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Mercàtor/ Atlas-minor., 1621, ad verbX et Mer u la / Cosmographie générale; Gol- LUT | Mém. de la RépuhU séquanoise , fol. zbi), et Foderé^ Recherch. des Antiq.
de Dole); le P. Dunoo ADécouv. de la ville dr Antre , i; art * 2 » chap. 5 , diss. &), et D. Martin /Hist. des Gaules , vol. 2 , et Z)/c£. géogr^ ad verbh Normant J^Diss.
sur FArtiq. de Dôle. 1744, pag. 18 et 3^, et Lampinet ( 1 ) r BïbU hist., tom. i f n/ 262I BuLLETi-iI!fe'/7î. ftWa langue celtiq., tom. 1, pag. i&J, et Bergier Yjkf^m. Mss.
de C Acad. de BesançorL assignent sa position à Dole. '
Michel -Antoine BaudrandÇ Géographe 1682 , ad verbX avoue simplement quid sit hodie non constat; D. Bouquet (Rec. des* Hist. de Fr. , t. 1 , p. 79/, confesse, quo in loco siturn fuerit hoc oppidum ignoratuf > le Professeur Dunod J^Hisl. des Séq., t. 1 1 pag. 104V doute même si jamais elle a existé.
Parmi ee\\\ de ces écrivains qui ont donné , la raison de leur opinion sur le placement de cette ville, nous remarquerons le Jésuite Dun an 1 Découv. de la ville d 'Antre x loc,
(1) Nous ne connaissons de cette Dissertation qua son objet et sa conclusion annoncés, selon la Bibl. hist. éd. de M. Fontette, MSS. f N.° 262; elle étoit entre les mains des descendant de l'auteur.
city, qui fonde son avis sur ce, dilemme singulier : Dole est une ville ancienne; cela se prouve par les beaux restes d'antiquités qu'on a découverts en fouillant le sol de cette ville et de ses environs ; or , Ai JWr/o? n'est ni Vesuntio , ni Aventicum , ni Equestris; donc il ne peut être que Dole. *
M. de Fojitette£ BïbL* hist* de France , t. i , p. 24I observe avçc plusieurs sa vans au sujet des discussious sur la découverte de la ville d'Autre , que jamais on n'a soutenu une mauvaise cause avec plus d'esprit; mais il faut de plus convenir ici que jamais ce ne fut moins le cas d'applaudir à la logique du R. P.
Son Neved , ( Histoire des Séquanois , tome 1 , page 104) , prétend que le mot est altéré par les copistes , que sur plusieurs exemplaires de Ptolémée , par lui consultés , oiï lit OuiQovtov , Besançon'; mais, lui observent très bien MM. NôRMANT-<et' Chevalier,
(piss. sur CAntiq. de Dole), loc. cit.) en ce cas, Besançon se trouveroit donc 'nommé deux fois de suite l'une apçès l'autre , ce qui seroit ridicule; il seroit designé par une longitude et une latitude différentes, ce <Jui n'est pas admissible.
Tout en combattant la leçon d'OwjSoyrw >
.M. Chevalier^ Mémoire historique syr
Poligny , tome i, page 79/, çn adopte un* du même genre, celle cVOv^Tctriov^ qu'il dit se rencontrer sur quelques exemplaire^ pour en tirer une induction par le rapprochement des^nots Otffr&nw et Moustlgney ; on sent assez combien cette manière de forcer les étymologies et les syllabes peut pré* ter à l'arbitraire, et le peu de fonds qu'on doit faire sur de semblables conjectures.
NORM4NT \ {Diss. sur TAntiq. de Dole , 1744, P a g» *8 et 36) veut que Amagèbobria (a) , Pons-Dubis (3) , (pour un peu il auroit dit aussi Crusinie dont il laisse à deviner la position) et Dole , soyent une seule et même ville, et qu'elles se soyent succédées les unes aux autres : à une telle , assertion , on est sans doute dispensé de répondre .: il conclud de ce que Dole est situé entre le midi et le couchant de Besançon , que c'est la ville nommée par Ptolémée; mais combien d'autres lieux se trouvent entre le sud et l'ouest de cette métropole de la grande Séqua,* noise? Dole, ajoute-t-ii, recèle des restés
(2) Dans une Dissertation insérée N.° XI des Mém. de TAcad* CtXu % nous avons prouvé qvfjtmaï gëtobria ne pouvoit être placé ailleurs qu'à Fontailler sur Saône.
(3) Nous avons assigné, dans un Mémoire particulier, la position de Pons»Dubi$ et de Crusinie*.
d f antiquités (4) ; mais combien d'autres lieux n'en renfermeut-ils pas que le hasard seul peut faire découvrir.
Dan ville { Notice des Gaules , 1760 9 loc« fcit., pag. 268/ dit : «on ne peut former que xi des conjectures sur un Heu qui n'est connu « d'ailleurs par aucune circonstance, et qui ce est ignoré spécialement dans les itinéraires.., « Il a existe une ancienne ville vers les Vosges...
(4) Je possède une petite statue d'Hercule en bronze, trouvée il y a six ans dans des vignes auprès de Dote: elle est d'un décimètre de hauteur, adossée à une colonne de cuivre carrée d'un centimètre de dimen- , sion , et paroî» avoir servi à l'ornement de quelque ïneuble. — L'Hercule est absolument nu, les cheveux très-épais rabattus sur le front, la barbe épaisse descen* fiant jSiir la poitrine, le bras droit levé tient en l'air une massue qu'il porte au dessus de sa tête; un serpent s'entortille en grimpant le long de la jambe et de la cuisse gauche. L'autre bras, malheureusement cassé au coude, est dans une position telle, qu'on doit croire que la main gauche est destinée à le débarrasser de ce serpent ; peut- être Fa-t elle déjà saisi , et la massue est' levée pour l'assommer : ce qui le feroit croire, c'est que le regard d'Hercule $3t touçné sur le serpent. Les épaules seulement sont adossées à la colonne de cuivre; de sorte qu'on voit détachés les contours des jambes, des cuisses et des reins. Cette petite statue conserve la teinte antique; je l'ai moi-même dégagée du massif de terre jaunâtre qui là renfermoit, et qui faisoit, pour ainsi dire, corps avec le métal
« Il n'y a point trop de tén^rité à y placer Iç « Dittatium de Ptoïemée, puisque jusqu'à « présent on ne lui a point connu d'autre « emplacement. » Les termes d'hésitation employés par ce célèbre géographe de l'ancienne Gaule, indiquent assez qu'il faisoit lui-même très- peu de fond star cette conjecture.
Au milieu d'une telle divergence d'opinions, la position de ùki^arnot ou ^{rramot n'en est restée que plus incertaine : essayons à notre tour d'aborder la question , adhuc subjudicè lis est; examinons du moins si réellement il est impossible d'assigner précisément le lieu où fut placée cette ville , l'une des quatre principales de l'ancienne Séquanie.
Un seul géographe (5) en fait mention , mais c'est Ptolémée, celui de tous les anciens, au suffrage de Danville, EccL géogr. sur Vanc. Gaule , «tftji * P* 55 , qui , par son habileté dans l'astronomie, a été^le plus à portée de combiner avec quelque
(5) Le npm de Dittatium se trouve cependant inscrit sur les cartes qui accompagnent l'édition de Strabon , Géogr. donnée par Xylahder $ Baie , l57r, p. 190, en ces termes: Popttli — Sequani — Ciyitates nasium , Dittatium, Aventicum. Mais comme le texte de Strabon n'eu fait nulle mention, on doit penser^ue cette addition appartient au Commentateur»
Cioj justesse les mesures itinéraires avec retendue du degré.
Ptolemée nomme cette ville : c'en est assex pour qu'on ne puisse pas douter de son existence; car on ne sauroit imputer à ce mathématicien, surnommé par les Grecs très* divin et très-sage , d'avoir supposé une ville qui n'existoit pas. Il la place dans la Séguanie, cela suffit pour qu'on ne puisse pas, qu'on ne doive pas la chercher ailleurs qu'en cette province. Il la nomme la première, non à titre de prééminence, dit Dan ville, iVotice des Gaules , Joe. cit., mais comme la plus occidentale; ordre qu'il a constamment suivi dans la série des autres cités jusqu'à Aventicum qu'il nomme la dernière comme plus rapprochée de l'est, et parce que les degrés de longitude se comptent d'occident en orient. .
Dans quel lieu de la Séquanie Ptolemée indi<[ue-t il cette ville? au 25. e degré iô minutes suivant les uns, 25 degrés 3o minutes suivait les autres, de longitude du méridien j| des îles Fortunées, et au 45/ degré lo minutes de latitude septentrionale. '
Quoique cet illustre cosmographe, dit toujours le célèbre Djlnville , EccL géogr. , P a S* 9^» ait dû renchérir sur tqpt ce qui l'a précédé , il a néanmoins erré de la cinquième
partie d'un degré sur la détermination de la latitude d'Alexandrie d'où il écri voit, Tan i38 de J. C, ibid. 9 ce qui le fait différer d'un sixième pour le moins d'une juste évaluation. Ptolémée prenoit pour premier méridien celui qui passe pa» la plus éloignée des îles Fortunées ou Canaries, lieu le plus occidental que Ton connût alors; depuis, on recula le méridien de plus en plus, et il fut fixé, par ordre de Louis Xlll, à l'île de Fer, la plus occidentale de ce> parages , Encyclopéd. infoU verbo Méridien; ces différences, quoiquç légères, ont dû influer sur la manière de calculer les distances , Eccl. géograph. sur la Gaule, pag. 56; aussi convient-on assez généralement que Ptolémée avance toujours trop en longitude et recule trop en latitude, Découv. de la ville d'Antre, pag. 35 ,çt 36; mais il est reconnu qufc si cet autetff s'est trompé de quelques minutes, s'il n'est pas tout-à-tait juste aujourd'hui , il a erré partout d'une manière uniforme, ibid. , tom. a, pag. 188, ce qui donne toujours les mêmes distances d'un lieu à un autre , surtout si l'on en adopte un invariable pour point de départ et de comparaison.
Appliquons cette dernière méthode qui est, sans contredit , la plus juste et la plus sûre , et qui est aussi la plus facile à saisir par tout le monde.
Assurément Besançon n'a pas changé de place (6) ; César f antérieur de plus d'un siècle à Ptolémée, disoit de celte ville : /lumen Dubix, ut circino circumductum , pêne totum oppidum cingit; reliquum spatium, quod est non ampliàs peduum cxxx, quàflumen internûttit, mons continet , magna attitudine , ita ut\ar dices ejus montis , ex utraque parte ripca fluminis continuant. Hune murus circumdatus arcem efficit , et cum oppido conjungit. Cest encore aujourd'hui, la position si exacte et si vraie de cette ville, que personne ne pourroit la décrire autrement, ni mieux. Que le Consul romain.
Or, si Ptolémée mit Besançon au 46/ degré o minute de latitude, et Dittatium au 45/degré 40 minutes, c'est comme s'il avoitdît : Dittatium est à $0 minutes oui de degré de latitude de moins (|ue Besançon.
Si donc Besançon est 1 aujourd'hui au 47/ degré 48 minutes de latitude (7) f Dittatium
(6) Pour s'y retrouver dans sa manière de calculer, le Docteur Normant, Antiq* de Dole, p. i5, est obligé de reculer Besançon sur le penchant de* la citadelle où il prétend qu'il éloit autrefois (ce qui n'est pas exact d'après César ) , et d'éloigner Dole vers le sud-ouest ; rien ne prouve mieux combien son calcul est défectueux, que d'être obligé de recourir à de pareils moyens. Vid. p. i5.
(7) Nous avons puisé cette latitude de 47 degrés
doit être reculé du côté du midi à 46 degrés 58 minutes de latitude, ce qui en fixe la position
18 minutes dans Lamartiniêre , Grand Dict.
géogr., 1740, verbo longitude; Vosgien, Dict» géogr* portatif, ad verbum ; Lacrckx, Géogr. modem. Tabl% de Long., tome 1, fol. 19; dans les Cartes de No lin, Carte du Duché de Bourgogne, 2 feu i II. ; De Lis LE, Carte de France % divisée en 83 départemens 9 1796, D. Noël, en tête de FHist. des Gaules , par . D. Martin ;*et D. Bouquet ( GalL anu) en tête du Rec. des Hist. de France, toon I et 3; Lamarche, Carte de la Républ. franc., divisée en 89 départe» mens, 1797; et Poirson, Carte de France, 1798. Nous ne dissimulons cependant pas que d'autres géographes placent Besançon à 47 degrés , i3 ou 14 minutes de latitude; mais cette différence n'influe pas sur notre rapprochement, car il sera toujours constant que les villes de Besançon et Seurre seront toujours entre elles également distantes; le mode do calculer les distances seul varie.
Quant à la longitude, nous l'avons placée avec Nolin, Robert, Atlas portatif, 1796, in-4. , Vos- GlEN, Dict. géogr. portatif Poirson, Carte de France 9 1798, et La Pie , en tête de la Géogr. de Ment elle, à 23 degrés, 44 minutes de longitude, mêmes raisons que pour la latitude, ces villes ne changent pas de place; elles sont toujours entre elles dans les mêmes rapports.
Nous avons placé tant soit peu au midi de Seurre le 47.* degré, o minute de latitude d'après les cartes deNoLTN, Carte du Duché de Bourgogne, Immarche, Carte de la Républ. franc. , divisée en 89 Départe» mens, Bonne, Carte de France , et Poirson, Carte
sur la ligne qui seroit tirée au niveau du confluent duDoubs et de la Servolle, passant par les villages de Villers Robert, Annoire, Longvi , Cbazelle et Molaise.
Il est donc constant qu'il faut chercher Dittatium à cette latitude et non à aucune autre; ce premier pas fait, essayons le second.
Si les copistes et les différens éditeurs de Ptolémée , ont été d'accord sur cette latitude donnée à Dittatium, il n'en est pas de même quant à la longitude. Des différentes éditions des oeuvres de ce géographe que j'ai consultées (8) 9 celles de Argentorat., i5i3, ibid. Grienènger, i55a, Lugdun. Servet, i535 , fixent la longitude à 25 degrés io minutes ; celles de Basil eœ Bilibald. Pirkhemeyer , i5Ô2,Venet, i566, Col. aggrip. ed.magin., 1597, portent la longitude à 25 degrés 3o minutes; l'édition donnée par Bértins, en i6ig f n'a pas été en mon pouvoir; MM. Normant et Chevalier ont adopté la leçon de 25 degrés
de France, 179&; et le 23, e degré de longitude tant soit peu à l'orient de Langres, d'accord avec les mêmes cartes.
(8) MM. Et. Frantin à Dijon et Costk, à Besançon, ont bien voulu faire pour* nous ces recherches que ne nous- offroit pas la bibliotkéaue publique d'Auxonne.
C i5 ] 3o minutes; D. Bouquet et les sa vans Bénédictins, auteurs du Recueil des Historiens de France, ont préféré celle de 25 degrés 10 minutes.
Entre ces deux opinions, il faudroit pouvoir consulter un ou plusieurs manuscrits authentiques de la Géographie dé Ptolémée, ce qu'on n'est pas à portée de faire en province : non nobis bantas componere lites ; mais , à ce défaut, on doit préférer l'édition de Michel Servet , réputée la meilleure , après celle de 1619; on doit penser que les érudits de la Congrégation de Saint-Maur, desquels cette variation n'a pu être ignorée , ont fait la vérification dont nous aurions voulu pouvoir nous assurer, et ne se seront pas décidés sans cause à préférer Tune de ces leçons à l'autre; et, dans la balance des présomptions, certes leur sentiment doit être de très-grand poids.
Admettons donc la longitude de 25 degrés 10 minutes, et raisonnons en ce sens toujours dans le même mode que nous avons déjà employé pour .déterminer la latitude
Si Besançon est fixé par Ptolémée à 26 degrés o minute de longitude , et la ville que nous cherchons à 26 degrés 10 minutes , c'est comme si ce géographe avoit dit : Dittatium est reculé de 5o minutes à l'occident de Besancon.
Besançon étant aujourd'hui à 23 degrés
\f Doubs : ce territoire est lé grenier de ïa ferre de Dole, annona, annonarius , vivres, fi'oxisîons , dépôt de grains , Antiq. de Dole, -par 'Formant , pag. ifc et a3; ce nom du fillagè : &'j4rin6ifes , sur les bords de la Sablonne, nous en seroit la preuve si, d'ailleurs, nous ne levions pas sous les yeux. Dida, /wi- " triào'; ditare , enrichir; datjum , tribut (Ducange) : ainsi, soit qu'on lise Didatium ou Qittatium, le mot est de la même famille (i o) ; le d ouïe t, dit Bullét, Mémoire sur la Langue celtUj* 9 Loc. cit., se substitue réciproquement dans toutes les langues : ce sera donc toujours un pays d'abondance et de richesses que celui où exista Diùatium; un pays arrosé, divisé par le cours de plusieurs rivières, didatiuï, dividere (Ducange) (u) f et sans doute l'application est frappante au pays dont nous parlons»
' Le professeur Durion, Hist. des Sêquanois 9 loc. cit. , pag. 104, s'éloit le plus rapproché de cette ^position , car nous lui devons la justice de le reconnof ire pour l'historien de
(10) Suivant D. Martin, Hist. des Gaules. DîcU géogr.* t. 2, ad verburo, les peuples de l'Aquitaine appelés Datii avoient 7asla pour ville principale. *■ (il) Dans la langue des Celtes, observe M. Bul- VETÏ'Antiq. -de Tairi, par Chalieu, ïn-4. , p. 97, au sujet' de <Diâ % ;'dt signifie deux, et a veut dire eau; ainsi J>r A deux rivières ( la , Saône et le ^oi&sj.
Franche*Comté le plus exact , en disant que si toutefois on ne retranche pas le Diùtatium de la carte dePtolémée, il faut dire Diùtatium bina sbatio (12) , et l'entendre du grand et du petit Noire (Annoire est vulgairement appelé le grand Noire) , qui sont beaucoup mieux que Dôle bans la position des df<^s de Ptolemée. à ce sujet le médecin Formant, Antiq* de Dole, prm. Bfqititiuw , lui répond que les Gaulois bâtissoient leurs villes sur des lieux élevés près des carrières, parce qu'ils n'avoient pas l'usage des briques, et non dans un pays bas et marécageux, sujet aux inondations ,* tel que le saltus brixmus oie Ton ne voit pas qu'il ait existé de villes.
Mais indépendamment de ce que Annoire ainsi que le Vœux-Seuiihe et Dôle se trouvent sur des ^élévations, Ton peut répondre à M. Normant, César à la main : Galli a>/tandi as tus causa , sylvanim ac flumînum> petunt propinquitates ; et plusieurs motifs se rattachent à ce goût particulier , les plaisirs
% (12) Normant, Antiq. de Dôle, réfute cette é(yxnologîe de bina statio , sur le motif que chez les gaulois, jamais les noms propres n'ont été dérivés du grec. On peut le renvoyer aux Comm* de Ci s. j 1 qui dit qye les 'Druides faisoient usagç de la langue • . grecque, privatis rationibus groscis littcris utunlur. Iiib* 6. .
C 20 3 de b chasse et de )a pèche v l'habitude du bain , l'agriculture, l'éducation des troupeaux; quœ Superaverant anima lia capta immoiabant , César, de Bell. GalL, lib. 6, necquicquam alindcurœ nisi rei bellicœ, et agrorum cultus, Folybb , lib. 2, Espt. milit. des Gaulois, p. 16, n Jfc, opes singulorum erant in pecorç, ibid. ; celtas aiidio boues et eqnos piscïbus alere 3 ^liarr Ç€bn\ ià* m) f - lib, i5; D. Bouquet, t. i, loi. 689 ; or , ils trou voient toutes ces conditions réunies dans un terrera fertile, entre trois rivières (i3), sur une hauteur garantie àes inondations, près des vastes forets de Pôurlans et Pagny; ils réunissbient te» avantages de la navigation snr deux, rivières , car Strabon assure qœle.Doubs étoîft navigable, et certes c'est après avoir reçut et s'être grossi des eaqx de h Loue , de 1» Ser voile et de la Sablonne, cjue cette rivière syrtot** devait sft trouver navigable ♦ Dublin fitwium navigabilem y Strabôn, Géogrxip/i+ r lj$i* 4; ils y joi* gnoient les avantages d'une grande route de terre, de laquelle nous nous sommes occupés dans un autrç Mémoire.
(i3) Trêves dont l'antiquité n'es* f*u contesté©,* prend son nom des trois rivières au miii#u <iescfuelk» •Jjejgat située? Lyon et Coblentay Kevers-, Angers, Avignon, TctaJouse, çont situées à des conflaaaa de rivière; Paris est au confluent de la Marne, etc^, etc.
S'il étoît permis de fcoibpter, jusqu'à ufc certain point, sur ce qui est avancé sans preuves <, ce que dit le P. FodEhé, Descr.
topogr. de Bourgogne \ t. 4, page 57S, que César campa à Seurre pour s'opposer au passage des Helvétiens, serviroit.de réponse à l'objection de JNormant, que César, auroit dû passer par Dittatiurn poui 4 aller combattre Arioviste, par conséquent nommer Cette ville» et que son silence est une preuve que Dit* tatium ne se trou voit pas sur sa route ; mais ou peut répondis au Docteur que i.° César ne nomme aucun des endroits par lesquels il a passé pour se rendre d* A ut un à Besançon ; 2. César allant à marches forcée*, magnis dairnis , nocturnisqwe iùineribus tontendit. Lib. i.°, pressé d'arriver po«r s*em* parer de Besançon avant Arioviste , a nécessairement dû prendre le chemin le plus court:: or , de Bibracte, pour aller à Besançon, la route la moins longue étoit celle par Villy ( Vidubia ) et Tavaux , et non celle pair Chàlons , Yerdun et Dole.
L'Itinérairt d'Antonin, ni la Carte Théo»dosienne , Hist. des grand s chemins de FEmr pire , par Bergier, en* télé, né parlent pas 'de Dittatium; la raison cui~ *st donnée par MM. Leboeuf et Danville* Eûcl. géogr. de m la Gaule, p. 186; étant reconnu que ritraéraire d'Aototiin na été rédige que postérieurement
à Constantin, et la Carte de Peutinger sous le règne de Théodose. Ptolémée, qui écrivoit en i38 , devoit nommer une ville qui -existoit de son temps; mais elle pouvôit bien -n'être déjà plus qu'un amas de décombres sous Constantin et sous Théodose , vers la fin du quatrième siècle , et cela est même probable : en second lieu Ptolémée, ne donnant pas simplement un Itinéraire, devoit parler de toutes les villes, même de celles qui ne se trouvoient pas sur les voûtes, à la différence des Cartes d'Antonin et Théodose qui ne s'occupoient que des routes, mais aussi dévoient y mentionner jusqu'à la plus petite des stations.
- Nous pressentons que, contre le système que nous venons d'établir , on nous demandera quels vestiges d'antiquités viennent attester l'existence de Dittatium sur le tertre appelé aujourd'hui le vieux Seurre ! Sans doute ces vestiges ajouteraient à notre opinion ; des iragmens de colonnes, d'inscriptions, de^sculptures, viendroient nous prouver quelle dut être la splendeur de l'antique cité de Dittatium , it sous ce rapport nous avons à les regretter : mais avons- nous donc tellement besoin de ces restes que nous ne puissions nous en passer? N'avons nous pas assigné l'emplacement de cette ville le compas ,à la main , méthode la plus sûre et la moins douteuse?
ÎPavons-iioiïs pas en notre fareur la position superbe de ce local (14) et qu'on devoit naturellement prpférer à toute autre pour s'y établir comme étant garanti des inondations. N'a* vons-nous pas & l'appui la tradition* la dénomination d'ancienne ville; n'avoms-nôus pas enfin un sol formé de décombres et de débris? Qu'on ose interroger ces respectables testes d'une cité gauloise; peut-être cet écrit pro- ▼oquera-t-il les propriétaires voisins à y faire exécuter des fouilles, et nous trouverons sans doute que S. Julien de Baleurrb * Origine des Bourguignons , pag. 25 , avoii quelque raison lorsqu'il a dit, en parlant de l'ancienne Bourgogne , est certain que si exacte et bien diligente recherche étoit faite 9 plusieurs endroits se trouvent réduits en solitude , qui * ont été jadis ornés de villes bravts et su* perbes.
Mais en revanche dans lés environs du Dittatium , au lieu où nous croyons l'avoir fixé , les vestiges d'antiquités ne sont pas rares; à Annoire on a découvert des médailles, des restes d'antiques ^ ( Dunod , t. 1 £ p. 104. Hist. des Séquanois , Loc. cit.), un
(Ï4) De cette monticule de près de 60 toises d'élévation, Ton découvre les deux Bourgognes, et la vue suit agréablement les cours dû Douba et de la Sjrône, jusqu'au point dé jonefte* de ce» deux rivières.' ?
t *4 3 ç^cuei) de pierre 4e la plu* grande: étmen?
sion , ur> sabre très-anlicjue et fort large, (NoRHfAi*T f Antiq. de DMe % Loc. cit.); au Pçtit: Noire > dit le P. Dunod , £Mc. de là ville éTy^rUte, Loc. cil., t. z * p. 9Q etsurv. 4 on a frouvé des tombeaux , des mines, des Çlédàilles; et dans le lieu appelé la Corvée eux PiMres , les restes d'une grande muraille; un pavé mosaïque à Anans, Descr. topogr.
4<ï Bourgogne, t. 3 t p. 270; beaucoup de médailles d'argent et de bronze à Pierre; plus de mille au Chdtelet près de Piètre , (Jbtd.* t. 5, p. 268.); de vieilles armes à Gramont, fiech. sur les MedculL du Départe-* ment de la Qôted'Qr % p. 18 et 41; des mé* dailles r- maines à Chamblanc , Ibid. % fol, 18; * des jnédailles gauloises au Châùclet près de Pagwy ; plus de cinquante tombeaux gaulois et romains ont été découverts à Pomlly sur Saôr^e ( i$J (yoyt# ma Diss. sur la Tom-
;.if5). Jepo&^ède un p?(M buste de Silène en bronza de ,£ centimètres de limeur ^ur 7 de largeur* trouvé clans ; la S.ipne à Pouilly , il y a à peu près une douzaine d'années i ce busie, ouvert par derrière et creux,- paraît avoir éé destiné à ëire plaqué contre quelque chose, quoique cependant il ne soit percé dVtyQMB* ta>i&? il est .sans bras, lô corps nu avec %B9 é4harpe..de roseau dentelé qui pend de l'épaule (frô£t& ji*s<$ U'au fcas^la tète. *st sjuper.be f couronnée de U«rft* •k^etevett* oréfw, le visage J9nJflïtt la
folle de Pouilly , en détruisant l'ancienne chapelle de S. Jean-Baptiste^ des Os, et non desifo//d?Jinoniimens qui attestent que de tous cotés dans les alentours de remplacement où pqus assignons la place de Dittattum , le pays ftoit habité par les Gaulois et par las* Romains.
En disant que l'antique Dittatium étoit dans l'ancienne province du Duché de Bourgogne , département de la dôle - d'Or , pous ne sortons pas pour cela* de la Se* quauie , car on sait que la grande Sequanoise ♦ maxima Secpmnorum^ s'étendoit jusqu'à la Saône , nous l'avons: démontré ailleurs (16); et la vieux Seurre esl placé à yrm d'une lieue du bord oriental de cette rivière. -
Après avoir soulevé un coin du voile qui bous deroboit l'emplacement de cette cité orientale, des anciens Séquuiioiss, ouvrons le rideau un peu davantage ♦« et dérobons au temps une partie de ses secrets, pour cou- Boitre à peu près l'époque de la destruction de Dittatium. ■
barbe très-épaisse et très-longue, descendaBt cm flo* cons agréablement bouclés; l'attitude est celle; cTajj} homme ivre, les yeux sont à dejpi-fçrmés, la tel e est un peu penchée sur l'épaule gauche. Ce petit bron^d est d'une très-belle conservation.
(16) Voyez ma Dissertation qui «a remporté le prix de l'Académie de Besançon, 1 en janvier 1789.
Celte ville est mentionnée par Ptoléraée qui écrivoit en l'an *i38 : quoique très -voisine de la route de Chàlons a Besancon , l'Itinéraire d'Antonin et la Carte de Peutinger dressés entre les règnes de Constantin et Théodose n'eu parlent pfctf; c'est donc depuis le milieu du deuxième siècle jusqu'au milieu du quatrième qu'il faut chercher IVpoque de sa destruction.
Nous voyons, en 187, Maternus et ses compagnons ravager toute la Gaule, réduire eu cendres chacune des grandes villes dont ils s'étoient emparés, et se retirer ensuite après avoir satisfait leur frénésie de tout renverser. Gallium oninem vastabant Maternus et socti:
et ut quant que ex magnisut bibus vicœperant, incensa direi toque , protinus abibant. Herodtan., de Oallis % D. Bouquet, 1. 1 , p. 48S.
Dans le siècle suivant (a i-f) Alexandre Sévère taarche à grandes journées contre les Aile* mands qui dévastaient la Gaule : Germanôrum iwstatiombus Gai lia dtripiebatur ; ma* gnis igitur rtineribus, lut! s mititibus, Alexander contendit 9 JEL\vs Lampkidiua,D. Bouquet, t. 1, p. 538; en 254, ces mêmes peuples recommencèrent de pareils dégâts. Eutrope nous, apprend qu'ils osèrent même pénétrer ju>qû'eh Italie. AJemani vâsfatis Galliis, in J ta lia m penetr avérant , Eutrope. — D. Bouquet, t. i,,p. 571.
Dix ans après (264) Croscus, à la tête
des Wandales , après avoir renversé Mayence et Metz, vint mettre le siège devant Langres, prit cette ville d'assaut, et passa ses malheureux hahitans au fil de l'épée; S. Didier, évêque de cette ville, eut la tête tranchée par ordre de ce barbare qui , pour s'immortaliser , dans le genre d'Erostrate , signaloit sa marche par la ruine des plus beaux édifices, et fut exprès eh Auvergne pour y détruire le fameux temple de Mercure et la belle statue de Zénodore , Acta S. Desiderii. D. Bouquet, t. i, p. 641*
Otf place en Tan 275 la première irruption des Bourguignons dans les Gaules, principalement dans la partie de cet Empire qui à conservé leur nom, ils se rendirent maîtres de plus de soixante villes ; chassés par Probus , ils les détruisirent en se retirant suivant l'affreuse coutume de ces peuples alors barbares. Probus employa les loisirs de la paix à relever un grand nombre des cités les plus marquantes; les villes restaurées lui offrirent des couronnes d'or (17); Rheims lui éleva un arc de triomphe. Sur la fin du même siècle, les Bourguignons reparurent dans les Gaules, ils y commirent les mêmes excès; le
(17) Tanta autem il lie prœlia féliciter gessit, ut à Bar taris sexaginta per G al lias nobilissimas reciperet civitates, Flav. Vopiscu$.~D. Bouquet, toau i» p. 540.
C*8J vertueux Constance - Chlore eut sans cesse à les combattre, et remporta sur eux la célèbre victoire de Langres, où 60,000 Allemands restèrent sur le champ de bataille.
Enlre ces époques désastreuses pour les bords de la Saône, il ne nous est ni permis ni possible de choisir; mais lorsque Langres fut deux fois dans le même siècle en proie aux dévastations des hordes farouches qui m arq noient leur route en traits de sang; lorsque de Langres pour aller en Italie, ces barbares ont dû trouver DiUatium sur leur route, peut -on penser qu'ils l'auront épargnée, et seroit-ce se livrer à une supposition déraisonnable que de présumer que les débris de cette ville antique, les décombres sous lesquels nous l'avons reconnue, sont un des tristes monumens de la férocité des Wandales.
Ajoutons à cela ce que dit Je Professeur Dunod, p. g5, qu'entre les villages de Noire (Annoire ou le grand et le petit Noire) un terrein porte encore aujourd'hui le nom de Champ des Batailles (18) 9 * Hisû. des Séq.
(18) L'abbé Chalieu, Antiq. de Tain, p. 90, a tiré semblable conséquence de là dénomination d'une plaine entre la Drômç et l'Isère, Chabeuil et Crest, qui conserve le nom de Champ de la Bataille $ il Je rapporte au souvenir de la victoire de Marius sur les Cimbres, p. 90. M. PAztJMOfV Dèsck tôpogr. de Bourgogne 9 t. 6, p. 624, fixe le lieu de la bataille de
par Dunod, p. 95, Dec* de la Ville d 1 4ntre % tom. 2, pag, 190 9 fait avoué par Normant, et que nous avons nous* mêmes vérifié : sur* cette désignation de celte plaine , la traditionest, dit le Jésuite Dunod , Découp, de la Ville d! Antre , t. 2 , p. 190 , que les Romains y perdirent deux batailles contre les Bourguignons Wandales : Dittalium n'est qxtfà:
deux petites lieues de cette plaine sanglante;' nous n'avons donc rien présumé de trop / en attribuant le renversement.de cette ville, antique aux ravages et aux foreurs que les* Wandales avaient de tout détruire.
On nous demandera peut-être comment et pourquoi Dittatium , rebâti une lieue plus loin et sur les bords de la Saône , n'a pas cotiM serve son ancien nom*', et a ; pris celui' de* Surrugium , Seurre; et pourquoi le tertré^que? nous avons indiqué porte le? nom de Vtèïiax Seurre i et n*a pas conservé celui de DittaP tiurn? * r : •' : . ' \ . . ■ l . ;v.o %
Sans douté si le nom de Dittatium eûl
été conservé, ou à la vitle qui a été bâtie
non loin de ses décombres , ou au sol sur
• lequel cette ancienne cité existait, la question
ïontenay, en $41 , à l'Etang de la Guerre. Une-exom-f vatipo voisine' a iqu jours porté le nom de Fosse aux gens d armes. , XJjçk terrein voisin conserve le nom dé Champ du Malheur. Courtép., t. 5, p. 624.
aurait été décidée, ou plutôt on n'auroit pas eu la peine de tant chercher la ville mentionnée par Ptolémée : c'est précisément la disparition du nom même, qui a fait la difficulté, et Ton convient que si Ton n'a voit eu que cet indice pour chercher la position de Dittatium, il auroit été impossible d'y parvenir; mais sa position avoit été mesurée, et le compas ouvert suffit pour indiquer le point de ses ruines (19); d'ailleurs Alexiii , Amagetobria , Tangres , Gergwia , Agendicum, Bibracte , Divodurus et tant d'autres cités de la Gaule n'ont pas plus que Ditbatium conservé leur ancien nom , et pour cela leur position n'en est pas moins assignée , et J'oserais presque dire certaine; au village de Cenojv existe le Vieux-Poitiers (Tombeaux Ciuaux, Mag. Ency cl. , janvier 1810^; à remplacement 4e Chora existait ,' sur une éminence, le Vieux- Auxerre : (Paotmot , Mèm.
géog. de la Gaule, p. 66 et suiv.); et cependant il n'y a nulle similitude entre les poms Cénon et Chora , et ceux de Poi-
(19) C'est de celte manière que l'auteur des Disserta Kisioriq., imprimées à Paris, chez P. Coi, 1706, établit la position à'Aventicum d'après Ptolémée; et, par le rapprochement et la comparaison des latitudes et des longitudes d'Avenche à Paris, il parvient à déinontrer la position de la première de ces villes.
tiers et ÏÏAuxerre , ni avec ceux de Lima' num et Auùssiodorum,
Disons donc avec deux modernes : tel lieu ■ étoit sur une hauteur qui est aujourd'hui dans la plaine ; tel autre qui n'existoit pas forme aujourd'hui une communauté d'habi~ ta os, sous un nom différent de celui du lieu voisin dont il dépenloît (20); parmi les lieux qui étoient habités alors , les uns ne présentent plus de vertiges antiques, quelques autres ont disparu tout-à-(ait (21). Telle est la vicissitude des cboses humaines que rien n'est à l'abri de la faulx du temps; Troye, Bubylonne, Palmyre et tant d'autres villes célèbres n'ont point été exemptes du néant qu'elle finit par imprimer à tout ce qui a existé; heureux toutefois celui qui réussit à arracher au N temps des secrets dont il est ( avare, et à fixer la place des cites antiques, dût-il n'y plus rencontrer que leurs ruines!
(20) Mém. hist. sur Pougny, t. i, p. 46.
(21) RecK sur les Médailles trouvées dans le Dé\ parlement de la C6te-d'Or 9 1809, p. 5.