‹ Opuscules d'un arabisant, 1868-1905Chapitre 17 sur 34 · Analyse d'un mémoire sur Vimmortalité de Vâme · texte numérisé non relu

Analyse d'un mémoire sur Vimmortalité de Vâme

* L'édition française, épuisée et rare, n'a été tirée qu'à 500 exemplaires. Mon ami, M. Nahum Slousch, qui, nourri des anciens textes, a gagné une maîtrise glorieuse dans la prose hébraïque moderne, m'assure que l'éditeur de la traduction Braunstein a eu l'audace d'en faire imprimer dix fois autant.

chez 1rs Hébreux, dans les Comptes rendus de l'Académie des inscriptions el belles-lettres de 1873, p. 78-85; Cf. p. 16, 85-86. 146-147, 151. Voir aussi L'immortalité de tàme chez les Juifs, ibid. de 1882, p. 213-219; Cf. p. 184 et ibid. de 1883, p. 9.

25. Inscription bilingue de Aïn-Yoïissef, dans h Remit archéologique de 1876, I, p. 175-179; cf. Journal asiatique de 1876. Il, p. 37; de 1883. II. p. 65.

26. Quelques observations sur les inscriptions du Safa, . dans les Comptes rendus de 1877, p. 269-273 ; cf. p. 257. !

27. Cachet hébraïque trouvé en Mésopotamie, ibid. de I 1878, p. 168-171; cf. p. 148.

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On comprendra que, lorsqu'il s'agit de poser devant moi, comme un peintre se servant à lui-même de modèle, je marque seulement les étapes de ma carrière objectivement, en spectateur impartial autant que j e le puis, sine il a et studio. Ne àParislel? juin 1844, j'ai fait mes études classiques aux lycées Charlemagne et Bonaparte (celui-ci le lycée Condorcet actuel). Bachelier ès-lettres en 1860, licencié ès-lettres en 1863, docteur en philosophie de Gœttingen en 1866, j'ai étudié Thébreu, l'arabe et les langues sémitiques à Paris, où mes maîtres ont été le grand-rabbin de France Uimann, mon père et Reinaud;à Gœttingen, où j'ai été l'élève d'Ewald, de Bertheau, de Wùstenfeld et de Théodor Benfey; à Leipzig, comme disciple de Fleischer * et de Krehl. Lors de ma rentrée à Paris, au printemps de 1866, j'ai eu l'honneur de travailler sous la direction de Salomon Munk^ jusqu'au moment où, à l'automne de cette même année, je suis entré au Département des manuscrits de la Bibliothèque Impériale pour y continuer le Catalogue des manuscrits arabes interrompu depuis qu'en 1859, Michèle Amari avait quitté la terre d'exil pour

* Morgenlàndische Forschungen. Festschrift Herrn Professer Dr H. L. Fleischer zu seinem fûnfzigjâhrigen Doctorjubilâum am 4. Mârz 1874 gewidmet von seinen SchûlernH. Derenbourg, H. Ethé, O. Loth, A. Mùller, F. Philippi, B. Stade, H. Thorbecke. Leipzig, Brockhaus, 1875.

• Moïse Schwab, Salomon Mank (Paris, 1900), p. 179-181 ; cf. Comptes rendus de P Académie des inscriptions et belles-lettres de

LFpnscnlesarûn arabisant

rentrer dans sa patrie '. Le 31 août 1870 est la date à la fois de ma démission comme employé de la Bibliolhéque et de mon mariage, à Paris, avec Betty Baer, fille de Herrniann Joseph Baer, le grand libraire de Francfort-sur-le-Mein. Celui-ci rae confia la direction d'une succursale fondée à Paris.

Suus l'impulsion de ma femme, je l'estai adonné àines études de prédilection et, dès 1875, j'étais presque simultanément nommé professeur d'arabe et de langues sémitiques au Séminaire Israélite de Paris, sur les cadres duquel je figure encore comme professeur honoraire, et chargé d'un cours de grammaire arabe à l'École spéciale des langues orientales vivantes. En avril 1879, je réalisai mon rêve d'adolescent d'occuper unjour, dans cet établissement d'enseignement supérieur, la chaire d'arabe littéral, occupée jusqu'en 1838 par Silveslre de Sacy et supprimée en 1867 à la mort de Reinaud. En 188() et en 1905, le Ministère de l'instruction publique, qui m'avait, en 1876, délégué comme l'un de ses deux représentants au 3' Congrès international des orientalistes de Saint-Pétersbourg, me chargea de missions scientiliques à l'Escurial et dans les bibliothèques de l'Espagne pour y rechercher et pour y cataloguer les manuscrits arabes. Le résultat le plus important de mon premier voyage d'exploration fut la découverte, à l'Escurial, de V Autobiographie d'Ousàma, document capital sur l'histoire des premières croisades*. .

En 1881, Ernest Renan me fit attacher comme auxiliaire à la Commission des inscriptions sémitiques de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Je fus

' Plus liaul, p. 168.

':VoIr mon Avant-propos en français à la Iraduclioa aile- |d«( par le pasteur Sclmmann, de ï'Aafobiographie d'Oùn(Iniisbruck, Wagner, liMâ).

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chargé spécialement, sous la direction de mon père, de la partie himyaritiqiie et sabéenne.

Deux chaires m'échurent depuis lors : en 1884, celle de langue arabe à l'Ecole des hautes-études, section des sciences historiques et philologiques ; en 1885, celle d'islamisme et religions de l'Arabie à l'École des hautes-études, section des sciences religieuses, qui venait d'être créée.

Chevalier de la légion d'honneur en février 1897, j'ai été élu, le l'"* juin 1900, membre de l'Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres). Jamais je n'exprimerai en termes assez chaleureux la reconnaissance que j'éprouve envers mes confrères qui m'ont accordé ce couronnement de ma carrière. Quel vif regret pour nfion cœur de ne pas voir parmi nous chaque vendredi mon père, non plus qu'Elrnest Renan et Gaston Paris, non plus que plusieurs de ceux que j'ai tant aimés !

Les années, en s'écoulant, m'ont comblé, puisque je suis devenu commandeur de la Couronne d'Italie, officier de l'instruction publique, membre honoraire de l'Académie de l'Histoire de Madrid, membre honoraire de l'Institut égyptien du Caire, membre honoraire de la Society ofBiblicalAicheologyde Londres, membre du Conseil de la Société asiatique, membre du Conseil de perfectionnement de la Mission scientifique française du Maroc, membre du Comité central de l'Alliance Israélite, membre du Conseil de la Société des éludes juives, vice-président du Conseil d'administration de l'Ecole de travail israélite, membre du Foreign Board of Consulting editois de la Jewish Encyclopedia. J'ai été l'un des directeurs de la Grande Encyclopédie, dont les 31 volumes portent ma signature.

Je n'ai ni enfant, ni neveu. Avec moi s'éteindra la dynastie des Derenbourg orientalistes.

Bibliographie de H. D.

<1866-inars 1905>

Bibliographie de H. D.

<1866-mars 1905)

BIBLE ET judaïsme

1. Version arabe d'Isdie de R. Saadia ben Josef Al- Fayyoûmî, publiée avec des notes hébraïques et une traduction française d'après l'arabe par Joseph Derenbourg et Hartwig Derenbourg. Paris, Ernest Leroux, 1896, in-8o, vu-150 et 116 p.

2. Version arabe du Livre de Job de R. Saadia ben Josef Al-Fayyoûmî, publiée avec des notes hébraïques par W. Bâcher, x-122 p. Accompagnée d'une traduction française d'après l'arabe par J. Derenbourg et H. Derenbourg. Paris, Ernest Leroux, 1899, in-8°, 68 p., introduite par un Avant-propos de xxni p., signé : Paris, ce 29 juillet 1900, 5** anniversaire de la mort de moji père. Hartwig Derenbourg.

3. Les mots grecs dans le livre biblique de Daniel^ dans les Mélanges Graux (Paris, Ernest Thorin, 1884), p. 232-244. Traduction anglaise par M. Jastrow j^ dans Hebraica, IV (1887), p. 7-13.

4. Nœldeke (Th.). Histoire littéraire de U Ancien Testament^ traduit de l'allemand par MM. Hartwig Derenbourg et Jules Soury. Paris, Sandoz et Fischbacher, in-8« et iD-12, iv.389 p.

5. Catalogue des manuscrits judaïques entrés au British Muséum de 1867 à 1890, dans la Revue des études juives, XXIII (1891), p. 99-116 et 279-301.

6. Henri Gréville, La juive. Notice, ibid., IV (1882), p. 306-307.

7. D. H. MûUer und J. von Schlosser, Die Haggadah von Sarajevo. Compte rendu dans le Journal des Savants de 1898, p. 657-668. 2^ édition dans les Opuscules d'un arabisant, Paris, Charles Carrington, 1905, p. 49-

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