LE MOL
SONNET
Le grand instinct du moi, ce trait indélébile, Dans l'ordre naturel, dans l'ordre social , De tout être vivant est l'unique mobile : Tout dérive de lui , le bien comme le mal.
A ce ressort caché l'cgoïsme docile , Souvent à notre insu n'a point d'autre fanal. Tel pour gagner le ciel , à plaisir se mutile : Pour la gloire un héros reçoit le coup fatal.
Prétendre anéantir la loi de la nature, C'est bâtir sur le sable. Une morale pure N'imposera jamais cette abnégation.
C'est à mettre d'accord nos vœux, nos espérances. Éclairer, balancer nos droits, nos jouissances, Que doit seul aspirer la législation.