‹ Opuscules entomologiques (volume 4)Chapitre 65 sur 123 · O notus ; Say · texte numérisé non relu

O notus ; Say

Oblong; peu convexe; noir; mat et paraissant glabre en dessus, à la simple vue. Prothorax plus large vers les angles postérieurs ; réliculeusement penctué en dessus; muni latéralement d’un rebord saillant et sensiblement relevé. Élytres à stries marquées de points plus ou moins allongés ou linéaires sur les premières stries {quinze à vingl cinq sur la quatrième). Intervalles pointillés.

Tenebrio minimus Pauisor De B£auv. Insect. recueill, en Afr. (1805) p. 164. pl. 31. fig. 7. suivaut l'exemplaire typique conservé dans la collect. de M. Chevrolat. — Cusvrozar, Ann. de la Soc, entom. de Fr. 2e série, t. 10. (1852) p 636.

Opatrum notum, Sax. Descript. of new spec.. of coléopt. Ins. (Journ. of the Acad. of nat, sc. of Philadelph. 1. 5, (1827) p. 287) suivant M. Leconte.

Opatrinus punctatus, Des. catal. (1837) p. 213, suiv. MM Chevrolat, Deyrolle, etc.

Opatrinus Dejeanii, Souer, ên mus. paris. teste D. DeyroOLLE. Long. 0,0090 à 0,0100 (4% à 4 1/2 1.) Long. 0,0045 (2 1.)

Corps oblong ; peu convexe; d’un noir mat, en dessus. Téte densement ponctuée. Partie médiaire du menton entaillée en devant. Antennes aussi longuement (4), ou un peu moins lon-

OPATRINAIRES. — Opatrinus. 85 guement (?) prolongées que le prothorax ; noires, avec les derniers arlieles moins obscurs. Prothorax élargi d’avant en arrière, d’une manière plus sensible et moins droite dans son premier Liers et d’une manière à peine sinuée entre la moilié et son liers postérieur; muni latéralement d’un rebord épais, surtout à partir du tiers, saillant, et assez souvent plus sensiblement des deux aux quatre septièmes ; fortement bissinué à la base, avec les trois cinquièmes médiaires de celle-ci arqués en arrière, souvent d’une manière obluse vers le milieu, généralement moins prolongé que les angles; rayé, au devant de la base, d’une ligne constituant un rebord étroit, interrompu dans son quart ou son tiers médiaire ; très-faiblement convexe ; souvent déprimé, vers les deux aux quatre cinquièmes, près des bords latéraux, et rendant par là le rebord latéral plus saillant dans ce point; ponclué finement, d’une manière presque réticuleuse ou ayant de la tendance à la réticulation, principalement sur les côtés: ces points donnant chacun naissance à un poil excessivement court, indistinct à la vue; ordinairement noté, vers les trois quarts de la longueur, de chaque côté de la ligne médiane d’une ligne ou impression transverse, étendue du quart externe jusqu’à la moitié au plus de l’espace compris entre ce quart et la moilié de l’espace qui le sépare de la ligne médiane. Écusson en demi hexagone, une fois plus large que long; ponctué densement. Élytres presque parallèles jusqu'aux trois cinquièmes, en formant une très-légère sinuosité vers le quart de la longueur, rétrécies postérieurement, d’une manière à peine sinuée, avec lextrémilé obtuse; peu convexes ; à stries généralement assez faibles (les deux premières plus prononcées), marquées de points sensible nent moins larges que les intervalles dorsaux ordinairement subarrondis, quelquefois allongés en se rétrécissant postérieurement ou presque linéaires (ordinairement quinze à vingtcinq de ces points sur la quatrièine strie): la rudimentaire assez prononcée et formée de points plus ou moins unis, /rtervalles

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poinullés ou marqués de points très-petits, donnant chacun naissance à un poil livide très-court, peu ou point distinet à la vue; presque plans ou à peine convexes, surtout en devant. Bord supérieur du repli presque entièrement un peu visible en dessus. Dessous du corps et pieds d'un noir peu ou point luisant. Prosternum rebordé et offrant les traces plus ou moins marquées d’un sillon médiaire , ordinairement élargi en fosselte à sa partie postérieure. Côlés de l’antépectus marqués de points assez gros, unis en sillons. Postépisternums ponclués, parfois réticuleusement; trois fois au moins aussi longs que larges. Ventre assez finement ponctué. Tarses garnis en dessous d’un duvet roux fauve.

ParRiE: diverses provinces de l'Amérique boréale, depuis la Caroline jusques au nord des États-Unis (muséum de Paris ; collect. Chevrolat, Deyrolle ); l'Égypte (Aubé); l'Algérie (Gaubil).

7 Jambes de devant à peine arquées, simples. Jambes intermédiaires droites, armées d’une petite dent à Pextrémité de leur arête inférieure. Les postérieures échancrées après les trois quarts de leur arête inférieure. Quatre premiers articles des tarses antérieurs dilatés : le premier un peu moins que les autres.

9 Jambes droites, simples , inermes. Tarses antérieurs peu dilatés, presque égaux aux suivants.

Oss. Cette espece se distingue facilement de l'O. anthracinus par son prothorax élargi d'avant en arrière, même après le Liers de Ja longueur, le plus souvent marqué de deux impressions linéaires transverses ; par les siries des élytres moins légères, etc. Elle a plus d’analogie avec PO. mœstus par la forme du prothorax, mais elle s’en éloigne par ce segment sensiblement élarsi d'avant en arrière à partir des deux cinquièmes, au lieu d’être presque parallèle ; muni d’un rebord plus épais, plus saillant ; marqué de points ayant au moins de la tendance à la réticulalion, noté d’impressions transverses, linéaires au lieu d’être poneliformes ; par les intervalles visiblement pointillés el moins

OPATRINAIRES. — Opalrinus. 87 indistinctement garnis de poils très-courts ; par les côtés de l’antépeclus garnis de points moins pelits ou plus gros et unis en sillons. Les — de ces trais espèces sont très-distincts entre eux.

Quelquefois les points des stries sont allongés comme ceux que formerait la lame d’un canif, et ils donnent aux élytres une physionomie particulière. Celle variété semble plus particulière aux provinces méridionales des États-Unis ; mais les 4 par leur identité avec ceux de l'espèce typique, viennent allesler que ce n’est là qu’une de ces variations plus ou moins singulières qu’on retrouve chez beaucoup d’espèces.

Les exemplaires du nord de l’Afrique ne n’ont pas offert de différences appréciables avec ceux de l'Amérique.

L’épithète de minimus donnée par Palisot de Beauvois pouvait avoir quelque valeur quand il placait cet insecte parmi les Ténébrions; dans le genre Opatrinus, elle serait un contresens; nous n'avons done pas pu adopter ce nom, quoique Îe plus ancien.

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