‹ Opérations minières dans la province de Québec pour l'année 1901 [microforme]Chapitre 19 sur 28 · TOURBE · texte numérisé non relu

TOURBE

Dans de précédents rapports, j'ai attiré l'attention sur l'importance que pouvait avoir cette industrie, dans notre province.

Au commencement de l’année, la compagnie canadienne de Tourbe combustible de Québec, Limitée, de Fraserville, a construit une installation sur uue grande tourbière auprès de la station de Cacouna. Je l'ai visitée vers le mois de juillet. Elle se compose d’un malaxeur qui distribue la tourbe en pulpe à ur : machine à mouler. La tourbe est mélangée à une composition à base de pétrole brut, de produits combustibles et la pulpe alors n'était pas comprimée mais moulée, chaque briquette ayant un poids de 2 livres. La capacité du moulin était de 15 tonnes par 10 heures, le tout actionné par une chaudière de la force de 20 chevaux où l'on brûlait la tourbe légère de la surface, 8 hommes étaient employés, y-compris ceux pour extraire la tourbe. Le lit de tourbe présente des épaisseurs allant de 2 à 10° et même au-delà, dit-on. Je comprends que les procédés de la compagnie était couverts par des patentes spéciales, et à cette installation d'essai on devait apporter des modifications suggérées par l’expérience. Malheureusement, à l'automne, tout a été détruit par un incendie, mais de nouveaux essais doivent être entrepris.

Il est à espérer que les travaux vont se continuer et que d’autres compagnies se mettront aussi à l'œuvre. Nous avons daus la province des étendues considérables couvertes de tourbe qui, une fois développées: ajouteraient beaucoup à notre richesse nationale.

DIVERS [ n'a rien été fait au sujet de la molybdéi ‘te.

Le gaz naturel n’a pas été exploité, mais en plusieurs points on a fait de petits forages à la surface et en quelques endroits, ce gaz est employé pour des usages locaux, notamment à Ste-(teneviève de Batiscan, où l’on en a mentionné une source assez abondante. $

Les sources d'eau minérale de St-Léon, et Raänor, continuent à être exploitées et fournissent des eaux très appréciées des consommateurs. À la liste des sonrces déjà connues, il convient d'ajouter celle de M. H. A. Riopel au La: Témiscamingue qui est une eau excellente, ne contenant que peu de sels minéraux, mais est légèrement ferrugineuse et sulfureuse. Une au:re source existe à MeNider (comté de Matane) et une à l’embouchure de la rivière Manicouagan.

On ussi découvert un p:tit dépôt de marne calcvire sur la terre de M. P. G. Giroux, à Beauport. Des dépôts de terre infusoire ont été trouvés aux environs de Shawenegan et sur le let 69 de Stoneham (comté de Qu“bec).

\ux Îles de la Madeleine, il a été fait la saison dernière des prospects qui y ont fait constater que le manganèse qu'on savait y exister, s'y trouve sur plusieurs iles et en assez grande abondance, cependant il n'a pas encore été exploité.

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