Chapitre V. — Dix-septième siècle ; l'art courtisan. . 8i
I. L'Art courtisan. L'art au xvii« siècle. — Lebrun, Poussin et Lesueur. — Dialogue à leur propos. — Jusqu'où va l'infaillibilité de l'opinion publique. — Opinion du Poussin sur la compétence des juges en matière d'art. — Causes de la fréquente impopularité des hommes de génie. — Gomment expliquer que les artistes chrétiens ont seuls compris et rappelé dans leurs œuvres la beauté antique. — La réciprocité est loin d'exister de la part des artistes antichrétiens. — Explication de ce double phénomène. — Quel rang occupent dans l'histoire de l'art les plus grands artistes du xvii« siècle, quel rang dans l'opinion de leurs contemporains.
IL Prédominance des Lettres. — Cette prédominance niée par Cousin. — Les raisons qu'il donne sont réfutées par les faits et par lui-même. — Indifférence, étroitesse, dédain et incompétence des écrivains du grand siècle dans leurs jugements sur les arts. — Boileau. — Explications fournies par La Bruyère. — Port-Royal. — Jacqueline Pascal. — Le . sentiment de la nature à cette époque. — Etrange scission entre les doctrines religieuses et les doctrines littéraires et esthétiques. — Preuves à l'appui. — L'hôtel Rambouillet. — L'absence d'originalité autonome et historique des œuvres de cette époque arrive au double résultat de les dépopulariser en France et de les généraliser à l'étranger. — Ce que devient l'art dans ces conditions.