AB
Si AH est le grand axe de l'ellipsoïde de la cornée, et que l'on connaisse déjà l'angle F AH, on en conclut BAH, angle nécessaire pour déterminer la position de l'image réfléchie par la cornée. On détermine de même l'angle GyAH qui donne la direction suivant laquelle l'observateur a regardé dans l'œil. Le point central de la pupille apparente (c'est-à-dire telle qu'elle apparaît à travers la cornée) est ainsi sur une parallèle à Ct A menée par le lieu apparent de l'image cornéenne.
On verra plus loin, §§ 9 et 4 0, comment, du lieu apparent du centre de la pupille, le calcul permet de déduire la position réelle de ce point (1).
Pour les trois yeux dont j'ai mesuré les cornées à l'ophtlialmomètre, les résultats ont été les suivants :
(1) Helmholtz, in Graefe'x Arc/n'r fur Ophthalmologie, Bd. I. AMh. 2. S. 31.
g 3. D1STANCK DIS LA PUPILLE A 1<A ÊORNÉÏ
. , , , ( apparente.
Distance du plan de la pupille au sommet de la cornée. . | r6cllo # (
( iPDiircntc .
Dist du centre de la pupille à l'axe de la cornée (vers le nez). ] K
Les anatomistes ont souvent contesté la contiguïté de l'iris et du cristallin et sa convexité en avant. On admettait généralement ce contact, lorsque Petit, d'après ses observations sur îles yeux congelés, prétendit le contraire, et admit, entre l'iris et le cristallin, l'existence d'une chambre postérieure de l'œil. Dans les yeux congelés, tantôt on trouve de minces lames de glace entre l'iris et le cristallin, tantôt on n'en trouve pas. Presque tous les anatomistes plus récents se rallièrent à l'opinion de Petit, jusque dans ces derniers temps, où Stellwag de Cakion et Cramer se déclarèrent de nouveau pour le contact immédiat de l'iris et du cristallin. Moi-même j'ai trouvé moyen de disposer, comme on a vu plus haut, en faveur de cette dernière opinion, des expériences directes qui me paraissent ne laisser aucun doute. Bcdge au contraire défend de nouveau l'opinion de Petit.
S'il paraît généralement admis que la partie centrale de l'iris est en contact avec le cristallin, les opinions sont encore partagées sur la question de savoir combien d'espace libre il faut admettre entre les parties périphériques de l'iris, les bords antérieurs des procès ciliaires et les plis de la zonule. L'intervalle n'est-il qu'une simple fente comme l'admettent Cramer, van Beeken, Rouget et Henke, ou bien y a-t-il, conformément à l'opinion d'ARLT, un espace annulaire ouvert constituant une chambre postérieure de l'œil ? Comme sur le cadavre les procès ciliaires sont flasques et vides de sang, et qu'on ne sait pas exactement dans quelle mesure ils sont gonflés par le sang sur le vivant, il est très-difficile de décider la question qui nous occupe.
Dans les figures (pl. 1, fig. 1 et 3) j'ai mis vraisemblablement les procès ciliaires trop en rapport avec l'iris ; j'ai dessiné la connexion de ces parties d'après des coupes de pièces sèches, telles que ligure 2; mais dans ces coupes, l'angle rentrant de couche pigmentaire interposé entre les procès ciliaires et l'iris paraît avoir été tiraillé en dehors et aplati. Sur des préparations fraîches, les procès ciliaires sont certainement séparés de l'iris à leurs bords antérieurs par une entaille bien plus profonde que ne le représentent les figures indiquées.
1728. Petit, in Mém. de l'Acad. roy. des sciences, 1728, p. 206 et 289.
1850. Stellwag von Carion, in Zeitschrift cl. Wiener Aerzte, 1850, Ileft 3, 125.
1852. Cramer, in Tijdschrift der Nederl. Maatschappij tôt hevord. der Geneèskunst,
1852. Jan.
1853. Cramer, Het Accommodatievermogen der Oogen. Haarlem, Bl. 61.
1855. J. Budge, Ueber die Bewegung der Iris. Braunschweig, 5-10 (donne aussi la bibliographie ancienne relative à la question de la chambre postérieure).
— BELMHOLTZ, in v. Graefe's Archiv fur Ophthalmologie , Bd. I, Ablh. 2, S. 30.
— Van REEKEN, Ontleedkundig onderzoek van den toed voor accommodatie van het Oog
(Onderzoekingen gedaan in het Physiol. Laborat. der Utrechtschc lloogcschool. Jaar. VII, 248-286).
— Rouget, in Gazette média., 1855, n° 50.
1860. AV. Henke, Der Mechanismus der Accommodation fur Niihe und Ferne (Archiv fur
Ophthalm., VI, 2, S. 53-72).
1803. O. Becker, Lage und Function der Ciliarfortsiilzc im lebenden Menschenaugc (Il Vf».
med. Jahrb,, 159).
§ 4. De la rétine.
U rétine est un épanouissement d'une masse nerveuse, situé au iond de 1 œil entre la choroïde et le corps vitré. A l'état frais, elle est assez transparente ; sur le cadavre, elle est trouble et blanchâtre. C'est au tond de 1 œil qu'elle présente sa plus grande épaisseur (0mni 22) • on remarque ici, un peu du côté nasal, marqué par sa coloration blanche, le point de pénétration du nerf optique d (pl. I, fig. 1), et un peu du côté temporal, en p, une tache jaune {macula lutea retinœ), le heu de la vision la plus distincte. En avant, la rétine devient plus mince (a son bord antérieur elle mesure 0-,09) , et à l'endroit où commencent les procès ciliaires, elle se termine par un bord dentelé [ara serrata rehnœ) ; du moins ses éléments nerveux ne se retrouvent pas au delà. A cet endroit, elle est étroitement unie à la choroïde et à la membrane hyaloïde (l'enveloppe du corps vitré), et les membranes qui forment sa continuation anatomique {pars ciliaris retinœ et zonula Zinnii) ont une structure et un caractère physiologique tout différents.
La rétine se compose en partie des éléments microscopiques ordinaires du système nerveux : fibres nerveuses, ganglions , noyaux, et en partie d'éléments particuliers: bâtonnets {bacilli) et cônes {coni). La figure 5 de la planche I représente, d'après Kôlliker, une coupe des couches de la rétine passant par l'ôquateur de l'œil ; la figure Ix montre quelques éléments avec leur mode de réunion,
Dans sa dernière exposition des résultats obtenus tant par d'autres observateurs que par lui-même, J. Henle distingue, en allant de dehors en dedans, les couches inscrites dans le tableau suivant. Nous ajoutons en italiques les noms plus anciens accompagnés de numéros qui renvoient à la figure 5 de la planche I.
, 1 . Couche des bâtonnets 1 . Couche des bâtonnets.
Couche mosaïque j 2. Limitante externe. . . .
\ 3. De noyaux 2. Granuleuse externe.
Couche fibreuse externe lx. Fibreuse externe 3. Intermédiaire.
Î5. Granulée externe ....), ~