‹ Opuscules entomologiques (volume 4)Chapitre 91 sur 123 · QUATRIÈME BRANCHE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME BRANCHE

PEDINAIRES.

CaracrTÈREs. Yeux coupés par les joues. Aenton chargé sur sa partie médiaire d’une carène longitudinale , parfois visiblement élargi d’arrière en avant, c’est-à-dire offrant les parties latérales et les dents qui forment les angles antérieurs de celles-ci apparentes, souvent avec ces parties cachées, rétrécies, presque oblitérées, montrant alors sur sa surface médiaire , la seule apparente ou plus apparente, la forme soit d’un ovale oblus ou tronqué soit d’une losange. A ces caractères, on peut ajouter :

Corps généralement arqué longitudinalement, et d’une manière ordinairement plus sensible chez la ? que chez le S'; quelquefois presque plan sur sa partie longitudinale médiaire , surtout chez le dernier sexe. Téte plus large que longue; marquée sur la suture frontale d’un sillon plus ou moins prononcé, et souvent d’un autre après les yeux. Antennes graduellement et très-faiblement plus grosses vers l'extrémité. Prothorax échan cré plus ou moins profondément à sa partie antérieure ; rayé près de ses bords latéraux, d’une ligne ou d’une strie constituant une sorte de rebord non saillant, parfois peu apparent ou indislüinct en dessus; souvent plus sensiblement arqué sur les côtés el paraissant offrir vers le milieu ou un peu après sa plus grande largeur , chez les «: plus parallèle dans sa seconde moitié ou quelquefois même insensiblement plus large vers la base, chez la ? ; marqué, au devant du bord postérieur, d’une ligne ou strie plus faible, que nous désignerons sous le nom de strie basilaire, partant des angles postérieurs et plus ou moins prolongée vers le milieu , presque toujours interrompue sur la partie

PÉDINAIRES. 147 médiaire. £cusson en triangle, à côtés souvent curvilignes ; plus large que long. Elytres débordant faiblement ou parfois à peine les bords postérieurs du prothorax, dont les angles s’appuyent sur la partie humérale, ou sont reçus dans une fossette humérale de la base des étuis ; habituellement presque parallèles ou faiblement rétrécies jusqu'aux trois cinquièmes, chezle , plus ou moins sensiblement élargies vers leur milieu chez la ; à neuf stries, y comprise celle qui joint le bord supérieur du repli; offrant en outre sur les côtés de l’écusson les traces plus où moins marquées d’une sirie rudimentaire. Dessous du corps généralement creusé sur les côtés de l’antépectus de rides longitudinales profondes , ou de sillons étroits, parfois ponetués ou formés de gros points liés; plus ou moins grossièrement ponctué sur les parties suivantes de la poitrine et sur les côtés du vestre, moins grossièrement en général sur la partie médiaire : les points des côtés du ventre souvent unis en forme de rides toujours moins prononcées que celles de l’antépectus. Pieds médiocres. Cuisses postérièures canaliculées en dessous ; généralement arquées , au moins chez le . Jambes de forme variable suivant les espèces et les sexes : les antérieures, chargées en dessous chez le 4 d’une carène longitudinalement arquée, aboutissant vers l’angle antéro-interne : celte carène souvent obtuse, séparée de la tranche interne par un espace concave destiné à recevoir une partie des cuisses dans la flexion ; ces mêmes jambes presqne planes et ràpeuses en dessous, chez la 2. Tarses antérieurs offrant chez le , leurs trois premiers articles dilatés, généralement ciliés ; garnis en dessous d’un duvet ordinairement très-serré.

Les insectes de cette branche semblent jusqu’à ce jour particuliers à l’ancien monde et habiter principalement le bassin méditerrannéen.

Ils se répartissent dans les genres suivants :

148 PÉDINITES.

échancré en arc sur toute la largeur de sa base. Élytres, prises ensemble‘devant.éqeru , es en Pedinus.

bissinué à la base, c’est-à-dire presque enligne droite sur les deux cinquièmes médiaires de celle-ci , avec les angles postérieurs prolongés en arrière en for-

Prothorax 4 : :

me de dent; cette dernière égale à sa base, au

cinquième environ de la largeur. Élytres obliquement coupées presque sur la moitié externe de leur base, ou paraissant telles. Colpotus.

‘et élytres en ligne droite ou presque droite à la base. Cabirurs.

Genre Pedinus ; Penine, Latreille (*). (medivos, qui habite la plaine.)

Caracrères. Prothorax échancré en are sur toute la largeur de la base. Elytres, prises ensemble, arquées en devant.

À ces caractères on peut ajouter les suivants :

Antennes parfois aussi longuement ou un peu plus longuement prolongées que les côtés du prothorax, parfois dépassant à peine les deux tiers de la longueur de ceux-ci, surtout chez la ?; à troisième article d’un tiers ou de moitié plus grand que le quatrième: les cinquième à septième obconiques: les huitième à dixième ordinairement plus larges que longs (©), à peine aussi larges ou moins larges que longs (9) : le dernier, ovalaire Prothorax à strie latérale généralement visible en dessus ; à strie basilaire plus ou moins largement interrompue dans son milieu; marqué assez souvent, surtout entre le dos et les cotés (qui sont finement ponctués), de points en losange , plus ou moins allongés, séparés par des intervalles étroits, paraissant, par là, plus ou moins saillants et constituant une sorte de réseau. Élytres à stries plus ou moins prononcées: la première, courbée

(1) Lan. Précis des caract. génér. des insectes (1796), p. 20.

PÉDINAIRES. — Pedinus. 149 en dehors à sa partie antérieure : les troisième et quatrième ordinairement unies à leur extrémité, ainsi que les cinquième et huitième: celles-ci, enclosant les sixième et septième qui sont plus courtes; mais offrant souvent des variations dans les unions de ces troisième à huitième stries. Repli ordinairement plus large en devant que l’épisternum du médipectus. Dessous du corps toujours rayé sur les côtés de l’antépectus de rides longitudinales ou sillons étroits. Cuisses sillonnées en dessous : celles de devant, et plus visiblement et plus constamment les postérieures , garnies en dessous, chez le «7, de poils épais et plus ou moins allongés et flavescents: toutes glabres chez la © : les intermédiaires et surtout les postérieures arquées, plus sensiblement chez le -’ que chez la ©. Jambes de formes variables : celles des deux dernières paires de pieds droites, comprimées, ràapeuses el marquées de gros points sur les deux tiers postérieurs de leur côté externe chez la 2 , plus lisses et moins poncluées chez le ’: les antérieures plus fortement élargies chez ce dernier sexe, offrant à l’extrémité de leur arête externe une échancrure plus grande , chargées en dessous d’une carène longitudinalement arquée : ces mêmes jambes planes et ràpeuses en dessous, chez la ?. Jambes intermédiaires du comprimées sur la majeure partie de leur longueur, ordinairement en forme d'S peu arquée; souvent chargées aussi au côté interne , chez le même sexe, d’une carène variable, laissant une gouttière entre elle et l’arête dorsale externe, quand celle carène est plus ou moins prononcée el se trouve près du milieu de la face interne; mais d’autres fois nulle ou paraissant se confondre avec l’arète inférieure ; sans carène chez la ©. Jambes postérieures faiblement ou un peu inégalement élargies; presque planes ou très-légèrement canaliculées en dessous chez le S, parfois glabres, d’autres fois garnies de cils flavescents ou d’un flave roussàtre; toujours glabres, chez la ?.

150 PÉDINITES.

A. Jambes intermédiaires parallèles (12) sur leurs deux tiers postérieurs, Infervalle voisin du repli en partie visible en dessous. /G. J'adalus).

cd” Jambes intermédiaires arquées en dehors à la base, en ligne droite , postérieurement ; comprimées ; sans carène, subconvexes sur leur face interne. Jambes postérieures comprimées; en forme d’arête, c’est-à-dire ni planes, ni canaliculées et dépourvues de poils en dessous. Trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés médiocrement : le premier, à peine plus large que les deux tiers des jambes de devant , dans leur diamètre transversal le plus grand.

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