‹ Opérations minières dans la province de Québec pour l'année 1901 [microforme]Chapitre 10 sur 28 · MINE G@. E. SMITH · texte numérisé non relu

MINE G@. E. SMITH

J'ai visité cette mine (Potton IX} S. E. 28) il y a une douzaine d'années, et sur le simple prospect fait alors j'avais constaté la grande masse de minerai qui ÿ existait. L'automue dernier, j'en ai fait un nouvel examen dont je donne ci-dessous le résumé. Le minerai est une pyrite de fer en partie magnétique (monosulfure) et contenant une certaine proportion de chalcopyrite dissiminée dans la masse. La pyrite est de composition assez complexe et renferme du plomb, du zinc, de l’antimoine, avec des traces de nickel et d'arsenic. Les matières utile+ se composent de cuivre dans la proportion de moins d’un à 7°/,. de 35 à 45 y, de soufre et d’une petite portion d'argent. Le plomb. le zinc, et l'antimoine atteignent parfois plusieurs unités 0/0 tandis que le nickel et l’arsenic restent à l'état de traces.

Lorsque je visitai cette mine en novembre dernier les travaux consistaient en une excuvation de 60’ de long par 40° de profondeur, montrant une masse solide de minerai de 50” de large entre deux murs bien définis, le toit était formé par les schistes chloriteux (précambriens) de le région et le mur qui n'a pas encoreété rejoint, mais n’est pas loin par la diorite. formant les collines de Hog's back et autres.

Cette excavation est drainee par un tunnel de 200’ dans la direction du toit. Au fond de cette ouverture un puits de 40 pieds 6/8 a été creusé. Il était plein d'eau lors de ma visite, mais on m'a assuré qu'il était entièrement dans le minerai solide. La veine court N.:0"E. avec nn plongement de 40” ouest, en ce point où la stratification des schistes paraît être E. N E.

A 200 pieds au N. N E une autre petite excavation a été faite sur ia veine mais sans rejoindre les murs, les conditions étant les mêmes que pour la première. on peut donc dire que entre ces dux points jusqu'au niveau du fond du puits il y a au-delà de cent mille tonnes de minerai en vue.

Plusieurs autres ouvertures ont été faites sur la veine dans la même direction montrant un caractère semblable de la veine. Je les ai constatées sur environ 500, mais on m'a assuré que les indications se conti-

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uuent sur une longeur de 1,000 pieds en descendant la colline, la plus éloignée étant de 300 plus basse que le travail principal. Lors de ma visite, comme ces prospects dataient de plusieurs années, ils étaient couverts de broussailles. On voit donc que cette propriété renferme une quantité considérable de minerai. Cette mine serait facilement travaillée par un tunnel commencé au point le plus bas en suivant la veine et qui rejoiudrait un puits creusé au point le plus élevé, offrant ainsi un drainage et une ventilation faciles. La roche des deux côtés est assez solide et ne nécessiterait que peu de boisage, elle paraît d'ailleurs bien en place, et je n'y ai pas vn à la surface d'indices de failles ou de fractures.

La veine est discernable à la surface par une couverture de li provenant de la décomposition des parties superficielles et q sente des épaisseurs allant de 1 à 6 pieds dans les parties vertes. Cette limonite constitue un véritable minerai de fer tew moins 50 ‘/, de fer métallique avec un peu de soufre, mais pas & phore. Environ 125 tonnes en ont été expédiées aux forges de Es r en 1900. Entre cette limonite et le minerai solide se trouve une de matière décomposée, riche en produits oxydés de cuivre et pro

-aant du l'age de la limonite supérieure.

iviron 2000 tonnes de minerai extrait sont à la mine et il en a été expédié seulement quelques charg: ‘s pour essais au Canada et aux Etats-Unis. Certaines parties de ces | ‘is exposées à l'air

brûleut facilement ar le soufre qu'ils contiennen.: Les eaux de la ni

i/088e dent une propriété pétrifiante très développée et on peut y voir d + échantillons remarquables de bois, mousses et autres produits solumen transformés en minerai de fer, grâce à l'acidité de l'eau ten en dis-»-

lution saturée des sels de fer.

La propriété renferme un peu de bois et coûvre 50 arpents, elle : st située à 1 mille du Lac Memphrémagog à 700’ d'altitude au-dessus de son niveau (Kuowlton landing), à 141:.les de la station de Magog, milles de Eastman, C. P. R., en hiver, à : milles } de Bolton Centre, ter minus du Orford Mountain R. R. qui m exploite pas cette partie de la ligne depuis Eastman. Une extension pourrait d'ailleurs être construite jusqu’à la mine.

La mine est la propriété de la “ Memphremagog Mining Co ”, re sentée par G. E. Smith, de Sherbrooke, qui controle en tout 150 terre.

préacres de

Dans le courant de l'année, et va le haut prix du cuivre, il avait été question de réouvrir plusieurs mines entre autres celle de Elly et celle de St-François, et les anciens travaux ayant été pompés, j'ai eu occasion de visiter ces mines abandonnées depuis de longues années et je donne quelques notes les concernant.

MINE SAINT-FRaxcoIs.—Se trouve sur le XII #8. E. 25 de Cleveland à 8 milles et demi de Richmond (G. T. R.). Elle a été exploitée vers 1850 et pourvue d'un matériel et de machines dunt une partie sont encore à lamine. Elle fut travaillée plusieurs années au moyen d'un puits incliné sur la veine de 198 pieds avec 3 niveaux à 42, 102’ et 174 où des galeries out èté commencées dans les deux directions avec des commencements de cheminées pour faire communiquer ces niveaux ; au niveau inférieur le plus grand développement est atteint au N.E. par une galerie de 252 pieds. Une description de cette propriété est donnée dans le rapport de la Commission Géologique de 186 (page 3+). La mine consiste en une veine de quartz et feldspath courant N. E. et coupant la stratification de schistes chloritiques de la région et près du contact de diorite au N. 0. Elle + » re die 70° sur l'horizontale au N. O.; cette veine paraît bien défia et renferme disséminés ou en poches des minerais tels que bornite et chalcopyrite avec une certaineabondance de carbonate de cuivre. J'ai visité cette propriété en octobre dernier et ai pu examiner le premier niveau qu'en rejoint par un tunnel d'une quarantaine de pieds. La galerie de 36’ au N. E. et 15 environ au S. O., montre une veine bien définie avec quelques cavités, l'épaisseur varie de 3 à 5’ et on y voit un peu de minerai en poches, et on constate que, dans cette partie du moins, ila été fait des abattages enlevant sans doute la meilleure partie du minerai. Au N. O.on voit une exposition de quelques pouces de carbonate, A la surface il y a un tas de débris montrant de nombrenx grains de minerai riche et qui peut contenir en bloc 2°, de cuivre. On peut suivre l'ailleurement de la veine sur plusieurs arpents avec de petites indications de cuivre en vue. D'après M. Francis Bennett, qui a été le dernier à exploiter cette nine, la teneur moyenne de la veine était de 87, de cuivre, et il en avait été expédié pendant la durée de l'exploitation une certaine quantité représentée par environ 2 tonnes par jour.

En 1855, la mine était la propriété de la St-Francis Mining Co. ; elle fat vendus à la Canadian Copper Pyrite and Chemical Co., mais fut peu travaillée, elle devint, en 1874, la propriété de la Canadian Copper and Sulphur Co., et fut travaillée jusque vers 1880.

ELLY vu, 3 4 S. 4.—Cette mine visitée eu octob:e dernier est formée par une bande de calcaire magnésien courant dans une direction N. É.

avec un plongement de 70’ N. O. sur l'horizontale. Elle concorde d'ailleurs avec la stratification des schistes talqueux de la région. On peut suivre ce calcaire sur une distance de 8 à 400 pieds et on l'a constaté sur une épaisseur de 60° dont la moitié avec des indications de cuivre. Le terrain est en pente vers le S. E. et on y voit de nombreux morceaux détachés quelques-uns de plusieurs verges cubes de roche semblable à celle de la

veine. Au N. 0. il y a des indications faisant supposer une autre bande semblable.

La veine a été prospectée à la surface par plusieurs coupes et ouvertures montrant une abondance de carbonate vert paraissant êtré une décomposition du minerai de la veine. Un puits incliné 8/12, de 55 pieds x été creusé sur le mur d. la veine. J'y suis descendu et ai constaté uue série de petites veines de bornit: et chalco:ite parallèles à la direction et qui constituent la minéralisation de cette bande, lenrs épaisseurs vont jusqu'à 2 et 3 pouces en outre du minerai disséminé dans la roche, et on peut dire que dans la face exposée soit une épaisseur de 8 pieds la partie minéralisée est représentée par 1/10.

Un échantillon choisi pris par moi au fond du puits a donné 44.25 0/0 de cuivre avec environ 45 0/0 de guangue. Un autre bon échantillon moyen pouvant représenter 1/6 de la veine a donné 10,30 0/0. Le puits a été creusé il y a 35 ans mais asséché récemment. Il n'y # à la mine qu'une petite construction et on voit à la surface quelques tonnes de minerai anciennement extrait composé de bornite et chalcocite et tenant environs 13 ‘}, de cuivre, La mine est à 1 mille } du chemin de for Orford Mountain R. R. qui vient rejoindre le C. P. R. à une distance de 15 milles à l'astiman.

Autres minr:. —Il y'a eu en outre quelques travaux faits à l'ancienne mine Bowers, dans Melbourne, [. 8, mais je n'ai pas eu occasion de la visiter.

Il ne s'est pratiquement rien fait à Harvey Hill, mais on a asséché l'ancien puits Nutbrown sur le lot Leeds XIV. 14, pour y coustater la continuation des veines de Harvey Hill.

Dans le comté de Ma ne, vers St-Denis, on a fait des prospects pour développer les indications de cuivre natif trouvé dans la diorite de cette région. On aurait ainsi trouvé un morceau de cuivre de plusieurs livres et des indications importantes de chaicopyrite ; les travaux doivent se continuer et on doit creuser un puits cet hiver.

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