TOUTE LA COUR
LE GRAND-DUC
Mes amis, j'ai voulu que vous fussiez les premiers à offrir vos hommages à l'époux de ma fille.
LE MARQUIS
Ce sera pour nous un véritable bonhem'. (Bas, à la comtesse.) Enfin, voilà le mariage déclaré.
LE GRAND-DUC, prenant M. de Linsberg par la main.
Vous pouvez donc faii'e vos compliments à M. le comte de Linsberg, à mon gendre.
LE MARQUIS
0 ciel! serait-il possible?
LA COMTESSE
Et que dira le prince de Neubourg?
LE PRINCE, qui est entré pendant les derniers mots du gi-and-duc.
Très-bien, Monseigneur; très-bien. Instruit de la vérité par mademoiselle de Wcdel , je venais vous rendre votre parole, et solliciter pour eiLx... La clémence de Votre Altesse a rendu ma démarche inutile.
6i LA NEÎGB.
MAliKMOISi;i.I.r. DE VI:1)I;l, bas, au prince.
C'est égal; je suis très-contente.
LE PRINCE, à M. de Linsberg . en lui tendant la main.
Prince, je vous offre mes félicitations et mon amitié; mais je ne vous prendrai plus pour mon secrétaire.
M. DE MNSBERG.
Quoi! Monseigneur, vous saviez...
LE PRINCE
Vous ne pouviez pas faire autrement, c'est moi qui ai eu tort; aller justement m'adresser au mari! Vous ne m'en voulez pas, n'est-il pas vrai? et, pour me le prouver, vous daignerez travailler à mon mariage, et parler en ma faveur à mademoiselle de Wedel; à moins qu'en vous priant je ne fasse encore une imprudence.
MADEMOISELLE DE WEDEL, souriant.
Cela se pourrait bien.