‹ Optique géométrique élémentaire: focométrie, optométrieChapitre 19 sur 199 · Images par réflexions successives sur plusieurs miroirs · texte numérisé non relu

Images par réflexions successives sur plusieurs miroirs

i°. — Le point A envoie sur le miroir MN un cône de lumière qui se transforme en un cône de sommet A 7 symétrique de A par rapport au plan MN.

La lumière réfléchie rencontre un second miroir M'N'; elle se réfléchit dessus comme si elle émanait de A' et comme si MN n'existait pas. La réflexion transforme le cône des rayons incidents en un cône de rayons réfléchis issus géométriquement de A" symétrique de A' par rapport au plan M'N'. Et ainsi de suite.

Dans le cas de deux miroirs, on peut prendre comme tableau le plan normal à leur intersection : si A est dans le tableau, A' et A" y sont aussi; s'il existe plusieurs miroirs qui ne soient pas tous nor-

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s maux au même plan, les images successives ne "sont plus dans le même plan.

L'observateur placé dans le cône A'M'N* voit l'image A' comme si

c'était un objet réel.

Placé dans le cône A"PQ, il voit l'image A'-. Si lôs cônes ont une partie commune, il peut se faire qu'il voie simultanément, ou simplement en ournant la tête, l ? ob* jet A et les images A* et A".

^ Ce phénomène s'observe dans une salle où un lustre est suspendu entre deux glaces parallèles ou à peu près telles. En se plaçant entre les glaces, on voit une file d'images du lustre dans un des miroirs, une file semblable dans le miroir opposé. On a l'illusion de l'existence d'une double enfilade de salles, identiques à celle où Von se trouve et situées de part et d'autre. Grâce à la disposition des glaces, on se trouve en effet simultanément à l'intérieur d'un grand nombre de cônes réfléchis provenant d'un même point lumineux. 2: — Expérience de Plateau:

On utilise une règle métallique mince bien polie. On lui donne une forme quelconque, mais concave toujours du même côté. Au voisinage d'une extrémité et dans une direction voisine de la tangente, on fait tomber dessus un mince pinceau de rayons parallèles,de rayons solaires par exemple. Après des réflexions successives, le pinceau forme un polygone inscrit dans la règle. Le nombre des côtés du polygone augmente à mesure que le pinceau tombe au début suivant une direction plus, voisine de la tangente. S'il coin* cide presque avec cette tangente, la lumière semble suivre la règle et former un f rayon courbe. Il redevient rectiligne après, la dernièreréflexion sur la règle, en un point voisin de l'extrémité opposée r à l'extrémité d'entrée.

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