‹ Optique physiologiqueChapitre 25 sur 228 · HUMEUR AQUEUSE ET CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

HUMEUR AQUEUSE ET CORPS VITRÉ

mario, un peu de carbonate de soude, traces de chaux, acides sulfurique et pbosphorique). La partie organique semble être principalement de la matière mucilagineuse, et contient des traces d'une combinaison protéique. Un peu plus élevé que celui de Thumeur aqueuse, l'indice de réfraction du corps vitré diffère également à peine de celu de l'eau.

Dans l'embryon, le corps vitré présente une structure celluleuse ; mais plus tard on ne trouve plus des cellules que quelques restes, sous forme de membranes, noyaux, masses grenues, qui s'y meuvent plus ouTnoins librement. Le corps vitré doit probablement sa consistance à une faible quantité d'une substance organique très-gonflée (substance mucilagineuse ou fibrineuse) . De faibles quantités de fibrine qu'on peut séparer dans les liquides hydropiques donnent souvent de semblables masses gélatineuses, assez mobiles, qui laissent écouler le liquide lorsque l'on détruit mécaniquement la consistance du caillot. Lorsqu'on fait durcir le corps vitré dans des réactifs qui précipitent le mucilage, par exemple, dans des dissolutions d'acétate de plomb ou d'acide chromique, on trouve parfois dans les coupes des striures r^uliëres. Doit-on les attribuer à des membranes qui s'étendent à travers le corps vitré ? c'est ce qui est encore fort douteux,

Hannover, s'appuyant sur l'existence de ces lignes, |admet, dans le corps vitré de l'homme, l'existence des membranes planes qui se coupent toutes suivant une ligne allant du point d'entrée du nerf optique à la face postérieure du cristallin. Il dit qu'à partir de cette ligne, ces membranes s'étendent vers la périphérie du corps vitré où elles s'insèrent, de telle sorte que la structure du corps vitré rappellerait celle d'une orange.

En' parlant des images entoptiques, j'indiquerai les conclusions qu'on peut tirer de ces images relativement à la structure du corps vitré.

La membrane hyaloïde est une membrane très-mince, transparente comme du verre et amorphe, qui, dans la partie postérieure de l'oeil, double la membrane limitante de la rétine, à laquelle elle adhère fortement par tous ses points, sur le vivant (1) , tandis qu'après la mort l'adhérence n'existe qu'au point d'entrée du nerf optique et à Vora serrata. Devenue moins épaisse à partir de Vora serrata^ elle se continue au delà de cette zone jusqu'à la face postérieure de la capsule du cristallin avec laquelle elle se confond en k (pi. I, fig. 1), tandis qu'entre

(1) ViKTSCecAU in SUzber. d. Wiener Akad., XI, 943, et BuROW in J. Mûller's Archiv,

» (37, DESCRIPTH» ANATOIUQŒ DE LTEIL. S 6.

eDe et la partk ciliaire de la rétine vient s'interposer une autre membrane, la zf/ne tm la zanule de Ziim (ligamenium suspensorium leniis) , que quelques anatomistes considèrent comme étant im feuillet antérieur de la in^tiàbnLtie bjaloîde.

La zonnle est pUssée comme ime collerette, de manière à épouser la surface des procès ciliaires. Le bord antérieur ou externe de ses plis est fortement adhérent à la membrane limitante dans les cavités qui séparent les pUs des procès ciliaires; le bord postérieur ou interne de ses plis, qui correspond aux sommets des procès ciliaires, se rapproche de la mrâibrane byalolde. Dans la planche I, figure 1, la zonide.est déâ-

gnée par la ligne e. A droite, elle tombe entre deux procès ciliaires ; à gauche, elle passe par -dessus le sommet d*yn de ces procès. De cette manière, elle parvient jusqu'au bord du cristallin, et s'insère sur la capsule suivant une ligne ondulée. La figure 16 représente la projection d'un quadrant du cristallin sur un plan passant par l'axe ab. La ligne d'insertion de la membrane hyaloîde est désignée par cd. Au devant de cette ligne on voit une ligne dentelée, suivant laquelle s'insère la zonule.

L'espace en forme de fente, qui sépare la zonule de la membrane hyaloîde, s'appelle canal de Petit. Lorsqu'on insuffle ce canal après avoir mis à nu la face antérieure de la zonule, les plis de cette dernière s'étendent en prenant une forme bombée, et le tout prend l'aspect d'un ovc. C'est pour cette raison que Petit, auquel on en doit la découverte, lui donna le nom de canal godronné. Si l'on pousse plus loin l'insufflation, les parties déjà distendues de la membrane se déchirent, et il ne reste plus que les bords antérieurs des plis qui résistent, grâce à leur solidité plus grande, et forment des cordons qui attachent le cristallin au corps vitré. Ces bords antérieurs des plis sont, au reste, solidement unis à la partie ciliaire de la rétine, qui s'avance profondément entre les procès ciliaires, et cette partie de la rétine elle-même est intimement reliée à la couche pigmentaire. En cet endroit se trouvent aussi des faisceaux fibreux qui, d'après Brûcke, proviennent des fibres qui sont couchées parmi les cellules nerveuses de la rétine. Le long de Vora serrnta^ ces fibres se réunissent en faisceaux aux endroits qui correspondent à l'intervalle de deux procès ciliaires, et se dirigent on avant m suivant le fond de ces intervalles. Brûcke considère la zo-

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