N. 35. CARA.CALLA
Le regard farouche et le mouvement de la tête vers le còte gauche, font ressembler parfaitement ce portrait de Caracalla , en marbre pentélique , au célèbre buste Farnésien de ce cruel Empereur, qui avait la folle ambition de paraître terrible, et croyait imiter Alexandre le grand dans la manière de porter sa tête. Il est revêtu de la chlamyde imperiale sur la cuirasse (i).
N. 36. GORDIEN d'Afrique, le père.
Cette tête , d'assez bon travail , a quehjue ressemblance avec les portraits de cet Empereur, constatés par ses rares médailles.
N. 87. PUPIEN.
La beauté de la sculpture augmente le mérite de ce portrait qui est extrêmement rare. La ressemblance de cette tête avec celle de Pupien, gravée sur ses médailles , est d'une évidence incontestable. On peut dire que c'est le dernier portrait excellent dans la suite des Empereurs,
Il était au château de Richelieu , dans la galerie (2).
(i) Questo bel busto di marmo pentelico trovasi inciso in rame dal Bouillon e illustrato dal Saint-Victor. ( F. Mus. pubi, da Bouillon, V. I). — Gli Editori.
(2) Or è tra' Monumens Antiques del Museo di Pttrigij ed è intagliato nelV optra incisa dal Piroli colla illustrazione di Pttit-Radd, T. II ^ pi 74. — Gli Editori.
'h. 38. LES NÉRÉIDES. Sarcophage.
Les Nymphes de la mer, assises sur des Tritons et sur des monstres imaginaires, et groupées îivec goût, paraissent former un chœur, et escorter , à travers l'Océan , les Génies ou les âmes ies morts , vers le séjour des bienheureux.
Ce sarcophage, en marbre de Paros, d'un très-beau Siyle et très-bien conservé , existait à Rome , dans le Musée du Capitole (i).
If. 39. LES MUSES. Sarcophage.
• Ce sarcopliage, d'une parfaite conservation, est décoré de bas-reliefs sur trois faces et sur les bords de son couvercle. Le principal de ces bas-reliefs, qui est sur le devant, représente les neuf Muses , et chacune d'elles y paraît caractérisée par ses attributs distinctifs. Calliope, la Muse du Poëme épique, en compagnie d'Homère, et EraLo, la Muse de la Philosophie , en conversation avec Socrate , sont les sujets des deux bas-rehefs qui ornent les faces latérales. Des Bacchantes , des Silènes et des Faunes , dans l'ivresse d'un festin , sont sculptés sur le front du couvercle , terminé aux coins par deux grands masques.
Ce tombeau, eu marbre pentélique, fut déteii'é au commeucemeut du siècle dernier , à une lieue de Rome , dans un monument bâti sur le grand chemin
(i) P^edi net presente volume al n. XXXIV, p. I25. — ■ Gli Editori.
2g6 NOTIZIA
d'Ostie, et appartenant à la famille des Atius. Il était placé au Musée du Capitole,
SJLLE DES SAISONS
N. 4o. ESCULAPE. Statue.
Le fils d'Apollon et de Coronis est représente' dans cette statue avec son serpent , emblème de la santé et de la vie. Un large manteau l'enveloppe jusqu'à mi-corps. Sa tête majestueuse est ceinte dî cette espèce de turban qu'on a décrit au N. i4-
Cette statue, de marbre peutéliquc, est tirée de la Pailla Albani.
N. 4i. APOLLON avec le Griffon. Groupe.
Le Dieu des poëtes est sculpté dans ce groupe, dans l'attitude de l'Apollon Lycien, que nous avons remarquée au N. i42j mais ici il paraît se reposer après avoir accompagné son chant des doux accords de sa Ijre. Cet instrument pose sur un tronc de laurier couvert de la chlamyde du Dieu. Le griffon à ses pieds, caractérise particulièrement Apollon delphique. On croyait que son oracle , le plus célèbre de l'antiquité , avait été fondé par les Hyperboréens , peuples dont les climats étaient , suivant la fable , infestés par ces monstres.
Ce gi'oupe, en mai'bre pentélique, avait été déterré dans le territoire de Tivoli , près d^uu étang d'eau sulphureuse, appelé la Zolf atara: il ornait le Musée du Capitole.
N. 42. PANATHENEES. Jìas-relief.
Ce superbe fragment faisait autrefois partie de la frise extérieure qui régnait tout autour de la celle du temple de Minerve à Athènes , dit le Parthénon. On y distingue huit figures, deux hommes et six jeunes femmes , représentées dans le moment où la pompe on procession solennelle , qui avait lieu à l'occasion de la fête des Panathénées, va s'arranger. Ces figures nous retracent de jeunes filles athéniennes recevant des mains des directeurs de la cérémonie, les vases et les ustensiles du culte qu'elles doivent porter dans leur marche sacrée.
Ce bas-relief se voyait autrefois sur la façade orientale de la celle du temple , vers le coin du nord. Il est précieux par la sévère beauté de son style; il l'est aussi comme un monument bien assuré de fhistoire des Arts. C'est Phidias lui-même qui doit en avoir fourni le dessin et surveillé l'exécution, vers l'an 44^ avant l'ère vulgaire. Avant que ce marbre eût été nettoyé , il conservait quelque trace de la couleur encaustique dont, suivant l'usage des Grecs, on enduisait la sculpture; et les trous qui y paraissent encore , avaient servi , suivant des analogies bien certaines , à y établir des accessoires en bronze doré. Ce bas-relief est aussi un des monumens qui constatent le mieux la découverte du marbre pentélique. Le Parthénon était construit de ce marbre (i).
(i) Di questo superbo monumento più volte pubblicalo' ^ e segnata/nenie ne' Monumenti mediti del MilUn jT. //,
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