‹ Opere varie, italiane e francesiChapitre 23 sur 122 · N. 2. DIANE · texte numérisé non relu

N. 2. DIANE

Diane, en liabit de chasseresse, vêtue d'une tunique sans manches , plissée et relevée par une ceinture jusqu'au dessus du genou ; les flancs enveloppés d'un petit manteau {Jiimatioii) , tient l'arc dans sa main gauche abaissée , tandis que de sa

(i) leggasene una più ampia esposizione nel Museo Pio-Clementino, T. VII, lav, 45. — Gli Editori.

NOTIZIA DEL MUSEO XATOLEONE 2nn

droite elle cherche une flèche dans le carquois suspendu sur son épaule par une courroie. Ses jambes sont nues : elle a aux pieds de riches sandales. Une biche , auprès de la Déesse , court à sa gauche, et paraît se réfugier sous la protection de son arc. La sœur d'Apollon , dans un mouvement vif, tourne la tête vers le côté opposé: la colère anime ses regards; sa chevelure, surmontée sur le devant d'un petit diadème et nouée sur le derrière de la tête , laisse paraître h découvert un front élevé et sévère.

Le bois dont la tête de la biche est ornée, nous instruit assez qu'on n'a pas voulu représenter ici une biche naturelle , et simplement comme un symbole de la chasse , les femelles des cerfs n'ayant pas de bois. On peut reconnaître h cette marque la biche fabuleuse de Gerj^née. Ce quadrupède prodigieux, dont le bois était d'or et les pieds d'airain, avait été consacré à Diane par la nymphe Taygète, fiUe d'Atlas. Hercule, forcé par les destinées d'obéir à Eurysthée , en avait reçu Tordre de lui apporter cette biche vivante à Mycènes. Le demi-Dieu , après l'avoir poursuivie à travers vingt climats différens , la rejoignit enfin en Arcadie, au passage de la rivière du Ladon; mais à peine Favait-il en son pouvoir , que Diane , en descendant du mont Artémision , lui enleva sa proie, qu'elle revendiquait comme sa propriété, et le menaça de ses traits. Ce ne fut qu'aux prières du héros, que la Déesse appaisée accorda enfin cette biche fatale.

11 est très-probable que ce trait de mythologie a fourni le sujet de la statue que nous admirons,

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et qu'on peut regarder comme la plus belle entre toutes les représentations de Diane , qui nous sont parvenues de l'antiquité.

Cette superbe statue, tirée de la galerie de V^ersailles, est de marbre de Paros. Ou lit qu'elle était eu France depuis le règne de Henri IV: c'était sans contredit le plus parfait de tous les antiques qin s'y trouvaient, avant que la conquête de l'Italie eût enrichi la Nation de tant de chefs-d'œuvre.

Des artistes ont cru apercevoir un rapport assez décidé entre cette belle Diane et le célèbi'e Apollon , dit de Belvédère, avec lequel elle a la plus grande analogie pour le sujet, et auquel elle semble correspondre par le contraste étudié de ses membres et de ses mouvemens.

Cette statue , au reste , est assez bien conservée , jusque dans ses accessoires même. En effet . la tête de la biche, l'arc et le carquois de la Déesse ont assez d'antique pour qu'on ait pu les rétablir comme ils étaient anciennement.

JV. 3. MARC-AUFŒLE. Statue.

L'Empereur , représenté à la manière des Dieux et des héros, n'a d'autre habillement qu'un petit manteau phé sur l'épaule gauche. Il soulève le bras droit comme pour s'appuyer sur une pique.

Cette statue , de grandeur colossale , est de marbre pentélique (i).

(1) Le marbre péntelique est ainsi nommé du mont Penteles, près d'Athènes, des carrières duquel on tirait ce beau marbre statuaire dont Pausanias et Philoslnate ont parlé, et dont les édifices les plus considérables d'Athènes, tels que le Scadt et le Parthenon , étaient construits. Ce

N. 4. BACCHUS. Statue colossale.

Couronné de pampres et du diadème bachique, le Dieu des vendanges , sans autre vêtement qu'une nebride attachée sur sa poitrine et rejetée autour du bras gauche , s'appuie mollement sur le Ironc d'un arbre. Ses regards annoncent l'ivresse : les contours arrondis de ses membres conviennent au caractère du plus voluptueux de tous le Dieux.

Cette statue de marbre pentélique était dans la Salle des Antiques , au Louvre. La main droite est moderne , mais il existe des vestiges de la grappe de raisin qu'elle tient.

N. 5. GRAND CANDELABRE.

La forme de baîustre a été particulièrement affectée par les anciens aux candélabres. Le nom et la figure en sont tirés de la fleur du grenadier ( balaustlum ) , lieur que la religion grecque avait consacrée au Dieu de la lumière. Peut-être les Grecs ont-ils caché sous cette allusion recherchée

marbre se reconnaît à certaines couches ou veine? verdâires qui en séparent les masses , et lui ont fait^donner le nom de Cipolla ou CipoUn statuaire , sous lequel il est connu à Rome (*).

(*) NeW edizione del i8o3 ai>ea l'autore creduto che questa statua ait été exécutée sous le règne de Scptime-Sévère , qui se fit appeler le fils de Marc-Aurèle, et rendit à sa mémoire les honneurs les plus éclatans: le style de la sculpture, diceva egli^ vient à l'appui de celte opinion ; conviai credere che abbia dipoi mutato parere. Il Bouillon ha intagliato in rame questa statua , e trovasi nella sua Opera colla spiegazione del Saint- ridar n. F, i. — Gli Editori.

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lorigine, plus véritable, du balastre qu'ils avaient imité des colonnes égyptiennes. Ce candélabre en marbre, le plus grand qui nous reste de l'antiquité, est orné de feuillages, de cannelures et de bas -reliefs disposés alternativement par bandes horizontales. Il soutenait probablement une grande lampe dans l'avenue de quelque lieu sacré.

Il fut trouvé dans les environs de Naplcs , d'où il avait clé transporté dans le Musée du Vatican (i).

N. 6. SIÈGE de Bacchus.

Les arts des anciens nous offrent souvent des monstres dont le corps est de lion, les ailes d'aigle, et la tête un mélange de celles de lion et de chèvre. C'est du quadrupède nommé en dernier lieu , qu'ils ont pris le nom de Chimères , qui , en grec, ne signifie que des chèvres. Leur rapport avec les Satyres les a fait regarder comme des monstres consacrés à Bacchus. On a donc pu convenablement orner de symboles bachiques ce grand siège en marbre , dont deux superbes Chimères antiques forment les bras.

Il a été tiré du Musée du Vatican, comme on l'a déjà indiqué au N. i (2).

(') ^^SS^^si il Museo Pio-Clem. , T. Vil, m^. 38. — Gli Editori.

(2) V. il Museo Pio-Clementino , T. VII, tav. 44.— Gli Editori.

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