‹ Opéras - comiquesChapitre 87 sur 305 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

ROGER

Quoi! je ne puis avec Madame Me retirer en liberté?

Séparer un époux d' sa temnae!

Ah ! c'est terrible, en vérité.

HENRIETTE

Ne peut-on, quand on est madame.

Suivre un époux en liberté' Séparer un mari d' sa femme, Ahl c'est terrible, en vérité.

MADAME BERTRAND

Madam' semble contrariée.

HENRIETTE, à part.

De quoi se mêle-t-elle ici?

MADAME BERTRAND

Il faut, c'est l'usage établi.

Que les parents mén'nt la marié».

BAPTISTE

Et puis après vient le mari.

En attendant que veux-tu que je fasse?

BAPTISTE, qui a déjà pris la main de sa sœur. Tiens, va chez le traiteur pour régler à ma place : Nous compterons demain.

ROGER

J'y cours, et je vous suis.

(il entre chez le traiteur.) BAPTISTE , aux gens de la noce.

Des époux gagnons le logis, Et pour finir gaîment la fête, Allons, les violons en tète.

En avant, marche, mes amis!

CHOEUR

Quelle belle journée!

Que votre sort est doux!

Chantons la destinée

De ces heureux époux!

(Les ^-iolons ouvrent la marche, Baptiste donne la main à sa sœur, le premier garçon de la noce à madame Bertrand. Dans ce moment, on voit pai-aitre les deux inconnus, qui se tiennent dans le fond, et suivent des yeux la noce, qui défile et rentre dans Paris.)

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