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XXII. SOUDURE OU PARTITION DE DEUX FLEURS

1° Chez le Malope trifida. — On sait que les Synanthies s'accompagnent ordinairement d’une réduction dans le nombre des parties. Le cas que j'ai observé chez un Malope trifida est intéressant à ce point de vue qu'il coïncide avec une augmentation de nombre des organes.

Le stipulium (calicule des auteurs) est à six pièces à peu près normales.

Le calice à douze divisions régulières et trinerviées, à l’exceplion de l’une d'elles qui est parinerviée, et dont l’une des deux nervures se rend dans une dent latérale de cette division.

La corolle à douze pétales disposés en trois groupes ; cinq de chaque côté du prolongement de l’axe floral décrivent par leur ensemble les trois quarts d’une circonférence, et les deux autres placés sur la ligne de section de ces deux circonférences , divisent la cavité de la fleur en deux parties égales ; — cinq des pétales d’un côté sont un peu plus grands que les cinq opposés.

Du milieu de chaque cercle de pétales s'élève une colonne stamino-pistillaire, et les ovaires de chaque fleur sont normaux.

Le pédoncule de cette double fleur est un peu aplat au sommet, et porte, sur le milieu de chaque face, une ligne saillante indice de la soudure ou de la partition.

Il importe d'ajouter que la feuille à l’aisselle de laquelle est né ce pédoncule , a un pétiole simple, mais plus large que d'habitude et terminé par deux limbes foliaires, l’un supérieur normal trinervié, trilobé, l’autre subréniforme, à quatre nervures primaires presque équidistantes, et à bords créneléslobés , recouvert par le supérieur.

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