C. Ledon IV, Clus. Æist. T9. — Lob. Obs. et ic. — Taber
næm. /e. et ÆHist. — Ger. emac. — Ledon alterum angustiore folio. Camer. ex fide G. B. — Cistus Ledum hirsutum sive 4" Clusii. Parkins. — Cistus Ledum khirsutum. G. B. — Cistus
Ledon IV Clusii flore candido. 3. B. Æist. 2, 10.
b Il vient aux environs de Narbonne et en Espagne. II s'élève à la hauteur de deux pieds ; sa Lige est rouge velue dans la partie supérieure. Ses rameaux sont flexibles ; ses feuilles presque ovales sont ridées en dessus et en dessous, plissées sur les côtés, souvent semblables à celles du C. crispus, quelquefois à celles du C. salvifolius , portées sur un très-léger pétiole qui tient à celui de la feuille qui lui est opposée. Des pédoncules velus d'environ deux pouces partent de l’aisselle des feuilles. Ils sont accompagnés ordinairement de deux rangs de feuilles opposées ; ils supportent trois ou quatre fleurs porlées chacune sur un autre petit pédoncule qui est réfléchi vers le bas de la plante avant le développement de la fleur, et qui se redresse à cette époque. Les calices sont composés de cinq feuilles velues et làches ; les corolles sont moins grandes que celles du GC. à feuilles de sauge. Les capsules sont pelites, arrondies , et contien-
nent des semences beaucoup plus grosses que celles de tous
les autres Cistes analogues.
Les synonymes C. Ledon IV, Clus. Æist. 79, et C. Ledum hirsutum G. Bauh., rapportés par Lamarck (et aussi le premier par Dunal, {. c.) au C. hirsutus Lam. et par Pourret à son C. varius , sembleraient indiquer que ces deux dernières dénominations doivent s'appliquer à une même espèce. Toutefois il n’en est rien ; car, dans le C. hirsutus Lam., les pédoncules sont toujours dressés , tandis que les fleurs du €. varius Pourr. sont supportées par de petits pédoncules d’abord réfléchis.
Je crois devoir rapporter au C. varius Pourr.,le C. Pouzolziè Del., me fondant sur ce dernicr caractère. Les feuilles plissées sur les côtés, les pédoncules tri-quadriflores, les fleurs petites à pétales blancs, conviennent aussi à l’un et à l’autre. Le seul caractère qui pourrait jeter quelque doute sur cette détermination, c'est celui des feuilles brièvement pétiolées ( breviter petiolatis), tandis qu’elles sont ordinairement sessiles dans le C. Pouzolzii Del. Toutefois , il convient de remarquer que Pourret les dit portées sur un très-léger péliole qui tient à celui de la feuille qui lui est opposée ; c’est les dire implicitement connées , et elles le sont en effet.
V. Cisrus pugius Pourr., /. c., p. 312, n° 349.—C. Pecun, Mss. n° 9.
Diagnose imprimée : foliis petiolatis, oblongo-lanccolatis , acutis, subcordatis , enerviis, supra lævibus viscosis , subtus vero incanis; pedunculis axillaribus multifloris; » (2. c., p. 312).
Diagnose et description inédites du C. Pechi : foliis ovatolanceolatis acutis, petiolatis, non connatis, junioribus subtus incanis, omnibus supra leviter viscidis.
Cistus ledum Salviæ folio hispanicus. Barrel. Zc. 314.
» Cette espèce, que j'ai appelée du nom de mon excellent ami M. Pech (1), médecin de Narbonne, très-versé en his-
(1) Le nom de ce médecin est aussi cité avec éloge par Lapeyrouse, dans son listoire abrégée des Plantes des Pyrénées, p. xxvij.
toire naturelle , fut trouvée par ce même monsieur dans une herborisalion que nous faisions ensemble aux environs de Cascastel dans les Corbières. Nous ne l'avons jamais vue en fleurs, ce qui nous empêche d’en donner la description. Elle tient le milieu entre le Cist. laurifolius et le C. salvifolius ; mais elle diffère du premier par les pétioles qui ne sont point unis l'un à l'autre , et du dernier par la forme des feuilles et tout le port de la plante.
Il est à regretter que les caractères floraux de cette plante soient omis aussi bien dans la diagnose que dans la description. Toutefois, je n’hésite pas à la considérer comme une des formes ou variétés du C. longifolius Lam., espèce qu’en raison de ses variations, M. Spach appelle Ledonia heterophylla ( Hist. véo. phanér., t. 6, p. TT), et que M. Timbal-Lagrave tient pour une hybridedes €. populifoliusL.etC. salviæfoliusL. J'ai vu, dans l’'Herbier de ce dernier botaniste, de nombreuses formes du C. longifolius Lam., se rapprochant davantage les unes du C. populifolius L. {et appartenant, je crois, au C. petiolatus Martr. (4)\), les autres du C. salviæfolius L.