E. amtlhiracina
Ovalaire ; médiocrement convexe ; d’un noir brun un peu luisant ; ruguleusement ponctuée el garnie de poils obscurs et mu-couchés, en dessus. Dessous du corps, pieds et partie au moins des antennes, ordinairement bruns. Prothorax déprimé au devant de chaque sinuosité basilaire. Elylres marquées sur toute leur longueur de deux stries juxta-sulurales, de deux autres dans leur seconde moitié, légèrement ou obsolètement striées sur le reste de leur surface; assez finement ponctuées. Prosternum courbé longitudinalement conformément aux hanches, ne les dépassant pas postérieurement.
Long. 0,0090 ( 4 L.). larg. 0,0048 (21.)
PaTRE ? (collect. Chevrolat).
Oss. Cette espèce a beaucoup d’analogie avec l'E. atra. Elle s’en éloigne par sa taille plus petite; par sa teinte moins foncée; par son prothorax offrant , au devant de chaque sinuosité de Ja base,une dépression assez légère,et une autre moins sensible, au devant de l’écusson; par son prosternum convexement déclive à sa partie postérieure, parallèlement aux hanches qu'il ne dépasse pas postérieurement, même vers leur base.
Je n'ai vu que le 7. La © pourrait avoir les élytres moins légèrement siriées sur leur moitié externe. La couleur du corps peut aussi être parfois plus foncée.
9, Rumauritaniea.
Ovalaire; médiocrement convexe: d'un noir un peu luisant; ruguleusement jponctuée el garnie de poils obscurs et mi-couchés en dessus : base des antennes et parlie au moins des pieds souvent moins obscures. Elytres offrant dans leurs deux cinquièmes postérieurs les première et deuxième stries juxta-suturales distinctes ; les troisième et quatrième plus
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courtes et plus légères, sans stries sur le reste. Prosternum obliquement déclive postérieurement , prolongé après les hanches , vers la base de celles-ci.
Pryonychus mauritanicus, (Gaueiz.) Catal. p. 228. Long. 0,0100 (4 1/2 L.). larg. 0,00B2 (2 1/3 1.).
PaTRIE : la Sicile (collect. Aubé); PAlgérie (collect. Chevrolat, Reiche, et Gaubil, type).
Ogs. Cette espèce se rapproche de l'E. atra par la forme de son prosternum ; mais elle en diffère par sa taille plus petite. Elle est d’ailleurs très-facile à reconnaitre à ses élytres sans stries sur leur moitié antérieure au moins, et sur la moitié externe de leur partie postérieure.
OMOPHLIENS.
Les genres Podonta et Cteniopus renferment des espèces qui se lient les unes aux autres par des transitions si insensibles, qu’il est difficile d'établir, pour séparer les deux coupes, des caractères distinctifs bien tranchés. Ni la forme des articles des palpes admises par Solier, ni les autres indications fournies par des auteurs divers n’indiquent des limites précises entre ces deux genres. La plupart des Cténiopes ont le corps plus étroit que ceux Jes Podontes ; mais le C. sulphuripes 9 se rapproche déjà de ces derniers sous ce rapport. La même espèce s’éloigne de ses congénères par son prothorax presque aussi large à la base que les élytres aux épaules.Les Cténiopes se distinguent généralement des insectes de l’autre coupe par leurs antennes plus grèles, à peu près filiformes et plus longues que la moitié du corps ; mais le Podonta alpina a de l’analogie avec les Ciéniopes, par la longueur et le peu d'épaisseur de ces organes. Enfin les
OMOPHLIENS. — lodonta. 25
Cténiopes n’offrent pas la base de leur prothorax courbée en arrière sur les angles huméraux des élytres, comme la plupart des Podontes ; mais le P. lugubris présente aussi une exception à cette règle.
Pour les espèces ci-après, que j’ai eu l’occasion d'observer, on pourrait établir de la manière suivante la diagnose des caractères génériques, caractères que j'ai dû donner un peu différents, pour les rendre plus précis, pour nos espèces de France.
Genre Podonta, MuLsaxr (*).
Canacrères. #ntennes plus épaisses dans leur seconde moitié ; à troisième article généralement d’un quart plus long que le quatrième ; habituellement moins longues ou à peines aussi longues que la moitié du corps , parfois un peu plus longues , mais alors prothorax sensiblement courbé en arrière à ses angles postérieurs sur ceux des élytres. Dernier article des palpes maxillaires très-obliquement tronqué à son extrémité ; offrant son côlé antéro-interne de deux tiers au moins aussi grand que le posiéro-interne. Prothorax plus rapproché de la forme du demi-cercle que de celle du parallélipipède transversal ; à peu près aussi large à sa base que les élytres à leur partie antérieure ; ordinairement courbé en arrière sur les angles huméraux de celles-ci. Elytres plus souvent obtusément arrondies chacune à l'extrémité.
De tous ces caractères , celui tiré de la longueur du troisième article des antennes semble être le plus sensible et le moins inconstant.
(4) Hist. nat. des Coléopt, de France (Pectinipèdes), p. 66.
26 PECTINIPÈDES.
Les espèces du genre Podonta qui me sont connues, sont les suivantes :
A. Prothorax non courbé, à sa base, sur les angles huméraux des élytres. Lugubris.
AA. Prothorax sensiblement courbé en arrière, à sa base, sur les angles huméraux des élytres.
B, Antennes à peine aussi longuement ou À peine plus longuement prolongées que la moitié du corps. Elytres obtusément tronquées ou subarrondies chacune à l'extrémité.
Nigrita.
Aubei,
BB. Antennes plus longuement prolongées que la moitié du corpt. Elytres subar-
rondies, prises ensemble, à l'extrémité, Alpina.