Loupe de Stanhope. Doublets
i°. — Loupe de Stanhope.
C'est un cylindre de verre dont une des faces est sphérique; l'autre est généralement plane. Sur cette face on colle la microphotographie d'un paysage, d'un monument; elle apparaît très grosse quand on met l'œil en V.
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La loupe n'ayant généralement que quelques millimètres de longueur (de manière que le grossissement soit énorme}, l'objet est au foyer. II est comme incorporé dans le verre; nous devons donc appliquer la formule du dioptre (voir plus loin g 100) : n 1 n — 1 , __ nR 3 R
pour n = 1,50.
Par définition (définition arbitraire, mais commode), le grossissement est 2b: f. Si la distance focale .
est de 6 millimètres (ce qui corres- -*— -
pond à un rayon CO de 2 millimètres, et à une microphotographie de 12,56 mm'), le grossissement est de 250:6 = 42 environ. La microphotographie apparaît donc comme un cercle de 16,8 centimètres de diamètre, vu à 25 centimètres. C'est A l'ordre de grandeur de la moitié Fi lî0 d'une page du présent volume.
Cependant la loupe tient aisément dans le manche d'un porteplume.
Les photographies microscopiques sont obtenues sur pellicules transparentes.
Nous avons dans la loupe Stanhope le premier exemple d'immersion. On dit qu'il y a immersion lorsque l'objet est comme incorporé à la matière du verre au moyen d'un liquide de même indice que ce verre. Dans. le Cours sur la Construction... nous verrons quel rôle important joue l'immersion dans l'emploi des microscopes.
2°. — Doublet de Wollaston.
Il se compose de deux lentilles planconvexes , dont les faces courbes sont tournées vers l'œil.
Sens delà lumière
Fig. m.
On prend pour symbole de l'appareil le double rapport :
fit /ti sont les distances focales des deux verres; d est la distance de leurs centres optiques. Le symbole est ici :
tïO OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE ÉLÉMENTAIRE
Le rayon de courbure de la face courbe d'une lentille planconvexe est à peu près la moitié de La distance focale principale (§ 72) : l'aspect du doublet est doac celui de la ligure 121.
Les lentilles samt dans une mouture à vis qui permet de les rapprocher plus ou moins et de diminuer ainsi les aberrations. 3°. — Doublet Chcva>eiei<.
11 se compose de deux lentilles de même distance focale, planconvexes comme dans re doublet Wollaston, tournées de- même, mais très rapprochées l'une de l'autre et séparées par un diaphragme percé d'urne- petite ouvertnre.
ffi !-,„. II sert de microscope simple pour
disséquer- ou graver-
3°. LOUPCS. PïRïSCOPIQUES.
t/a-rt tirée- d'employer un diaphragme se trouve déjà dans les loupes périseopiqcres de Wollaston et de Coddrngton- On- partage une lentille en deux suivant le plan médian; on reeoMe les morceaux après interposition d'un diaphragme percé. Pour éviter les réflexions, il est préférable de scier une ramure, qu'on. nempTît (Ton corps opaque. Quand la lentille est sphérique, les aberrations sont supprimées, puisque les rayons admis sont quasi normaux: aux surfaces.
On peut utiliser comme loupe un ballon plein d'eau.
83. Mesure des diamètres apparents. Expérience sur la vision: binoculaire.
i". — Voici une expérience bien- simple que je prie le lecteur de répéter et de méditer. Sur une glace mince (more*an de verre aseea régulier pour ne pas déformer les images par transmission; collons une graduation à traits, équid Estants. On trace de* traits sur du papier quadrillé qu'on huile pour le rendre transparent; ©n peut encore se servir de papier calque.
Plaçons ce verre sur un support à la distance focale principale de la lentille L que nous coupons avec un diamant et <lont nous ne conservons que la moitié.
Pour fixer les idées, soit GG— 7 cm., OA— 20 cm.
L'angle <x vaut alors 20°. La lentille est de 5 dioptries.
Plaçons la pupille moitié contre la lentille, moitié hors de la lentille, comme le montre la ligure 123. Regardons les objets éloignés à travers la partie supérieure de la pupille, par transmission à travers la glace. Simultanément nous voyons la graduation à travers la partie inférieure de la pupille ; elle semble se projeter sur les objets à l'infini. Effectivement son image virtuelle est à l'infini.
Cette expérience est une application du S 67, à savoir, que nous pouvons diaphragmer comme il nous plaît une lentille {dans l'espèce le cristallin) sans changer la forme des i
LOUPE. LUNETTE. COLLIMATEUR
2». — L'appareil peut servir à déterminer Lea diamètres apparents, surtout à rectifier nos idées à cet égard.
Commençons par étalonner notre appareil. Plaçons une règle de 2 mètres à 5 mètres. Elle est vue sous l'angle a (en degrés).
Rappelons qu'un degré à un mètre vaut 17 mm ,45. On a donc :
5xi7,4o
Déterminons le nombre d'intervalles de la graduation que recouvre la règle.
De là nous déduirons immédiatement la valeur cTun intervalle en
degrés ou minutes.
Une fois l'appareil étalonné, amusonsrnous à deviner les angles apparents de certains objets, puis mesurons-les. L'expérience montre que nous faisons des erreurs grossières; elles proviennent toujours de ce que nous estimons les angles apparents, connaissant la grosseur des objets. Plus ils sont effectivement gros, plus nous surestimons les angles apparents.
3°. — Signalons enfin une bien curieuse- expérience sur la vision binoculaire.
Dans ce qui précède nous n'utilisons qu'un œil. Recommençons en plaçant en L une lentille entière, mais en ouvrant l'autre œil. Les apparences sont identiques à ce qu'elles étaient. Nous recouvrons les objets vus- par l'œil gauche (par exemple) au moyen «de la graduation vue par l'œil droit. Il semble que nos deux yeux projettent leurs images sur le même écran que le cerveau regarde (voir mon Cours. sur la Vision...).
Louchons : les deux images se déplacent l'une par rapport à l'antre, tout en conservant leurs grandeurs relatives. Même résultat si nous appuyons du doigt à travers la paupière sur le globe d'un desyeux.
4\ — Sur le principe précédent Soret a construit une lorgnette goniom étriqué. -Elle ne diffère de l'appareil ci-dessus décrit que par le remplacement de la glace plane (très suffisante pour un champ de
20°) par un verre sphérique (un miroir d'éclaireur de microscope dont on a enlevé le tain). Deux graduations rectangulaires sont gravées dessus à la machine à diviser. L'appareil est utilisable jusqu'à 40° d'angle apparent. Il peut servir pour les observations météorologiques.
Collimateur et lunette.
Les collimateurs et lunettes sont traités tout au long dans mon Cours sur la Construction... des Instruments de mesure et d? observation. Je n'eh dirai donc ici que le nécessaire pour fixer les idées.