‹ Optique physiologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 80 sur 124 · COULEUR · texte numérisé non relu

COULEUR

Rouge extrême.

Rouge.

Limite du rouge et de l'orangé.

Jaune d'or.

Vert.

Bleu cyanique.

Limite de l'indigo et du violet.

Limite du violet.

Ultraviolet.

318 (236') DEtJXïita PARTIE. - DES SENSATIONS VISUELLES, g iO. de déterminer la largeur de chaque couleur du spectre. Afin d'indiquer autant qu'il est possible la position et la distribution des couleurs, j'ai inscrit ici les nuances correspondant aux lignes de Fraunhofer avec leurs longueurs d'ondes exprimées en cent-millièmes de millimètre.

Les différences dans les sensations de la couleur pour l'œil et de la hauteur des sons pour l'oreille, correspondent à des différences dans la durée de vibration des ondes lumineuses ou sonores; aussi a-t-on souvent cherché à diviser les couleurs du spectre d'après le principe adopté pour les tons et les demi-tons de l'échelle musicale. C'est Newton qui.: fit le premier essai de ce genre ; mais comme il ne connaissait pas encore la relation qui existe entre l'étendue occupée par les différentes couleursdu spectre prismatique et la nature de la substance réfringen te, et que, de plus, il n'était pas favorable à la théorie des ondulations de la Iuh mière, encore peu développée à cette époque, dans l'étendue qu'il connaissait au spectre, c'est-à-dire, entre les lignes B et // environ, ili partagea le spectre des prismes de verre en sept bandes dont la largeur: était proportionnelle aux sept intervalles de la gamme phrygienne, c'cstri

à-dire aux nombres-, —, —, -, — , ^, ^; il distingua, pour coi-

respondre à ces sept intervalles, sept couleurs principales, à savoir : rouge, orangé, jaune, vert, bleu, indigo, violet.

Dans cette série il y a deux sortes de bleu, tandis que le jaune d'or, le jaune verdâtre et le vert glauque font défaut, bien que ces dernières!1 nuances se distinguent au moins autant des couleurs principales voi-i sines que l'indigo," du bleu cyanique et du violet. Ce fait résulte d'une; propriété des indices de réfraction dont nous avons parlé page 310, pro-.' priété d'après laquelle les couleurs occupent, dans tout spectre prismatique, une étendue proportionnelle à leur réfrangibilité. Dans les spectres par interférence, où la distribution des couleurs dépend seulement de la longueur d'onde et non delà nature d'un milieu réfringent, l'espace bleu violet est bien plus étroit et n'aurait pas été divisé effl trois bandes, tandis que l'espace du rouge et de l'orangé prendrait la place d'environ trois divisions.

Si maintenant nous voulons diviser le spectre en nous appuyant sui les découvertes et les mesures faites depuis Newton, et que nous appliquions à la durée de vibration des ondes lumineuses le principe d'après lequel on a divisé l'échelle musicale, comme nous l'avons fait pl. IV. fig. 1 , le jaune correspondant au son fondamental ut, la ligne A au soi le plus bas sol, nous aurons pour les demi-tons l'échelle suivante :

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