N. 176. FAUSTINE LA JEUNE
Le portrait de l'épouse de Marc-Aurèle est représenté dans ce buste. Le voile qui lui couvre
(i) NelÛ edizione del 1817 questo busto fu dal Visconti così descritto: Ce portrait est celui du rival d'Othon , et semble annoncer, par l'embonpoint que Partiste lui a donné la vie crapuleuse de ce Prince. Il est encore douteux si ce buste , exécuté d'ailleurs dans une belle et grande manière , n'est pas dû à quelque excellent ciseau du seizième siècle. — Gli Editori,
38o NOTIZIA
la tête est sur ses médailles un symbole d'iipo^ théose: ici il donne plutôt au portrait le costume de la Déesse de la pudicilé ^ d'autant plus remarquable , qu'une main serrant les vêtemens autour de ses épaules ^ attitude propre à Cette Déesse , est sculptée sur le devant du buste. Cette Impératrice y est re[)résentée trop jeune pour croire que ce portrait ait été exécuté après sa mort.
Le travail de ce buste , malgré quelques incorrect tiens , est facile et gracieux.
Annoncer un portrait d'Antinous c'est annoncer un ouvrage de mérite: celui-ci est digne d'une attention particulière pour sa beauté, sa belle conservation et sa parfaite ressemblance avec les médailles qui nous restent de ce jeune favori d'Adrien.
Ce buste , ea marbre de Paros , de la plus belle qualité, se trouvait en France depuis long-tems^ ou en voyait au château d'Ecouen une copie coulée en bronze sur le marbre original , peut-être sous la direction du Primatlce.
La Déesse est armée de son casque et de son egide. Les têtes de bélier, sculptées sm- le casque, font allusion, sans doute, à cette machine de guerre qui en avait la forme et le nom.
Cette tête est de marbre pentélique: on croit qu'elle a été trouvée aux environs du mausolée d'Adrien.^Ce qu"'il y a de certain , c'est qu'elle était depuis long-
tems au cliâteau Saint Ange , lorsque Pie VI la fit transporter au Vatican.
N. 179 JULIE MAMMÉE.
La mère d'Alexandre Sévère est représentée dans ce beau buste. Son portrait est aussi authen^ tique que celui de son fils au numéro suivant (i).