NOTIZIA
N. 169. MUSE. Buste.
Des plumes arrachées aux Sirènes vaincues ornent la tête de cette Muse , dont la bouche paraît s'ouvrir pour chanter.
N. 170. MINERVE, d'ancien style grec.
Cette Minerve, qui est exécutée dans cet ancien style grec improprement appelé étrusque, est remarquable sur-tout par la forme de son égide, qui est beaucoup plus ample qu'à l'ordinaire , et couvre non-seulement les épaules , mais encore la majeure partie du dos. Quoique tissue d'écaillés , on voit que cette égide conserve la souplesse de la peau de chèvre dont elle a tiré son nom.
Cette petite figure, de marbre pentélique, se voyait au palais ducal de Modène , d'où elle a été tirée ^ la tête antique a été rapportée, mais elle est du même style que la statue (i).
(ï) Crediamo che non tornerà grave al lettore di trovar qui una più estesa descrizione di questo bel monumento dettata dal conte de Clarac. Le costume , die'' egli , de catte Minerve ressemble à celui des statues d'Eglne ; son égide, qui forme une espèce de grand manteau garni d'écailles, couvre ses épaules, et retombe jusqu^aux jarrets. n rappelle ces vêtements de peau de chèvre que , selon Hérodote, portaient les femmes d'Ethiopie. La tnr.iqr.e à manches larges, rattachée par des boutons, descend jusque sur les pieds, et est recouverte d'un peplum très-ample à plis droits, serrés et symétriques. Outre que ces plis paraissent avoir été faits d'après des étoffes gommées et plis-
N. 171. MINER. VE avec le géant P allas.
Les attributs qui accompagnent cette ["petite figure de Minerve j sont dignes d'observation, parce qu'ils se rencontrent rarement dans les monumens antiques. D'un côté on voit à ses pieds le serpent gardien invisible du temple de Minerve à Athènes, et symbole du roi Erichton, De l'autre côté la Déesse appuie son bouclier sur une figure représentant un monstre ailé , dont les jambes se terminent en serpens , et qui paraît tenir encore en main un tronc d'arbre comme pour résister aux Dieux : cette figure pourrait être Encelade ou le
sées au fer et remontent à l'époque où les statues étaient revêtues de robes d'étofTe, ils peuvent aussi indiquer que les statues de marbre amsi drapées sont des copies des anciennes statues de bois. Il est naturel de penser que les premiers sculpteurs, peu habiles , en faisant des statues en bois," suivaient ordinairement le fil du bois, ce qui devait donner aux formes du corps et aux plis des draperies du sec et de la roideur , que l'on a consacrées pour respect pour les anciennes idoles dans leurs copies en marbre. Le casque de la déesse est orné d'une couronne, dont les fleurs ressemblent à celles du myrte. On sait par Pindare et par Athénée qu'il y avait à Corinthe des courses aux flambeaux et des fêtes nommées helloties en l'honneur de Minerve Hellotis , à qui Fon offrait des couronnes de myrte. La tête de cette statue, qui est rapportée, a pu appartenir à une figure de Minerve Hellotis, et convient au reste du corps, qui peut être, une copie de quelque ouvrage de Callon d'Egine , dont on avait à Corinthe une Minerve en bois ( Descript, des anliq. p. 168, n. SgS. ) — Gli Editori.
.Ì^S NOTIZIA
géantiPallaSj tous les deux vaincus "et terrassés par Minerve.
Cette petite figure, qui est de boa style et bien conservée, est exécutée en marbre de Luni (i).
N. 172. DEtIX SPHINX de granit rouge oriental.
Les .Sphinx étaient des figures symboliques'composées d'une tête de femme et du corps d'un lion, que les Egyptiens employaient comme hiéroglyphes et dont ils ornaient ordinairement les avenues de leurs temples. Ces deux Sphinx , remarquables par la beauté de la matière et leur parfaite coni^ervation, sont de travail romain fait à l'imitation de la sculpture égyptienne.
Ils ont été tirés du I\Iusée du Vatican.
Le perron de l'Apollon , sur les marches duquel ils sont placés , est pavé des raarbi-es les plus précieux , et dans le centre on a placé cinq carreaux de nio^ saïqiiG antique f qui représentent des animaux sur des chars tirés par des oiseaux , et autres orncmens.