, Tous ces soins paternels donnes à ton enfance. Tout ne vous dit-il pas?...
LA PRINCESSE
Achevez.
M. DE LINSBERG.
Je frémis.
LE GRAND-DUC
Que Linsberg m'appartient; que Linsberg est mou fils.
Votre fils!
( La princesse pousse un cri et se jette aux genoux de son père. M. de Linsberg se cache la tête entre les mains. Le grand-duc les regarde un instant en silence, puis souriant avec bonté, il leur prend la main et les relève lentement.
LE GRAND-Dt,C.
D'où vient l'effroi qui vous agite ?
Louise, Ernest, mes enfants, levez-vous,
LA PRINCESSE
Voire fils !
LE GRAND-DUC
Et pourquoi cette frayeur subite ?