N. 44. ELIUS CÉSAR
Ce portrait, avec barbe, ressemble beaucoup à ceux d'Ehus César, qu'Adrien avait adopté pour son fds, et désigné pour son successeur, mais qu'une mort prématurée ne laissa pas jouir de ses hautes destinées. Il est revêtu de la chlamyde en-dessus du la tunique.
Ce buste , d'une rare intégrité , est d'un beau marbre de Paros.
N. 45. LUCIUS VERUS jeune.
On est fondé à croire que ce buste représentant
p. 43, e «e' Monum. del Mus. Fr= T. IF, pi 5, collr osservazioni di Petit-Radel^ ha fatto breve cenno il Visconti al T. Ili y p. 125 di yûijf' Opere varie. — Gli Editori.
un jemie liomme tout nu, avec une chevelure naturellement frisée et d'une exécution admirable , nous offre le portrait de Lucius Verus , dans sa première adolescence , lorsque aj-^ant perdu son père, Elius César, il venait d'être adopté par Antonin Pie.
Ce beau buste , en marbre pentélique , se voyait jadis à Rome, dans la Filla Albani.
N. 46. MATIDIE.
Matidie était la nièce de Trajan et la belle-mère d'Adrien. La physionomie de ce portrait est parfaitement ressemblante à celle que nous présentent les rares médailles de cette princesse; seulement dans le marbre, elle paraît dans un âge plus avancé.
Cet excellent buste tout antique, en marbre de Luni, vient du Garde-Meuble de la Couronne.
N. 47. PLAUTILLE.
On peut trouver dans ce portrait de femme romaine quelque ressemblance avec ceux de Plautille , fille du célèbre jurisconsulte Papinien , et femme malheureuse de Caracalla.
La tête, en marbre de Paros, est rapportée sur un buste également antique en marbre de Luni. Cette sculpture était au Garde-Meuble.
N. 4^. FAUiNE avec la Panthëre.
Ce jeune Faune est représenté debout et absolument nu; son front, sur lequel on distingue de
3oO KOTIZIA
petites cornes naissantes , est couronné de branches de pin ; de la main gauche il lève son pedum , ou bâton pastoral, comme pour frapper une jeune panthère , animal bachique , qui vient de renverser un vase à ses pieds.
N. 49. Autre FAUNE.
Il est presqu'en tout pareil au pre'c;!'dent ; la seule dilTe'rence essentielle qu'on y remarque , est une nebride ou peau de chevreuil , qui est jete'e en ccharpe sur Tépaule droite.
Ces deux statues paraissent sorties du même ciseau^ elles sont en marbre de Parcs , et présentent peu de l'estauratious.
N. 5o. FAUNE en repos.
Debout et n'ayant pour tout vêtement que la nebride ou peau de chevreuil, qui tombe en écharpe de ses épaules, ce jeune Faune, les jambes croisées et la main gauche posée sur le liane , s'appuie sur un tronc (Tarlare et paraît se reposer après avoir joué do la flûte qu'il tient de la main droite. La grâce qui règne dans toute cette figure , le nombre considérable de répétitions antiques qui en existent encore, et le faire de la nèbride, qui paraît plus propre à être exécutée en bronze qu'en maibrc, ont fait conjecturer que ce pourrait être une copie antique du Faune ou Satyre de Praxitèle, ouviage en bronze, dont la réputation était telle, dans toute la Grèce, qu'on le nommait, par excellence, periboëtos ou le fameux.
DEL MUSEO NAPOLEONE 3oi
Cette statue , en marbre pentélique , a été . trouvée en lyoi, près de Lanm^iuni , aujourd'hui Civita-Lavinia ^ où Marc-Aurèle avait une maison de plaisance ; Benoît XIV l'avait fait placer au Musée du Capitole. Quoique ses deux avant-bras soient modernes , ce n'est pas sans raisoii qu'on lui a fait tenir la flûte, cet instrument se trouvant conservé dans d'autres répétitions antiques de la même figure (i).
N. 5i. BACCHANTE.
Elle est couronnée de pampres et vêtue de deux tuniques sans manches, d'inégales longueurs, par dessus lesquelles est une peau de chèvre jetée négligemment- Cette compagne du Dieu des vendanges tient une coupe remplie de raisins, dont elle s'apprête à exprimer le jus; mais il faut observer que la main qui porte la coupe est moderne.
N, 52. VÉNUS sortant du bain.
Au moment de sortir du bain, la Déesse de la la beauté semble occupée à se parfumer , ou attendre qu'on jette sur elle un voile pour fessujer. Elle porte au bras gauche cette espèce de brasselets que les dames romaines appelaient spinther; un vase de parfums renversé sert de soutien à la figure. L'inscription , gravée sur le piédestal ,
(i) Siniiliisirno è questo Fauno a quello del Museo Vadeano illustrato dal Visconti ( Museo Pio-Clem. T. II ^ pag. igi, ediz. di Mil.) ove ragiona eziandio del Fauno presente^ qualificandolo bellissimo. Veggasi l. e. a p. 194 e nel presente volume al n. XX Vy p. 94- — ^li Editori,
302 NOTIZIA
BOYIÎAAOS EITOIEI, paraîtrait indiquer que celte statue est l'ouvrage de rancien sculpteur Bupalus , mais cette inscription est moderne.
C'est de nos jours et à Salouc, sur la route de Rome à Palestriua , que cette statue , de marbre peiitélique , a été trouvée. Pie VI Tacheta du peintre la Piccola , et la plaça au Musée du Vatican. L^avant-bras di'oit est moderne (i).
K 53 BACCHANALE. Bas-relief.
Sept figures de Bacchantes et de Faunes forment le pourtour de ce marbre cylindrique, qui montre, par sa cavité intérieure , avoir servi d'ornement à un puits. Les rapports que les anciens envisageaient entre Bacchus et les Nymphes , peuvent expliquer le choix du sujet. Ces ornemens des puits étaient connus sous le nom de Piitealia. Ils décoraient ceux des jardins , des places publicpies et des temples. Celui-ci offre un bas -relief d'une composition élégante , exécuté d'un ciseau spirituel et facile (2).
N. 54. CUPIDON. Fragment.
Le fils de Cythérée , Cupidon , est représenté dans ce beau fragment. Lors même que des mar-
(i) Feggasi intorno a questa statua le osservazioni deWautore nel Museo Pio-Cleraentlno , T. /, tav. 10. — Gh Editori.
(2) Questo puteale vedesi ne' Mon. ant. du Musée, inciso dal Piroli , e illustrato dallo Schweighaeuser T. Il, pi. 25. — Gli Editori.
DEL >1USE0 NAPOLEONE 3o3
qucs certaines ( telles qne ics Irons qui ont eie pratiqués dans les épanles pour recevoir dos ailes) ne l'indiqueraient pas, on !e reconnaîtrait aisément h ses cheveux longs et bouclés , ii la grâce et a la finesse de sa physionomie, et à la douceur de son regard , qui présente quelque chose de pUis aim;ihle encore que celui de Baccluis ou d'Apollon.
Ce beau fragment, en mavbre de Parcs, est tiré du ?4uséc du Vatican: il avait été trouvé à Gentocelle, sur la route de Rome à Palestrina, lieu oii Ton a découvert aussi le bel Adonis qui se voit dans la salle du Laocoon, N. ii8. Il est probable qne cette figure et d'autres semblables, qui portent Tai-c et le carquois, ont été exécutées d'après le célèbre Cupidon de Praxitèles, qui se voyait à Parium, dans la Propontîde.
N. 55. CUPÌDON.
Nu et les ailes éplojées, le fils de Vénus est dans l'attitude de tendre son arc 5 l'elïbrl qu'il fait l'oblige à ployer les jambes et à pencher en avant la partie supérieure du corps.
Cette jolie figure, en marbre de Paros, dont l'original est peut-être le Cupidon en bronze que Ljsippe exécuta pour les Thespiens , se trouve répétée dans un grand nombre de copies antiques qui en constatent la célébrité. Le bras droit et les jambes sont modernes.
x\. 56. HYGIÉË , ou la Santé.
Fille d'Esculape, Hygiée est figurée debout, pré« sentant dans une coupe la nourriture au mystérieux serpent, emblème de la vie et de la santé,
3o4 NOTIZIA
qui est entortillé à son bras gauche. Sur sa tunique passe un manteau qui , descendant de l'épaule gauche au-dessous du sein , l'enveloppe entièrement.
Celte statue est en mar])i'c Je Paros . les mains eu sont modernes: mais la p'us grande partie du r.orpent , qui détermine avec certitude le sujet de la statue , est antique.
N. Sj. yt^liS GENITRIX.
Les images de Vénus avec le surnom de Genitrix , que nous voyons gravées sur les médailles impériales , nous présentent cette Déesse, regardée par les Romains comme la mère de leurs ancêtres, précisément dans la même attitude de cette belle statue. Elle y- parait habillée de même, d'une tunique transparente qui se détache à peine des contours élégans et gracieux de ses membres. La pomme qu'on lui a donnée se voit aussi sur ces types: c'est la pomme de Paris. La tête de la statue, quoique rajustée, est cependant la sienne. On y remarque les oreilles percées. Les anciens étaient dans l'usage d'y suspendre des boucles précieuses.
Cette jolie statue, d'un style qui rappelle par l'imitation la plus haute antiquité et la manière dite étriiS' que j est de marbre de Paros , et ornait les jardins de Versailles.