‹ Opérations minières dans la province de Québec pour l'année 1904 [microforme]Chapitre 6 sur 27 · GÉOLOGIE LOCALE DU DISTRICT · texte numérisé non relu

GÉOLOGIE LOCALE DU DISTRICT

A partir du contact, entre le Laurentien et le soi-disant Huronien, constaté au N, O. du lac Obatogoman, on suit une formation génére ‘sement dioritique bien constatée dans les portages, tandis que les grèves sont composées de gros cailloux roulés de diorite, granit et de quelques morceaux de calcaire dur probablement analogue aux calcaires de Mistassini, La diorite massive varie en couleur du vert foncé au vert clair et parfois présente un aspect schisteux, elle est fréquemment traversée de veines de quartz Ces conditions se continuent jusqu’au lac Chibogomo, cependant les îles de la partie N. O. de ce lac sont formées d’un granit à gros grains, analogue d'ailleurs à celui des iles du lac Obatogoman, et différent des sranits Lavurentien.

En arrivant à la grande ile des Portages où se trouve la montagne à

{ Peinture, on trouve un terrain plus accidenté et la partie N.-F. présente un aspect plus schisteux et verdâtre: MM. Richardson et Low ont ommé ces roches schistes chlorités : l'autre côté de la Baie du Portage iontre les mêmes roches dioritiques ; mais quand on entre dans les détroits \trouve sur la rive gauche du granit puis des conglomérats également runitiques qui paraissent être une roche de contact ainsi transformée par ue éruption granitique. Sur la rive droite on trouve des diorites et de à serpentine. Quand on arrive à la Baie McKenzie toutes les roches au

N.-O., jusqu'à la montagne du Jongleur sont de ja diorit: compacte mais sur la rive S. E. entre deux petites baies profondes on trouve encore du ui suit alternant avec de la diorite et on trouve des conglomérats sur les iles. Toute la partie N.-E. est formée par une bande de serpentine comprenant le cône magnétique et qui en plusieurs points est aussi fortement macné-

tique. En arrière on retrouve envore la diorite.

J'ai remonté la petite rivière des Rapides navigable en canot, elle coure dans une direction générale S.-E. sur une distance d'une quinzaine de milles, présente 25 rapides et petites chutes et se termine par une chaine de petits lacs. Ontrouve sur les deux rives une succession de diorite, granit et serpentine avec des banes de gravier et sable en quelques points. Sur la rive gauche vers le 4ème rapides, j'ai constaté un développement de sehiste talqueux avec du tale compact en quelques points : vers le 11ème

rapide il y a une grande masse de roches schisteuses rouillées et partielle-

ment décomposées ; vers le 15ème rapide, sur la rive gauche la serpentine est bien développée et a un, aspect schisteux avec des fibres dures.

Au dernier lac où je me suis rendu, mais qui n'est pas encore la tite de la rivière, la formation est granitique. J'ai examiné avec soin les roches de cette rivière et j'ai lavé les bancs de sable et de graviers rouillés rence trés, mais je n’y ai pas trouvé d'or ni d'indication d'autres minéraux, ce endant cette bande de roches rouillées mérite d'être plus prospectée. La serpentine qu'on voit sur la rive gauche en partant et qui traverse la rivière vers le 15me rapide appartient à la bande partant du cône magnétique et couvre en conséquence une étendue assez ccnsidérable que j'ai mentionné de 7 à $ milles, mais qui s'étend bien au delà. J'ai essavé de relever cette rivière inais l'attraction magnétique trop forte nra empêché d'obtenir aucun bon résultât avec la boussole, Sur les deux côtés de cette riviere Ja roche est recouverte de mousse et on ne voit que uu petit bois très

espacé, notamment du cyprès, rendapt la marche ainsi tres facile, BRIS ET SOL

Dans le chemin suivi depuis le lac St-Jean et après passé la chute Chaudière on trouve une grande abondance de bois, vénéralement de petite dimension, mais tres apte à étre utilisé pour ia fabrication de la pulpe, tels que bouleau et tremble dans les anciens brûlés, sapin, épinette noire, cyprès,

gros bouleau et un peu d'épinette grise,

L'épinett noire est généralement très haute et d'ane bonne grosseur,

on en trouve fréquemment de 10!à 12 pouces de diamêtre et d’une longueur

de 60 à 70 pieds. Lans les environs du lac Chibogomo on trouve de gros bouleaux dont les sauvages utilisent l'écorce pour faire leurs canots. Sur le versant sud de la hauteur des terres il y a quelques coulées avec de la bonne épinette grise. Par les arbres à terre on voit qu'il y a eu jadis beaucoup d'épinette rcuge dans cette région, muis elle a été toute détruite par la mouche à scie, On’n’en voit/que quelques petits rejetons qui cherchent à repousser.

Dans les endroits bas le sol est formé de sable argileux qui pourrait certainement être cultivé et il v a de grandes étendues de cette terre en de nombreux points le long du chemin parcouru, mais moins dans la partie nord de Chibogomo où le terrain est plus accidenté.

D'ailleurs le climat de ce district est analogue au climat moyen des comtés du Nord du St-Laurent. Pendant les mois d'août et septembre nous avons eu des jours très chauds ; nous avons il est vrai, rencontré du temps froid accompagné de neige au commencement d'octobre, mais en revenant nous avons appris qu'on avait eu le méme temps entre Quebec et le lac St-Jean et nos guides sauvages nous ont assuré que la neige ne restait pas avant le commencement'de novembre. L’altitude du lac Chibowomo est seulement de 1150 pieds au-dessus la mer et les soi-disants inontagnes des environs ne dépassent 5 à 600 pieds au-dessus de son

Hiveau.

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