ÉPAISSEUR DE LA CORNÉE
Milieu.
Bord.
Je ne rapporterai pas ici les mesures de C. Krause sur la forme de la cornée, parce que son procédé ne paraît point assez sûr pour un élément aussi important. Remarquons seulement qu'il considère la courbure antérieure de la cornée comme présentant une forme sphérique, et la courbure postérieure comme étant le sommet d'un paraboloîde de révolution. En ce qui concerne l'épaisseur, j'ai trouvé sur quelques cornées que j*ai examinées, qu'elle était presque consUnte dans les
deux quarts moyens de la section et n'augmentait rapidement que vers les bords, de manière qu*au milieu les deux surfaces semblent être approximativement coq* centriques.
Kohlrausch a cherché à mesurer le rayon de courbure de la cornée sur des yeux vivants, en détermhiant la grandeur des images réfléchies sur la cornée. Celui dont Foeil devait être examiné était assis sur une chaise très-massive et k dossier élevé. Sa tête était maintenue par un appareil spécial, ce qui lui permettait de garder facilement une immobilité complète. Il fixe son regard sur un petit point blanc placé au milieu de Tobjectif d'une lunette astronomique disposée pour une distance de 2 à 3 pieds. La lunette est dirigée vers Toeil et de tdle sorte que le point blanc se trouve dans le même plan horizontal que le milieo de la cornée. Au foyer de l'oculaire sont deux fils d'araignée tendus parallè* lement, [qu'on peut, par un mouvement de vis, rapprocher l'un de l'autre sans altérer leur parallélisme. De chaque côté, et toujours dans le même plan ho* rizontal, se trouve une flamme dont la lumière, après avoir traversé l'ouverture circulaire d'un petit écran, vient frapper l'œil, et s'y réfléchit de telle sorte, qu'on voit dans la lunette deux petites images provenant des deux points brillants. On amène les deux fils exactement sur les images, puis on met à la place de Tcefl observé une échelle bien divisée sur laquelle on lit la distance des points de U cornée qui réfléchissaient la lumière. Connaissant cette distance, la distance de l'œil aux ouvertures des écrans et au centre de l'objectif, et enfin la distance de ces derniers points entre eux, on pouvait calculer approximativement le rayon de la cornée.
Kohlrausch trouva comme moyenne des mesures prises sur douze yeux 3,/i95 lignes de Paris (7""°", 87), comme minimum 3,35, comme maximum 3,62, et il calcule l'erreur probable dans chacune de ses mensurations comme s'élevant
Par une méthode semblable, mais dont il ne donne pas le détail, Seniï a déterminé, non-seulement le rayon de courbure, mais encore l'ellipticité de la cornée.
11 indique les résultats suivants :
Œil droit. Vertical...
(£il droit. HorizonUl.
Œil gauche. Vertical .