ACCOMPAGNÉ DE LA DESCRIPTION
lE BirBISIS ESFiCBS NODVELLES OU FED CONNUES
Par B. MVIiSAllT & €1. RBY.
( Présenté à TAcadémie des Sciences de Lyoo daos la séance du 3 mars 1858).
Lorsqu'on examine avec quelque attention la distribution générique des coléoptères de la Tribu des Yésicants, il est facile de reconnaître que la classification de ces insectes exige une nouvelle révision et des caractères plus précis.
En attendant qu'une plume plus savante et plus exercée élabore ce travail sur une plus grande échelle, qu'il nous soit permis d'offrir ici le résultat de nos observations sur ceux de ces coléoptères qui composent la famille des Cantharidiens, ou du moins sur les espèces connues de nous,
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qui habitent l'Europe ou quelques-unes des contrées voisines ou rapprochées de cette partie du monde.
Rappelons ici brièvement les caractères propres à faire iconnaitre les Vésicants entre les autres Hétéromères.
Tête non prolongée en devant en forme de museau; habituellement inclinée ; le plus souvent triangulaire; séparée du prothorax par une sorte de cou. Antennes insérées à découvert, ordinairement un peu avant le milieu du c6té interne des yeux; quelquefois même un peu plus avant que ces organes; de formes variées. Yeux situés sur les côtés de la tète. Palpes maxillaires à dernier article non en forme de contre ou de hache. Prothorax latéralement sans rebords; à côtés repliés en dessous; à base notablement plus étroite que celle des élytres : celles-ci plus ou moins flexibles. Ventre de six ou sept arceaux apparents. Tarses antérieurs et intermédiaires de cinq : les postérieurs de quatre articles. Ongles offrant chacun de leurs crochets longitudinalement divisé en deux branches, dont Tune plus forte, parfois dentée ou pectinée.
Parmi ces insectes, la troisième et dernière famille, ou celle des Cantharidiens, se reconnaît aux caractères suivants :
Elytres ne se recouvrant pas à la suture; aussi longuement ou presque aussi longuement prolongées que l'abdomen ; n'embrassant pas les côtés de celui-ci. Ailes existantes. Antennes subfiliformes, soit grossissant progressivement à peine, soit graduellement plus minces vers l'extrémité; de onze articles: les 5« à 11'' ordinairement plus longs que laides. Ecusson apparent. Tarses h articles entiers (1), n'offrant
(1) Da moins chez les espèces connues de Tancien continent. Les THraonyx forment une exception ï cette règle.
point de Iraces d'une courbe rentrante à leur côté interne; contigus ou à peu près à la suture.
Ces insectes peuvent être partagés en deux branches.
Branehe$,
n'offlnnt point de traces d'une courbe rentrante à leur
c6té interne ; contiguês on à pea près à la suture.
Tète moins longue depuis Vextrémité des mandibules
jusqu'4 la partie postérieure de la base des antennes,
que .depuis ce point jusqu'au Tertex. Labre tnns-
Terse ; généralement échancré au milieu de son bord
Eljtres ( antérieur. Cantharidiaires.
offrant à leur côté externe , entre la moitié et les trois
quarts de la longueur de celui-ci, une sinuosité ou
courbe rentrante plus ou moins sensible ,- souvent
déhiscentes à la suture. Tète aussi longue depuis
Textrémité des mandibules jusqu*à la partie postérieure
de la base des antennes^ que depuis ce point jusqu'au
Ycrtex. Antennes sétacées, au moins chez les <f. Zonitaires.