ALLA NOTIZIA DEL MUSEO NAPOLEONE
AVVERTIMENTO
Se dal 1800 al 1811 si praticarono continue variazioni nella distribuzione e collocazione de' Monumenti ond' era glorioso il Musco di Parigi, una variazione di maggiore momento occorse nel i8i6, allorché se ne retrocesse gran numero alle primiere lor sedi. Fu quindi mestieri al Visconti rifondere in gran parte le antecedenti Notizie, e formarne, per così dire, una nuova, che pubblicò nel 1817, intitolata Description des Jntiqites du Musée Royal. Siccome in questa sono compresi que'' monumenti che venuti dall\Italia e dalla Germania sono rimasti a Parigi, unitamente a molti altri che furono allora o raccolti o acquistati per far più copioso il Reale Museo; così noi , escludendo tutti quelli de' quali PAutore aveva già dato notizia, abbiam qui riuniti que' soli che, nuovamente descritti, ci parvero più degni di considerazione, tenendo il numero progressivo, giusta il metodo praticato da lui medesimo ne' Supplementi che fece più volte alla Notizia di quel celebrato Museo. — Gli Editori.
N. 3io. PROVINCE VAINCUE. Buste colossal.
i-J air triste et le désordre de la chevelure font retrouver dans ce buste le caractère que les Romains donnaient aux images des provinces conquises.
N. 3ii. GORDIEN PIE en habit de guerrieri demi-figure.
(^e n'est pas un fragnient de statue , comme pourraient le faire supposer les bras qu'on ne voit
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pas ordinairement dans les bustes antiques. Le marbre est fouille par derrière, comme on le pratiquait dans ce genre d'ouvrages pour les rendre moins lourds.
Ce monument a été trouvé dans les ruines de Gabicj ville très-ancienne du Latiura , à quatre lieues de Rome. Il a été publié dans l'ouvrage italien intitulé , Monumenti Gabini ( Monumens de Gabies) N. 14.
Le petit autel qui sert de piédestal à la demifigure j avait été consacré à Isis par Astragalus , gardien de son temple. Sur l'un des côtés on voit représentée la déesse avec ses attributs 5 le côté opposé montre Astragalus offrant une colombe sur l'autel dlsis.
N. 3 12. BACCHUS et ARIADNE. Bas-relief.
Bacchus et son épouse, couronnés de pampres et tenant des tliyrses dans leurs mains ^ sont portés sur deux cbars attelés de centaures. Parmi les figures accessoires exécutées avec un travail exquis, on remarque le petit Faune monté sur la groupe d'un Centaure , et auquel ce monstre verse à boire d'une corne ou rhjtoii. Le médaillon du milieu renferme les bustes de deux Romains dont les cendres reposaient dans ce tombeau. La coiffure de la femme est dans le costume du troisième siècle de l'ère chrétienne (i).
(i) // conte de Clarac aggiugne aWesposizione del Visconti alcune osservazioni che meritano d? essere qui ripe' tute. Bacchus , die egli , et son épouse , couronnés de pampres et de bandelettes et tenant des ihyrses dans leurs
N. 3i3. ALEXANDRE SEVÈRE.
Buste colossal.
On reconnaît dans ce buste quelques traits de la physionomie du fils de Mamme'e. La draperie qui couvre sa cuirasse , et qui s'appelait pallidamentiim , est d'un style excellent. Il porte la couronne civique tissue de feuilles de chêne (i).
N. 3 14. PRISONNIERS barbares. Statues.
On voitj par le costume de ces figures colossales, dont les draperies sont exécutées en porphyre, qu'elles représentent des Princes barbares
mains, sont portés sur deux chars attelés de Centaures couronnés de branches de pin. Le bout du timon a pour ornement une tête de hon. Ariadne est vêtue de la nèbride, petit manteau de peau de cerf ou de faon que l'on voit souvent aux bacchantes. La pardalls était plus grande et faite de peau de panthère. On doit remarquer au bas des reins du corps humain du Centaure de gauche , une touffe de poils, ainsi que l'on en donne quelquefois aux Faunes: de même que ceux-ci, et que les Satyres , les Centaures ont les oreilles pointues , et elles tiennent de celles du
cheval. Ces Centaures sont attelés avec des jougs
Ou peut observer dans ce bas -relief la symétrie qu'on croyait convenir à la sculpture monumentale; de chaque côté du médaillon il y a le même nombre de figures , et dans des poses à-peu-près semblables. Cette observation peut se vérifier sur plusieurs sarcophages. La composition de ce bas-relief est fort jolie. — Gli Editori.
(i) Questo busto y eh' era prima nel palazzo Braschi a Roma , trovasi disegnato e descritto ne' Monum. du Musée, T. in, pi. 72. — Gli Editori.
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qui avaient orné les triomphes de quelque empereur romain du troisième siècle 5 car le stjle de l'art les place à cette époque. Les têtes et les mains, de marbre blanc, sont des restaurations exécutées dans le dix-septième siècle.
Dans les piédestaux de ces statues on voit deux petits bas-reliefs: sur l'un, qui ornait le tombeau d'un fabricant de lits {clinopêgos) , sont représentés plusieurs outils de menuiserie j on voit sur fautre un jeune homme avec son chien.
N. 3i5. JUPITER SÉRÂPIS. Tête colossale.
Le paganisme confondait cette divinité tantôt avec le Soleil, tantôt avec Pluton. L'air de la tête est celui de Jupiter 5 le mod'ius ou boisseau qui la surmonte , symbole de richesse et de bienfaisance , cot un attribut de Sérapis.
JV. 3 16. TRAJAN. Tête colossale.
Sont front est orné de la couronne civique.
fi. 317. PFIÈDRE ET niPPOLYTE. Bas-relief.
Ce bas-relief a fait autrefois le devant d'un tombeau. La fable d'IIippolyte y est représentée en deux actes. A gauche on voit le fils de Thésée rejeter les séductions de Phèdre et de sa nourrice. Le temple de Diane , sculpté dans le fond , fait allusion à l'amour d'iïippolyte pour la chasse et à la pureté de ses mœurs. A droite , le même
héros est à la chasse du sangUer de PhUus , dont Sénèque le tragique a fait mention (i).
]N. 3i8. BACCHUS a lokoue barbe.
Buste colossal.
On représentait sous ces formes le conquérant mythologique des Indes.
VASE en forme de cratère , orné de masques de Silènes et de Faunes , et d'autres emblèmes bachiques d'une exécution excellente. Il est gravé parmi les Vases du chevalier Piranesi, pi. 2^.
L'autel qui le supporte a six faces j trois plus
(i) Ce bas-relief, dice il conte de Clarac , ofire plusieurs choses remarquables pour le costume. La chlaraj-^de d'Hippolyte est ajustée d'une manière particulière. 11 n'est pas ordinaire qu'elle se termine ainsi en pointe. La tunique d'un vieillard n'a qu'une manche; elle est ouverte et elle découvre aussi la cuisse gauche. Le pétase d'un autre personnage est d'une forme différente de ceux qu'on voit dans plusieurs bas-reliefs. Deux des figures ont de belles chaussures lacées sur le devant, et qui montent très-haut. Ce sont des espèces de péronés, ou brodequins faits en peau. Nous en trouverons plusieurs exemples. Celles-ci laissent les doigts découverts. On voit aussi la manière dont les peaux de lion ou de panthère qui recouvrent les chevaux sont fixées sur le devant par un poitrail. Le trône ou siège élevé à dossier et à bras légers , et qui paraissent faits au tour , est garni d"'un coussin à franges et de son marchepied. Une quenouille et une corbeille, vaiatischus j où les femmes renfermaient leurs ouvrages, paraît remplie de laine. Elle est renversée à terre , et semble indiquer que la passion de Phèdre lui a fait oublier sa vie paisible et les soins de sa famille, — Gli Editori.
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grandes qui sont concaves , et trois plus petites qui alternent avec les premières. L'une offre un prêtre couronné ^ et en costume grec 5 il fait des olTrandes sur un petit autel placé au milieu de deux lauriers. C'est probablement un quindeciinvir : on donnait ce nom chez les Romains à un collège de quinze prêtres qui conservaient les oracles de la Sybillcj et étaient attachés au culte d'Apollon. Us étaient habillés à la grecque. Le trépied de ce dieu , surmonté de son couvercle ( cortina ) , sur lequel pose un corbeau ^ était un des attributs du même sacerdoce. La couronne d'épis de blé est un symbole de celui des Frères Arvales. Ces deux prêtrises étaient probablement réunies dans le même personnage. Ce morceau est remarquable par la finesse et la richesse des sculptures autant que par une parfaite conservation (i).
N. 320. Le SAUROCTONE. Statue.
Praxitèle avait exécuté en bronze un Apollon jeune, lançant de près une flèche contre un lézard rampant. Le nom de Sauroctone ou de tueur des lézards qu'on donna , suivant Pline , h la statue , en exprimait l'action. Plusieurs imitations de cet ouvrage célèbre sont jiarvenues jusqu'à nous. Aucune ne surpasse celle-ci pour l'intégrité j elle est de marbre de Paros.
La statue du Sauroctone, ainsi qu'un grand nom-
( I ) Olire che trovasi tra? Vasi del cav. Pirancsi^ è ancor tra le Sculture della Villn Borghese, stanza III ^ n. i3 , e tra"* Monumenti scelli Borgbesiani, T. II ^ tavola 27 e 28. — Gli Editori.
DEL MUSEO NAPOLEONE ^^q
bre d'autres monuments antiques de ce Musée , faisaient partie de la collection de là Tailla Borghese à Rome. Cette immense collection a passé toute entière dans le Musée royal.
Le bas-relief encastré dans le piédestal représente une Bacchante jouant des cymbales (i).
N. 321. OFFRANDES. Bas-relief.
Deux figures de femmes , du même style de sculpture que celles que l'on voit sous le N. 149, pag. 369, sont représentées dans l'action d'orner de guirlandes un autel en forme de candélabre, C|ui brûle devant un temple , tandis qu'une troisième y apporte les premiers fruits de la campagne.
Les Satyres sculptés sur la base du candélabre, doivent faire conclure que ces offrandes sont consacrées à Bacchus. Ce bas-relief, ainsi que son pendant, a été gravé dans VAdniiranda (2).
N. 322, DEMI-DIEU bachique. Buste de bronze.
Ce persomiage mythologique , du genre des Silènes, a une longue barbe- et une espèce de diadème serre sa chevelure.
Ce buste , tiré du château de Fontainebleau', a pour piédestal un cippe de marbre de Paros , placé autrefois sur le tombeau de Titus Flavius
(i) V. in questo volume a p. 870, n. i5i^ e i Monum. scelti Borghesiani, T. 1, tav. 4o — Gli Editori.
(2) P'edesi pure ira le Sculture della Villa Borghese , ft. 1 ^ n. IO, ;». 23. — Gli Editori.
Visc. Op. var. T. IV, 29
/[5o APPENDICE ALLA NOTIZIA
Cérialis, affranchi de lempereur Vespasien ou d'un de ses fils, et archiviste de la province du Picénum. L'inscription se trouve dans le Trésor de Gruter, pag<i Sgij n. 8.
Au-dessous de la niche est encastré un fragment de bas-relief, sur lequel on distingue une femme assise , préparant des guirlandes. Auprès d'elle sont placées deux petites figures qui représentent des statues : l'une fort remarquable est [un squelette humain. La corruption du paganisme avait introduit l'usage de ces figures dans les repas, pour exciter à la jouissance des plaisirs de la vie, par la pensée de sa brièveté. Les guirlandes faisaient aussi un des ornements des festins (i).
(i) E così nitida P epigrafe Gniteriana qui sopra aU legata , che merita d? essere riferita.
T i FLAVIO . AVG . LIB
ceriali . tabvl reg . picen
phoenix . caes . n ser . filio . ^pientiss
et . p . ivnivs
frontIì\us
fratri , dvlcissimo
et . celerina . soror
Raffrontandola con altra che ahbiani nel Grutero, p. 616, H , e con una del Muratori^ p. 1207, 4i veniamo a sapere che la madre di Cenale appellatasi Flavia Froaime, c/i' egli ebbe un altro fratello di nome Tito Fronimo , e che la sorella su^/ Celerina sposo Marco Publio Rufo, die padre il rese di Publia liufina moglie di Cajo Papio Feroce. Se meritasse fede una lapide Miiratoriana {p.ç)02, 1)
N 323. PRISOlNNlER barbare. Statue.
Les anciens avaient Tusage de relever par la lichesse de la matière les statues qu'ils plaçaient dans les monuments des triomphateurs. Celle-ci n'a de marbre statuaire que la tête et les mainsle reste est exécuté dans cette pierre orientale fort rare que les Français nomment brèche universelle, les Italiens brèche d'Egypte. Cette figure, qui faisait partie de la collection Albani ^ a été achetée par ordre du Roi.
Le piédestal est orné de trois bas-reliefs représentant chacun trois Génies. La panthère, la tortue et la corne d'abondance semblent indiquer que ces génies appartiennent à Bacchus, à Mercure et à Cérès.
JV. 524. TITUS. Statue.
L'Empereur est tout armé. Les ocreae ou jambarts sont remarquables. 11 semble représenté dans le moment de haranguer les soldats ( adlocutio ). Cette statue, d'une parfaite intégrité, était placée dans les jardins de Versailles.
Le bas-relief encastré dans les piédestaux de cette statue est un ouvrage du quatrième siècle. Il représente des génies et des victoires.
che vieil dal Li'gorio , dovremmo dire che Cenale prima d'essere archivista della Regione del Piceno fu assaggiatore ( Praegustator ) de' cibi della mensa di Domiziano ; ma chi ha sapore d' epigrafia dirà eh' essa è una delle consuete imposture di quel famigerato falsario. — Gli Editori.
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N. 325. CLAUDIUS DRUSUS. Buste de bronze.
Ce buste, tiré du château de Fontainebleau, a pour piédestal un autel triangulaire élevé au culte de Cybèle sous le cinquième consulat de Constance Chlore et de Maximien H&rcule l'an de Tère chrétienne 3o5 , à Toccasion des cérémonies dun sacrifice superstitieux qu'on appelait taiirobole. Les cymbales , le pin , le bucrane , le pediim et les chalumeaux sur les côtés de l'autel, font allusion à ce sacrifice. L'inscription a été pubfiée dans le Trésor de Muratori, p. 871, n. 2.
Au-dessous de la croisée est encastré un bas-relief sépulcral, sur lequel est sculptée la demi-figure d'une femme grecque.
N. 326. ÏRAJAN. Statue.
L'Empereur porte une cuirasse finement décorée de sculpture. Les buste dlsis sculpté sur la poitrine y tient heu de la tête de Méduse. Une longue draperie tombe du bras gauche de la figure, et enveloppe les hanches.
Cette statue a été découverte à Gabies en 1792, et publiée dans les Monumenti Gabini , N. 19. La tête est antique , mais rapportée.
Le bas-relief du piédestal représente deux époux couchés sur un lit de repas , et servis par d'autres personnages , parmi lesquels on distingue une femme portant une guirlande pareille à celle du bas-relief, N. 322 (i).
(i) La statua loricata al N, 19 tZe-' Monumenti Gabini
N. 337. CALIGULA. Statue.
L'Empereur est revêtu de la cuirasse. Cette statue a été trouvée dans les ruines de Gabies. La tête est rapportée, mais antique. ( Voyez les Mo-' numents de Gabies, N. 38 )
Dans le piédestal est encastré un bas-relief, sur lequel on voit figuré Bacchus indien ou barbu, en compagnie de plusieurs Génies qui semblent préparer une cuve pour les vendanges.
DEUX RHYTONS ou cornes a boire, se terminant par le bas en têtes de taureaux, et s'évasant avec élégance vers le liant , sont ornés de branches et de feuilles de lierre. Parfaitement vidés en dedans , ils étaient destinés à l'usage d'une fontaine. L'arrangement qu'on a donné à ces deux morceaux de sculpture semble indiquer le même usage 5 et la cuve antique placée au milieu, comme si elle allait recevoir les eaux qui vont couler des rhytons , est ornée de cannelures et de quatre mufles de lions.
non è di Trajano , ma di Marc^ Aurelio; e questa che in quell'opera è al N. 3 , si dice bensì di Trajano , ma non ha scolpilo sul petto il busto d'Iside , né il paludamento è raccolto intorno alle coscie. Feggasi più avanti il n. 33 1. — Gli Editori.
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N. 329. L'ESPAGNE. Bas-relief.
Celle tête colossale d'une grande manière , couronnée de raisins et de branches d'olivier, semble indiquer cette région si fertile en vins et en huiles (i).
GRAND BAS-RELIEF tiré de quelque monument public des Romains • il représente une cérémonie religieuse célébrée devant le temple de Jupiter Capitolin , dont les trois portes indiquent les trois nefs consacrées à trois divinités associées, Jupiter, Minerve et Junon.
Le haut de ce trumeau est orné de plusieurs morceaux de sculpture d'ornement. On y dislingue le fragment d'une frise qui représente deux griffons, entre lesquels est un vase.
N. 33 1. TRAJAN. Statue.
La cuirasse de l'Empereur est d'un travail excellent. Le masque de Triton, qui tient lieu de la tête de Méduse , peut faire allusion aux flottes romaines qui parurent sous Trajan dans la mer des Indes 5 et le trophée a rapport à la guerre des Daces. Cette statue a été trouvée dans les fouilles de Gabies. ( Voy. les MonumeutL Gabini^ N. 3. )
Le bas-relief du piédestal représente les Génies de la chasse.
(i) /; tra le Sciilluie della Villa Borghese, T. II , p. 49» "• '45 ^ /ic' Monumenti scelti Borghesiani, T. II, \ tav. 20. — Gli Editori.
N. 332. COMMODE. Buste.
La physionomie effarée de cet indigne [fils de Marc-Aurèle semble annoncer l'égarement d'esprit où ses vices et ses flatteurs l'avaient fait tomber.
Dans l'embrasure de la croise'e est placé un basrelief qui formait autrefois le devant d'un sarcophage. On y voit sculptés des Génies, des guirlandes et des masques • et au milieu , dans un médaillon , le buste d'une femme coiffée suivant la mode du troisième siècle.
N. 333. COMBATTANT BLESSÉ. Statue.
La pose de cette figure est remarquable : le héros blessé , un genou à terre , ne semble pas encore vaincu (i).
(i) Questo simulacro vedesi intagliato in rame e descritto tra le Sculture della Villa Borghese, T. Il, p. 6o, n. ri. Così esso è tutto ignudo, e sta col sinistro ginocchio piegato a terra , ed ha nella parte superiore della coscia una larga ferita. La mano destra armata di brando , aggiuntole superfluamente dal ristauratore , posa so^ pra il ginocchio \ la sinistra si stende vigorosamente in fuori , ed è accompagnata dalla direzione del volto e dallo sguardo feroce. Jppiè della statua giace lo scudo , e sovr' esso l'asta e la spada, Cotali figure sono volgarmente denominate col tìtolo di gladiatori ; esse però più probabilmente ile rappresentano quei barbari debellati , onde solevansi adornare i monumenti che s'' innalzavano per le vittorie degli Augusti. — Gli Editori.
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N. 334. HERCULE jEUTfE. Buste.
Le flls d'Alcmène est représenté sans barbe. Le bandeau qui lui ceint la tête est celui que les Grecs ont donné souvent aux images de héros déifiés.
N. 335. PLÂUTILLE. Buste.
Ce portrait certain de la femme de Caracalla est d'une exécution et d'une conservation également parfaites (i).
N. 336. BACCHANTE. Statue.
Elle est couronnée de pampres et vêtue de deux tuniques sans manches , d'inégale longueur , pardessus lesquelles est une peau de chèvre {nebride) jetée négligemment. Le reste de ses attributs a été ajouté par le restaurateur. L'inscription encastrée dans le piédestal appartenait à un autel qu'un officier romain , Scythe de nation , avait consLicré h Jupiter sous la dénomination inconnue et barbare de Jovi Raimarcodi.
(i) Nelle Sculture della Villa Borghese vedesi questo huslo inciso in, rame , e descritto qual ritratto bellissimo e perfettamente cooservato di Giulia Pia. Dal raffronto che può farsi colle medaglie e con altri busti di Plauiillaj si conosce che quella denominazione era inesatta. — Gli Editori.
N. 337. ÈNEE. Buste.
Ce guerrier, dont la tête est couverte d'un casque, et qui semble tourner vers le ciel ses tristes regards, a été pris pour Diomede blessé, implorant la protection de Minerve ; mais l'absence de tout indice de blessure , et la forme recourbée du sommet du casque qui semble imiter le bonnet phrygien , pourraient faire penser que ce héros est un Troyen j probablement Enée qui , sur le rivage d'Afrique où fa jeté la tempête , invoque les secours de la déesse sa mère (i).
N. 338. VÉNUS DE GNIDE. Buste.
La tête antique de la Déesse est d'une beauté divine, et elle appartenait à une répétition de la Vénus de Gnide , chef-d'œuvre de Praxitèle. Le buste drapé est un ouvrage du dix-septième siècle.
Dans l'embrasure de la croisée est placé un petit autel consacré à Sylvain par Puteolanus , esclave de f Empereur, et au-dessus de Fautel est posée l'urne cinéraire de Furia Secwida , élégamment ornée de sculptures qui font allusion au voyage des âmes vers les îles Fortunées de f Océan (2).
(i) Fedesi intagliato in rame nelle Sculture della Villa Borghese, st. V, IS. ni. — Gli Editori.
(2) Anche la Venere qui accennata e tra le Sculture della Villa Borghese, st. F, N. 26. — Gli Editori.
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N. 339. EUTERPE. Statue.
Cette figure , à laquelle les deux flûtes donnent le caractère de la Muse qui préside aux musiciens, est remarquable par le jet et rajustement peu commun des draperies.
L'inscription sépulcrale du piédestal appartenait a Fontcïiis Entichianus. Gruter l'a publiée j page 684, N. 7 (I).
N. 340. BACCHANTE. Buste.
L'arrangement de la chevelure fait ressembler la tête de ce buste à celles de quelques statues de Bacchantes qui décoraient la niche du Bacchus dit le Sardanapale.
Dans l'embrasure est placé un bas-relief qui faisait autrefois le devant du sarcophage d'un jeune romain dont le buste est sculpté dans un médaillon supporté par deux Génies. L'enlèvement de Ganymède représenté au-dessous du médaillon fait allusion à la mort prématurée du personnage.
(i) Questa statua è ornata di panneggiamento leggiadro r con rara eleganza eseguito. Il suolo mollo elei'ûto sotto i calzari y altro non è che un coturno-^ giacché il coturno teatrale j assai differente da quello che si usava nelle cacce e nelle battaglie , era una suola di diverse grossezze , come osservarono gli antiquarj , ed alta generalmente quanto è larga la mano. Quest'' ornamento proprio delle Muse ha indotto il ristauratore della presente figura ad aggiugncn'i le tìbie ed a caratterizzarla per un Euterpe (Vili. Boigh. T. /, p. 20, N. 5). - Gli Editori.
Los deux fleuves personnifiés sont le Scaraandre et le Simoïs (i).
N. 341. EURIPIDE. Statue.
La table de marbre adosse'e au sie'ge sur lequel le poëte est assis , augu;iente le prix de ce monument. On y a gravé le catalogue de ses pièces. Ce catalogue, quoique mutilé, intéresse Tbistoire de la littérature grecque. La plinlbe offre le nom d'Euripide, et on a pu beureu sèment rétablir d'après d'autres monuments la tête et les symboles de la figure qui étaient perdus.
Cette petite statue, autrefois à la Villa Albani^ à été acbetée par ordre du Roi. Winckelmann l'a publiée ( Mouiim. inediti , N. i68 ). (2)
N. 342. DÉDALE ET PASIPHAÉ. Bas-relief.
Le délire de la fille du Soleil , éprise d'un taureau, fait le sujet de cette composition, ainsi que d'un morceau inimitable de la sixième églogue de Virgile. La fable est distribuée en trois actes. On voit à la gauche du spectateur Pasiphaé assise et triste • Cupidon est à ses genoux. L'héroïne semble s'entretenir de sa passion fatale avec un des pâtres de Minos son mari. Une vacbe de bois , mobile sur des roulettes , est construite par Dédale
(2) Intorno a questo busto dì marmo greco e di beUis- Simo stile, veggansi i IMonum. scelti Borghesiani /^Z". //, ta\^. 12. — Gli Editori.
(i) T-'egganù gli altri due Ermi d'' Euripide in questo stesso volume ai numeri 243 , 275. — Gli Editori.
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et par ses ouvriers clans le second acte. Dans le troisième, l'amante égarée est conduite par Gupidon, ministre de la colère de Vénus , vers la vache de bois déjà achevée , dont l'intérieur est acces" sible par une espèce de marche-pied à plusieurs degrés. Winckelmann a publié le premier ce monument, Monumenti inediti , N. gS.
Des fragments de frises antiques sont placés audessus du bas-reliefj une autre frise, exécutée dans le quinzième siècle, est encastrée au-dessus. Des Génies, des guirlandes, un masque de Méduse et des mufles de lions en font l'ornement.
N. 343. BACCHUS. Statue.
Le Dieu de l'automne demi-couché sur la dépouille d'une panthère, et caractérisé par sa couronne de pampres et par la corne remplie de rai" sins qu'il tient dans sa main gauche, semble caresser un enfant, probablement un de ses Génies, s'il ne figure plutôt l'âme de la personne dont le tombeau avait ce groupe pour couronnement (i).
N 344. ^ MITIIRAS. Bas-relief.
Ce bas-relief mithriaque est le plus considérable de tous les monuments qui nous restent de ces superstitions venues de l'Orient. L'antre de Mithras
(1) Questa pregevole e rara statua di marmo greco vedesi incisa tra le Sculture della Villa Borghese , st. Ili , N. I, e ne' Monumenti scelti Borghesiani , T. /, Wt'. i5. — Gli Editori.
DEL MUSEO NAPOLEONE ^6j
s'ouvre dans le milieu de la composition : on y voit ce Génie du soleil en habit persan accomplir le sacrifice mystique du taureau. Suivant Topinion de plusieurs savants, c'est une alle'gorie cosmologique: le taureau immolé est le symbole de la lunej sa blessure , d'où le sang s'écoule , signifie les in-, fluences de cette planète ; le serpent est l'emblème de Sabazius , divinité que le paganisme confondait avec Bacchus, et qui était censée présider à ce qu'on appelait l'élément humide. Ce serpent semble vouloir lécher la blessure du taureau. Le chien est le symbole de la canicule , le scorpion de l'automne j la chouette, au haut de la grotte, est consacrée à Minerve, divinité dont l'air le plus pur était le domaine. Les deux figures dans le même costume, dont Tune soulève, l'autre renverse un flambeau, sont les Génies du Jour et de la Nuit. Au-dessus de l'antre , on voit la terre revêtue de ses productions , et éclairée par le Soleil et la Lune courant sur leurs chars opposés.
Ce monument , que des inscriptions antiques rendent plus remarquable, et qu'on voit gravé dans plusieurs ouvrages , avait été consacré à Rome dans le chemin souterrain qui ouvrait^e passage du Champ de Mars au Forum , à travers la montagne du Capitole.
Au-dessous est placée une inscription qui se lisait autrefois à Gabies sur la façade d'un temple de Vénus, élevé l'an i68 de l'ère vulgaire par un marchand de soieries. Ce marbre a été publié dans les Monumenti G abini , p. ï47 (O-
(i) Felice Lajard nelle Nuove osservazioni Sur le gi-aod
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N. 345. ÉLA.GABALE. Buste.
Ce portrait, prouvé par les médailles, appartient au dernier des Antonins, Ses vices honteux tirent détester aux Romains ce nom que de meilleurs Princes leur avaient rendu si cher (i).
N. 346. HERCULE. Hermès.
Le vainqueur des monstres s'est abandonné à la joie et à Tivresse des bacchanales : sa tcte est couronnée de lieire.
N. 347. BACCHUS iNDiEir. Hermès.
Le Dieu de la joie a une longue barbe et une chevelure artistement arrangée : il clait ainsi représenté dans les monuments de l'art priuiitil" qu'on se plaisait à imiter dans les hermès qui servaient d'ornement aux jardins (2).
Bas-relief Mllhriaque de la CoUectiou Borghese , descritto sotto questo N. 344? ^^<^ data un'indicazione cronologica delle opere a stampa nelle quali o fu riportato inciso in rame o se /i' è fatto parola. Sono 54, dal che puh dcdursi quanto il nionumenlo sia celebre e insigne. — Gli Editori.
(i) Trovasi disegnato ed inciso /ie^ Momun. du Musée, T. IJij tav. 70. — Gli Editori.
(2) Anche quest' erma di Bacco vedesi delincato ne' JMon. du Musée, T. II , tav. 6. — Gli Editori.
N. 348. POSIDONIUS. Statue.
Le philosophe assis , n ayant d'autre draperie qu'un palliuni , est dans l'attitude de parler. On sait combien ce stoïcien célèbre était ingénieux et éloquent dans la conversation.
Le vulgaire croyait reconnaître dans cette sta^ tue Bélisaire réduit à la mendicité. Mais Bélisaire a vécu dans le sixième siècle de l'ère chrétienne, et ce monument appartient évidemment, pour le style, à une époque bien antérieure (i).