I 19. BIBLIOGRAPHIE DE L'ÉTUDE DKS COULEURS
réalité, aux trois couleurs fondamentales de Th. Young, et c'est là, peut-être, la cause de ton action esthétique. D'autres couleurs, prises a é^le distance Tune de l'autre, font ép;a1e- Doeot un effet satisfaisant. Lorsque deux des couleurs sont trop voisines, l'effet devient moin.<« pur. C'est peut-être là le sens des observations d'I'NGER ; du reste, on ne peut évidemment pas songer h établir, dans ce qu'on appelle l'harmonie des couleurs, des règles aussi déterminées que celles des intervalles musicaux.
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1W7. Bbahdes* Art. Farbe, in Gehler's neiiem phi/aik. WGrterbuch.
,160 (275) DEUXIÈME PARTIE. — DES SENSATIONS VISUEIJ-ES. § 21. Toreille ; en effet, frappée par des ondes sonores de durées d'oscillatioD différentes, l'oreille, tout en réunissant les divers sons dans les sensations d'un accord unique, peut distinguer isolément chaque son composant, si bien que jamais deux accords composés de sons différents ne lui paraissent identiques; l'œil, au contraire, peut être impresâonoé de la même manière par des combinaisons de couleurs constituées d'une manière fort différente.
Ce que nous venons de dire se rapporte à la sensation immédiate, et n'est pas en contradiction avec l'expérience d'après laquelle un acte du jugement peut parfois nous faire reconnaître plus ou moins eiadfr ment la composition d'une couleur composée. — Quand on a quelque expérience sur les résultats du mélange de lumière chromatique, oq croit quelquefois voir réellement, dans une couleur composée, les couleurs simples qui la constituent, et Ton croit même reconnaître quelleest celle des couleurs composantes qui domine. On prend, dans ce cas, pour un acte de sensation, un acte de jugement basé sur l'expérience. Lorsqu'on examine, par exemple, du pourpre, on peut savoir qu'il est composé principalement de rouge et de violet, et reconnaître à peu près la proportions dans lesquelles ces coulcui*s sont mélangées ; mais on ne peut pas dire si cette couleur contient encore de faibles quantitéi d'orangé ou de bleu. Si cette connaissance provenait de la sensation, et non du jugement basé sur rexpéricnco, on devrait pouvoir répondre oussi bien à la seconde quostioii qu à la première. Quant au blanc, qui présente la plus grande variéti'' de composition, personne ne prétendu distinguer quelles sont les couleurs simples qui entrent dans sa fonoation, s il y en a deux, trois, quatre, ni quelles elles sont. L'exemple du vert est Uès-convenablc poin* montrer combien on peut se tromper dans les appréciations d(^ vc genre : des hommes comme Ga*ih? el Brewster, trouïpés par les mélanges dtM.ouleurs employés en jieintiire, ont cru y voir le jaune et le bien; tandis qu on peut démontrer actuellement qu'il n*est pas possible de foriner de vert avec ces couleurs, à moins d'en prendre des variétés qui soient elles-mêmes verdàtres.
l/illii'=ïi<>n |)ar laquelle on croii voir simultanément, au même endroilt deux couleurs simples différentes, est surtout frappante lorsqu'une surface e-t éclairée en même temps par les deux couleurs, de telle soitt qu'elles pn'*donrment chacune en des points différents, en particulier lorsrpie l'une forme un fond sur lecjuel i'autic» représente un dessin rfî.;nlier. L'e\[)érienci* réussit mieux encore si Ton fait voyager ledesBi ou ](stache<. Nous croyons souvent alors apercevoir en même tempse^ au nièni(» endroit les deux couleurs, l'une paraissant vue comme ù tratef*— l'autre. Nous procédons alors comme lorsque nous voyons les objets*"