HISTORIQUE DES MÉIANGES DE COULEURS. (307) Û
lire et extraordinaire dans le cristal, une couleur qui correspond à l'un des ïgrés du syrtème des anneaux de Newton. Les deux sortes de lumière arrivent éhiigfesl !*oeil de l'obserrateur.
L'éCud* 4a nélaiifB des couleurs a eu son point de départ dans l'expérience que les intrea oui faite du résultat de mélanges obtenus sur leur palette. — On trouve dans Pline la nCi«i que les anciens peintres grecs savaient représenter tout avec quatre matières coloitM« tandis qu'à son époque» où l'on possédait bien plus de couleurs, on n'arrivait pas à allier avec eux. Cependant, d'après les recherches chimiques de Davt (i), on sait que les coum enapleyées dans le célèbre tableau romain de la noce aldobrandine sont très-peu nom- Niaai. LtONAED ai Vma indique, outre le blano et le noir, qui ne sont pas, à proprement lier, daa eouleurs, quatre couleurs simples : le jaune, le vert, le bleu et le rouge; dans un tre paaaage, U denuinde, de plus, pour la peinture, l'orangé {lionato) et le violet {morefio^ é p&wmaMMo), LtoRAiD de Vuici compte toujours le vert au nombre des couleurs simples, ïD quMl sache qu'il peut être obtenu par mélange. Faut-il attribuer cette contradiclion avec déflnition des couleurs simples, qu'il définit comme ne pouvant pas s'obtenir par mélange^ à
qu'il aurait remarqué que le vert simple est bien plus vif que le vert compose ? — Dans un sai de classification des couleurs et des matières colorantes, par Waller, antérieur aux cherches de NhiiTON, on trouve les trois couleurs fondamentales, si généralement admises puis, le rouge, le jaune et le bleu, citées comme un fait scientifique universellement admis. 1 reconnaissant qu'U suffit de trois couleurs fondamentales { on reconnaissait implicitement
fait que l'aspect de la lumière colorée est une fonction de trois variables seulement. Quant i choix des couleurs fondamentales, que WI'msch et Thomas Young n'ont cherché a modifier le bien plus tard, les expériences sur les mélanges des matières colorantes l'avaient fluencé de la manière la plus évidente. On croyait pouvoir faire du vert avec du jaune et 1 bleu, ce qui est vrai pour les matières colorantes, mais non pour la lumière colorée.
Newton a fait le premier la synthèse de la lumière chromatique, et cela au moyen du lettre prismatique, mais pour élablir la règle des mélanges, il se servit aussi des mélanges s poudres colorées, sans attribuer une grande influence aux difl*érences de ces procédés, ifirences qui ne paraissent pas lui avoir échappé complètement : les moyens expérimentaux écessaires pour examiner la chose de plus près manquaient encore à cette époque. 11 dit que : subflnvum et le cyaneum (c'est-à-dire le jaune verd&tre et le bleu cyanique) ne peuvent •rmer qu'un vert blanchâtre. Newton fut aussi le premier à établir une expression un peu ucte de la loi du mélange des couleurs eu la ramenant à une représentation graphique et à
construction des centres de gravité, dont nous avons parlé plus haut. La loi s'accordait bien rec les expériences alors connues, et il n'en a pas fait de vérification plus exacte. La repréntJtion du système des couleurs sur un cercle était une extension du système de trois couirs fondamentales objectives ; il ne parle pas de ce qu'il y a d'insuffisant dans ce dernier stème.
Dans leurs expériences relatives à la classification des couleurs, les physiciens postérieurs loomèrent au contraire, pour la plupart, au système des trois couleurs fondamentales : ons Le Bi^hd (1735), De Fay (1737), Tobias Mater (1758), J. H. Lambert (1772),
R. Bat, J. D, Forbes. La plupart d'entre eux procédaient en mélangeant des pigments terminés, d'après des proportions de poids déterminées. Mater s*est servi du cinnabre, du uw royal (chromate de plomb) et du bleu minéral (verre de col>alt) ; Lambert a pris le carmin, goomie-gutte et le bleu de Prusse (cyanoferrure de fer). Ce dernier a aussi déterminé les iporia de saturation de ces matières colorantes, en déterminant les poids suivant lesquels GÎnt les mélanger deux à deux pour produire une couleur composée qui diffère également
ses deux composantes. II trouva ainsi : une partie de carmin, trois de bleu de Prusse et c de gomme-gutte, et il prenait les poids ainsi obtenus pour unités dans la formation de I mélanges de couleurs. Du reste, les mélanges de matières colorantes qui présentent une grande différence ont un aspect assez désagréable et gris.
Platiac a fait en 1H29, avec les disques, et Volkmann en 1838 avec les images de difTun, des expériences qui ont fourni des résultats qui s'éloignaient de la règle admise jusqu'alors, na les conditions où l'on pouvait attendre des mélanges oolorés, mais ils n'ont pas été amenés nehercber de plus près les motifs de ces contradictions. Par des expériences sur le méigedes couleurs spectrales, j'ai été amené à reconnaître que le mélange de lumière donne
(1) GiiberC^ Annalen^ LU, 1.
des résultats différents du mélange des couleurs pulvérulentes et à trouver rexpUcatioo d« cette différence. Je. m'étais servi, à cet effets du mélange des couleurs spectrales à l'aide ds la fente en Y, et je n'avais obtenu le blanc avec aucun autre couple de couleurs qu'avec le jaune et l'indigo. Le désaccord de ces faits avec la loi des mélanges de Newton conduisit Grassmann à rechercher de plus près les principes de cette loi. Les recherches sur le mélange des couleurs spectrales, que je fis ultérieurement à l'aide d'une meilleure méthode, levèrent les contradictions apparentes de l'expérience et de la loi de Newton , pour ce qui concerne son application aux constructions de centre de gravité ; cependant contndreroenl à l'opinion de Grassmann, je dus reconnaître comme non démontrée la forme circulaire du champ des couleurs. Maxwell, enfin, a vérifié expérimentalement en 1857 les principes de la loi des mélanges de Newton.
La théorie des sensations colorées de Th. Yodng était restée inaperçue comme taot d'autres choses que ce merveilleux chercheur a trouvées^ en devançant son époque, jusqu'à ce que mes recherches et celles de Maxwell attirassent l'attention sur cette théorie. On le contentait d'admettre que le nerf optique peut recevoir différentes sortes de sensations, Mm rechercher pourquoi le système de ces sensations est tel que l'œil nous le présente en réalité.
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(L'ne couleur vue à travers une autre.)
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