‹ Opéras - comiquesChapitre 68 sur 305 · LA PRINCESSE ET M. DE LINSBERG · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE ET M. DE LINSBERG

Mais quel peut être son secret?

LE GRAND-DUC

Ernestj je t'ai chùri de l'amour le plus tendre; Je t'ai comblé de mes faveurs :

Tant de bienfaits et tant d'honniurs A ton cœur n'ont-ils rien fait comprendre? La princesse et m. DE LINSBERG.

Ah! grand Dieu! quel soupçon m'agite malgré moi! D'où vient qu'en l'écoutant mon cœur frémit d'effroi ?

LE GRAND-DUC

Inconnu dans ma cour, sans parents, sans naissance, Tous ces soins paternels donnes à ton enfance. Tout ne vous dit-il pas?...

LA PRINCESSE

Achevez.

M. DE LINSBERG.

Je frémis.

LE GRAND-DUC

Que Linsberg m'appartient; que Linsberg est mou fils.

Votre fils!

( La princesse pousse un cri et se jette aux genoux de son père. M. de Linsberg se cache la tête entre les mains. Le grand-duc les regarde un instant en silence, puis souriant avec bonté, il leur prend la main et les relève lentement.

LE GRAND-Dt,C.

D'où vient l'effroi qui vous agite ?

Louise, Ernest, mes enfants, levez-vous,

LA PRINCESSE

Voire fils !

LE GRAND-DUC

Et pourquoi cette frayeur subite ?

Page 1