‹ Opere varie, italiane e francesiChapitre 33 sur 122 · N. 59. NYMPHE · texte numérisé non relu

N. 59. NYMPHE

Elle est dans l'attitude de s'approcher d'une source pour y puiser de l'eau ; sa main droite reliausse sa tunique pour ne la pas mouiller ^ tandis que son pied s'avançant vers l'extrémité du bord, paraît s'appuyer sur une boule; le bras gauche levé en haut , soutient Turne qu'elle s'apprête à remplir.

Des statues pareilles à celle-ci, qui existent en plusieurs collections, prouvent la célébrité de leur commun original. L'une d'elles qui était dans la V^illa (VEste, à Tivoli, portait écrit sur la plinthe, le nom de la nymphe Anchirrhoë. Celles qui ont été restaurées avec plus de jugement, l'ont été en nymphes , et la nôtre de même. Celle-ci ofFre de singulier la boule dont on a fait mention. On peut croire que cet accessoire n'est qu'une allusion aux jeux des nymphes , que la poesie grecque peint toujours folâtrant sur les bords des rivières et des fontaines.

Ou a tiré des jardins de Versailles cette statue eu marbre de Paros: on l'avait restaurée pour représenter la Fortune. La nouvelle restauration est mieux raisonnée. La tête, quoique détachée du corps, est antique et est la sienne.

Vise. Op. var. T. IV. 30

3o6 KOTIZIA

N. 60. ÂRIAD^fE, connue sous le nom

de Cleoi'atre.

Couchée sur les rochers de Naxos, où le perfide Thésée vient de rabandoiiner, Ariadne csl ici représentée endormie telle qu'elle était au moment 011 Bacchus l'apercevant en devint amoureux, et telle que plusieurs monumens antiques de sculpture et de poesie nous la retracent. Sa tunique à demidétachée , son voile négligemment jeté sur sa tête, le désordre de la draperie dont elle est enveloppée, témoignent les angoisses qui ont précédé cet instant de calme. A la partie supérieure du bras gauche on observe un brasselet qui a la forme dVin petit serpent, et que lés anciens appelaient Opiils : c'est ce brasselet , pris pour mi véritable aspic , qui a fait croire long-tems que cette figure réprésentait Cléopâtre se donnant la mort par la piqûre de ce reptile.

Cette statue, en marbre de Paros, a fait, pendant trois siècles, l'un des principaux ornemens du Delvédère du Vatican, où Jules II la fît placer^ elle y décorait une fontaine, et donnait son nom au grand conidor construit par le Bramante (i).

N. 6ï. FLORE.

Des fleurs couronnent la tête de la jeune Déesse , et dans sa main gauche, elle tient aussi des fleurs,

(i) F, il IV, ^, nel Museo Pio-Clementino, T. II , Uiv. 44, c in questo koL al n. XMF, p, 90. — Gli Editori.

DEL MUSEO ^îîAPOLEONE 307

ce qui achève de lui donner le caractère de Flore, divinité du printems , honorée particulièrement par la religion des Romains.

Cette statue , eu marbre peutélique , a été trouvée à Tivoli , dans les fouilles de la Pailla Adriana. Benoît XIV l'avait fait placer au Musée du Capitole (i).

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