‹ Opéras - comiquesChapitre 93 sur 305 · IRMA, ZOBÉIDE · texte numérisé non relu

IRMA, ZOBÉIDE

ZOBÉIDE

Eh quoi ! Irma , tu ne suis point nos compagnes?

IRMA

Non, tu es ma meilleure amie ; et avant de te quitter pour jamais, j'ai voulu te faire mes adieux.

ZOBÉIDE

Y penses-tu? lorsque demain, au contraire, nous allons partir avec l'ambassadeur. Tu ne sais donc pas qu'aujourd'hui même il est allé à Versailles recevoir du roi son audience de congé?

IKMA.

Si vraiment, demain vous partirez; vous irez le rejoindre, mais sans moi.

ZOeÉlDE.

0 ciel!

IRMA

As-tu donc oublié qu'à notre retour l'hymen devait m'unir à Abdalla? Depuis le jour qu'il m'eut annoncé cette funeste nouvelle, un horrible désespoir s'empara de moi; et bientôt le mal qui me consumait m'eût conduite au tombeau; mais, alarmé de l'état où il me voyait, et ne pouvant quitter Paris , Abdalla me fit partir pour une campagne éloignée. Près de là, Zobéide, et dans un superbe château, habitait un jeune seigneur, un Français...

CANTABILE

AIR- A chaque instant sur mon passagt

Il se trouvait; Et dans l'absence, son image

Me poursuivait.

En écoutant si doux hommage,

Je soupirais;

Et sans connaître son lani^age.

Je l'entendais.

CAVATINE

Si tu savais Combien il m'aime.

Ah! tu dirais.

Gomme moi-même :

Amour pour jamais !

Je perdais, eu quittant la France, Et sou amour et l'espérance; Mais, brisant des fers odieux.

Il vient cette nuit eu ces lieux.

Si par le sort je suis trahie.

Je sais qu'il y va de ma vie.

Mais...

Si tu savais Combien il m'aime.

Ah! tu dirais, Comme moi-niè-ine :

Amour pour j;imais!

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