C «lematldls ; Pallas
Allongé. Tête, prothorax, dessous du corps, cuisses et tUmu d*un vert bleu^ luisant. Elytres Sun flave testacé ; puhescentes. Antennes noires. Tête et prothorax marqués de points médiocrement rapprochés et garnis de poils d'un blanc cendré : la prenùère rayée depuis la partie posténeure du front jusqu*à celle du vertex d^un sillon assez profond : le second élargi depuis les côtés du cou jusqu'aux deux cinquièmes; rétréci ensuite en ligne un peu courbe; moins long que large dans son diamètre transversal le plus grand; sillonné postérieurement sur la ligne médiane.
Melœ algirica? Pillas, Reise, t. â. Append. p. 720. 51. — Id. Trad. fr. de Gaothier de la Peyronie, t. 5 (1793), p. 472. 31?
Meloe clematidiSy Pallas, Icod. p. 95, pi. E, flg. 25. — Gobzb, Entom. Bejtr. t. I, p. 701. 3.
Lytta clenuUidis, Gemel, C. Linn. Syst. nat. t. 1 , p. 2015. 16. — Schcenh. Syn. ins. t. 3, p. 22. 4.
CanlharU elematidis, Oliv. EdcjcI. méih. t. 5, p. 280. 19. — J.-B. Fischer, Tenum. Gonsp. Ganlhar. p. 16. 15.
Lytta Fischeri (Gebler), Fischer de Waldb. Entomogr. de Ross. t. 2, p. 230, pl. 43, fig. 4 et 5.
Long. O.OOaO à O.OllS (4 à 5). Larg. 0,00» à 0,0094 (1 à 1 1/8).
Corps allongé* Tête d'un bleu vert luisant ou semi-brillant; marquée de points médiocrement rapprochés, donnant chacun naissance à un poil cendré; lisse entre les points; rayée depuis la partie postérieure du front jusqu'à celle du vertex d'un
90 GOirP-D'CElL 8UR LES INSECTES
sillon raédiaire assez profond. Suture frontale en angle ou en arc dirigé en arrière. Epistome et labre d'un brun noir. Palpes bruns, en partie d'un roux testacé. Yeux faiblement échancrés. Antennes prolongées jusqu'au quart ou au tiers des élytres; grossissant sensiblement vers Textrémité; noires; à 5^ article faiblement plus gros que le suivant : les 4^ à iO* plus Uuigs que larges, obconiques, graduellement un peu plus grands : le il* égal environ au 1*''. Prothorax élargi en ligne courbe depuis les côtés du cou jusqu'aux deux cinquièmes ou trois septièmes de sa longueur, sensiblement rétréci ensuite en ligne un peu courbe; tronqué et relevé à la base en un rebord moins étroit dans son milieu qu'aux extrémités; à peine aussi long qu'il est large à la base, sensiblement moins long qu*il est large dans son diamètre transversal le plus grand; d'un bleu vert; ponctué et garni de poils comme la tète; rayé d'une ligne longitudinale médiane, ordinairement plus marquée ou légère en devant, transformée dans sa seconde moitié en un sillon graduellement plus profond jus. qu'au rebord basilaire. Ecusson d'un bleu vert Elytres d'un flave testacé ; ruguleusement et faiblement ponctuées ; garnies de poils concolores, mi-couchés, assez courts; chargées de deux ou trois faibles nervures longitudinales dont l'intermédiaire, naissant de la fossette humérale, plus apparente. Dessous du corps d'un vert bleu luisant; garni de poils cendrés. Pieds garnis de poils semblables; d'un vert bleuâtre sur les cuisses, d'un vert noirâtre sur les tibias, bruns ou d'un brun fauve sur les tarses : éperon externe des tibias postérieurs épais : i^^ article des tarses antérieurs et intermédiaires de moitié à peine plus long que le suivant : le P^ des postérieurs un peu moins long que les deux suivants réunis.
Patrie : La Russie méridionale.
Obs. La Lytta biviltisy Pallas, icon. pi. E flg. 2i, est indiquée par Fischer (entom. de Russ. t. 2 p. 251 pi. 45
DB LA FAMILLE DES GAIUTBARlDlEIfS. 94
fig. 6 et 7) comme étant la $ de la C. Clenuitidis; n'en ayant eu aucun exemplaire sous les yeux, nous ne pouvons dire à quel titre elle diffère de cette dernière.
Genre Epicauta^ Epigaute; (Dejean), L. Redtenbacher (1).
[Ui, xaûroif brûlé 60 dessDs).
Caractères. Eperon externe des tarses postérieurs ordinairement plus court; à peu près aussi grêle que l'autre; terminé en pointe rarement obtuse. Antennes en général graduellement plus minces vers l'extrémité, parfois filiformes ou même un peu sensiblement plus grosses vers l'extrémité, chez quelques $ , mais alors S"" article presque égal aux deux suivants réunis : ce 5® article toujours sensiblement plus long que le suivant. Prothorax élargi depuis les côtés du cou jusqu'aux deux cinquièmes environ de sa longueur, parallèle ensuite. Elyires généralement un peu élargies d'avant en arrière; plus arrondies ou plus longuement en ligne courbe à l'angle suturai qu'à la partie postéro-externe; convexement déclives sur les côtés. Ongles non dentés.
A, Eperon externe des tibias postérieurs plus court que Tintenie. Antennes gra* duellemeni plus minces vers Textrémité (<f^), au moins à partir du 5« ou 6« article. (S. G. Epicauta).
B. Antennes flabellées dans les (f .
i. £. «Iblrlca; Pallas.
Noir; garni de poils noirs, avec la tête Sun rouge testacé depuis la suture frontale jusqu'à sa partie postérieure. La tête rayée d'une ligne médiane prolongée depuis la partie postérieure du front jusqu'à celle du vertex. Antennes sétacées (9 ); comprimées, flabellées et élargies dans leur
(i) Dejean, CaUl. (1853), p. 224. — Id. Catal. (1837), p. 246. — L. Redtenb. Die Gattung. d. Deutsch. Kaef. ^un. p. 153. — Id. Faan. Austr. p. 021. — E. MuLSAirr, Hist. nat. des Coléopt. de Fr. (Vésicanls), p. 161.
92 gocjp-d'ceil suh les insectes
milieu {cf); à S^ article au moins aussi grand que le suivant. Prothorax élargi jusqu'au tiers ^ subparallèle ensuite; moins long que large; rayé d^une ligne médiane postérieurement plus profonde. Rebord marginal des élgtres garni d'un duvet cendré.
çf Antennes prolongées jusqu'à la moitié ou un peu moins de la longueur des élytres; garnies en dessus d'un duvet cendré peu serré, glabres en dessous; comprimées à partir du 5® article : le 5"^ obtriangulaire et, ainsi que les suivants, obliquement tronqué à son extrémité et dilaté en forme de dent au côté externe de celle-ci : les 5® à 9^ ou iO® comme flabellés : les 5® à 8® moins longs que larges : les 4^ à 6® presque également larges, une fois plus larges que longs : le 7« à peine plus large : les suivants graduellement rétrécis : le 5® obtriangulaire, à peine aussi long que large : le 10® une fois plus long que large : le li® trois fois à trois fois et demie plus long que large : les 4® à 9^ un peu échancrés ou arqués en arrière à leur bord antérieur, c'es^à-dire offrant leur dent un peu avancée du côté de l'extrémité : les 5*^ à 9® creusés en dessous d'un sillon transverse* Tète chargée au dessus de la base des antennes d'un espace lisse, luisant, un peu bombé, ovalaire ou suborbiculaire, couvrant depuis les yeux jusqu'à la ligne médiane ou à peu près. Tibias antérieurs obliquement écointés à l'extrémité de leur tranche inférieure. Eperons desdits tibias dépassant à peine celle de ces derniers. 1^ article des tarses antérieurs à peine arqué en dessus à la base, échancré en dessous dans sa moitié basilaire et dilaté dans la postérieure. \^^ article des tarses intermédiaires régulier. Dernier arceau du ventre fortement entaillé.
$ Antennes prolongées environjusqu aux deux cinquièmes de la longueur des élytres; garnies d'un duvet concolore; subcomprimées; sét4)cées; graduellement rétrécies à partir du 5^ article jusqu'à l'extrémité : à articles 5*^ à 9^ faiblement élargis de la base à l'extrémité, sensiblement dentés : le S''
à peine aussi long que le 1^^, d'un quart plus long que le 4®, ordinairement au moins aussi long que le 10^: les 5* à il® plus longs que larges : les 4*' et 5^ au moiils aussi grands ou plus grands chacun que chacun des quatre suivants : le 4® un peu plus grand que le 5"^ : le 10* sublinéaire, près de trois fois aussi long que large : le 11* linéaire, trois ou quatre fois aussi long que large. Tète chargée au dessus de la base des antennes d'une partie lisse et luisante, lunulée, échancrée du côté de Tceil, arquée du côté de la ligne médiane, couvrant à peine la moitié de Tespace compris entre celle-ci et chaque œil* Eperons des tibias antérieurs dépassant au moins du tiers de leur longueur l'extrémité desdits tibias* l*"^ article des tarses antérieurs régulièrement élargi de la base à Textrémité. Dernier arceau du ventre peu profondément échancré.
Meloe sibirica, Pallas, Reise, t. S. Appeud. p. 720. 50. — id. Trad. fr. par Ganlbier de la Peyronie, t. 5, p. 472. 50. — Goezb, Entom. Beytr. t. 1, p. 704. 14.
Meloe peclinatus, Lbpbcb. Tageb. d. Reis. darch Terschied. Profinzien des niss« Reichs, trad. de Hase^ t. "2, p. 200, pi. 11, fig. 26. — Gobze, EdI. Beytr. t. i, p. 701. 2.
Meloe erylhrocephala, Icon. p. 97. 29, pi. E, 6g. 29, a (cT); fig. 29, b (9).
Lylla sibirica, Gvel, C. Li.nn. $yst. nat. t. i , p. 2015. 18. — Schoenh. Syn. iiis. t. 5, p. 2015. 18. — Gebler, Notice sur les Goléopt. etc. in Nouv. Mém. de la Soc. imp. des Natar. de Mosc. t. 2 (1852), p. 58.
LyiiapecHnata, Gmbl, G. Lmif. Syst nat. t. 1, p. 2016. 21.
LyUa erythrocephala, Helwig, dans sod édition de Rossi, Faon, étmsc. t. i,
p. 292, note.
Lyita flabeUicomU, Gerhab, Reise n. Dalmat. p. 210. 161, pi. Il, fig. 4 (9);
fig. 5, anteone du d*; fig. 6, patte du d*. Cantharis sibirica, J.-B. Fischer, Tentam. Consp. Cantharid. p. 21. 54.
CarUharis dubia, Fischer de Waldb. Entom. de Russ. t. 2, p. 280, pi. 42, fig. 8
(9);flg. 9(c0.
Epieaula flabellicornis (Dejban), CaUl. (1853), p. 225. — Id, (1857), p. 247. Lylla depressieornU (Stcrm), (Dejean), Catal. 1855, p. 225. — De Gasteln. Hlst.
nat. t. 2 p. 274. 14.
94 coup-d'ceil sur les insectes
Lonf. O.OltS à 0.0900 (S l,t à 01). Urg. 0,0038 à 0,0045 (1 1/4 à S).
Corps Doir; garni de poils courts, de même couleur, mihérissés sur la tête et sur le prothorax. Tête noire sur le labre et sur l'épistome ; d'un rouge testacé ou d'un rouge testacé brunâtre sur le reste. Palpes et deux ou trois premiers articles des antennes souvent en partie d'un rouge ou roux testacé plus ou moins obscur. Prothorax élargi en ligne presque droite depuis les côtés du cou jusqu'au quart ou un peu plus de sa longueur, parallèle ensuite; d'un cinquième environ moins long sur son milieu qu'il est large à la base; un peu entaillé en angle très ouvert et rebordé à celle-ci ; rayé d'une ligne longitudinale médiane postérieurement élargie. Elytres noires ; brièvement pubescentes ; soyeuses ; munies d'un rebord marginal couvert d'un duvet cendré. Dessous du corps et pieds noirs : les pieds antérieurs garnis en devant d'un duvet cendré.
Patrie : La Sibérie.
Obs. Cette espèce et la suivante ont été l'objet d'une confusion, qui parait encore à peine débrouillée. Pallas, après avoir, dans ses Voyages, décrit celle qui nous occupe sous le nom de Meloe sibirica, l'a reproduite dans ses Icônes sous le nom d'erythrocephala. Fischer de Waldheim, en lui donnant le nom de dubia^ paraît l'avoir confondue avec celle que nous nommons ainsi, ou n*avoir pas connu la véritable dubia de Fabricius. Sturm, dans son Catalogue (4826), outre les Lyita flabellicomis de Germar, et verticalis d'Uliger, mentionne la L. dubia, Fabr., et l'indique comme se trouvant en Italie. On ne voit pas trop à quel insecte peut se rapporter cette indication , car celui décrit par le professeur de Kiel parait propre à la Sibérie. Dejean, dans ses Catalogues (1821-1853-1857), ne fait pas mention de la Lytta dubia de Fabricius, et sépare la Lytta flabellicomis de Germar du Meloe sibirica de Pallas,
DE LA FAMILLE DES GATiTHARIDIENS. 95
lesquels évidemment se rapportent à la même espèce, comme on en peut juger par les descriptions des deux auteurs :
Meloe Hbirica f Pallas, Corpus totam atrom, râ DiUdom. Caputiubmm, oculis, €n, aDtennis Dtgris. Feminis anteouae Ûltfonnes. In martbus articuli întermedii, plaDi^ aalrorstun dente producti, unde antennae medio Itliores serratae.
Pallas, Reise, loc. dL
Lytla flabeUicomii, Germai» nigra, capite, antennarom basi rufls.
Le mâle a les antennes flabelliformes* La tète et les palpes sont d'un rouge brunâtre : les yeux et le prothorax sont noirs.
Gcrmar, Reise^ elc. loc. cit.
M. de Castelnau a augmenté la confusion en donnant à notre E. sibirica le nom de depressicomis (Sturm).
Fabricius parait n'avoir pas connu YE. sïbirica ou Tavoir confondue avec sa Lytla dubia. Dans tous les cas, il a contribué puissamment à jeter le désordre dans le catalogue de ces espèces en citant, comme synonymes de cette dernière, le Meloe algiricus de Sultzer et la Canlharis dubia d'Olivier, qui se rapportent à la Lytla verticalis d'illiger, ainsi qu'on peut le reconnaître à la bande noire de la ligne médiane du vertex, très distincte sur les figures des insectes données par ces auteurs. Fabricius, dans son Systema Eleutheratorum, cite encore dans les synonymes de sa Lytla dubia :
Pallas, Iter (il fout lire Icônes), pi. E, fig. i9, qui est la même que le Meloe iibirica du zoologiste russe.
La Lytta dulHa du professeur de Kiel est évidemment différente de YEpieauta iHHrica, à en juger par la description :
Atra, eapilis ver lice fulvo, thoraee ely (risque immaculalis.
D'après les phrases précitées, YE. sibirica a toute la tète rouge, au moins depuis la suture frontale. Dans YE. dubia, le vertex seul serait de cette couleur.
9G goup-d'œil 8UK les insectes