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sur le lot 15, où un claim de 75 pieds carrés, occupé par M. John McRae, produisit, de Juillet à Octobre, un total de 334 onces d’or. Ce claim fut aussi travaillé en 1868, et on estime qu’il a donné en tout $17,060.00, d’autres prétendent $50,000.00. L'Inspecteur des Mines estime que $31,000.00 furent extraites en 1867.
En 1868, il y avait environ 150 homimes employés aux mines et la production de cette année était mentionnée, par l’Inspecteur des Mines, de 1395 onces, 45 dwts., 65 grains. Les claims qui étaient alors travaillés avaient une largeur de 25 à 50 pieds sur la rivière et une profondeur de 100 pieds des deux côtés, la compagnie se réservant le lit de la rivière jusqu'aux hautes eaux. Ils étaient lavés pour des durées de 6 et 12 mois, moyennant une redevance de $2.00 par pied de front.
À partir de cette époque, les mines de la Gilbert entrent dans une nouvelle période.
En 1867, M. W. P. Lockwood obtient un claim de 200 pieds par 50 sur le lot 13, rive gauche de la Gilbert, mais ce cela, , est subséquemment réclamé par M. Nash qui l’exploite, et a payé la royauté sur $20,000,00 d'or, mais on dit qu'il en aurait sorti $40,000.00, M. W. P. Lockwood acheta alors le lot S St-Charles et obtint, par la suite, d'autres territoires plus étendus, et commença des travaux, des puits furent creusés sur les lots de 13 à 15 de Léry et S St-Charles; des pompes à vapeur furent établies, et le 6 Janvier 1868, la “Canadian & North West Land & Mining Co., Limited ” était incorporée en Angleterre, ayant obtenu le contrôle sur les lots suivants ; Premier rang
Nord-Est 74, 75 et abouts, St-Charles 7, 8, 9, 1ca, 10b, 11, 12, 13a de Léry,
Les travaux des petits partis de mineurs furent arrêtés, et à la fin de 1868, il n'y avait, sur la Gilbert, que le claim Nash et cette Cie., qui travaillaient, Les explorations des veines de quartz n'avaient donné aucun résul. tat, et le moulin était abandonné; de fait, la Cie de Léry avait cédé ses droits sur les parties les plus riches à la nouvelle Cie., la Cie. Reciprocity con. servant les siens.
Un certain nombre de puits furent creusés à des profondeurs, allant de 30 à 109 pieds, et des machines à vapeur furent importées d'Angleterre, pour pomper et extraire,
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M. Lockwood a été intimement lié à l’histoire de la Gilbert depuis cette époque, et j'extrais les faits suivants d’un rapport adressé par lui au Gouver-
nement :
Il constata que la course de l’ancien lit, au lieu de suivre le lit actuel, comme il y paraissait, du lot 19 à 16, continuait alors dans une direction Sud, La roche affleure dans le lit de la rivière sur le c'aim No. 20, et sur les bords; est rencontrée À quelques pieds de la surface. Dans le but de suivre cette course, des puits furent creusés sur les lots 14 et 15 de Léry, et de 7 à 13 St- Charles, des machines à vapeur étant employées pour l'extraction et l’épuisement. Il y avait alors 150 hommes travaillant pour la Cie. Le bedrock fut atteint à plusieurs points. Un de ces puits, (Lockwood) fut creusé en arrière des Miners Claims, à un millier de pieds de la rivière vers la ligne, entre 14 et 15, sur le claim No. 16. Le puits avait 75 pieds de profondeur, et de l'or y fut trouvé en quantité payante, le fond étant à 35 pieds au-dessous du lit actuel de la Gilbert, Une galerie fut faite dans une direction Nord-Ouest, vers le claim 15, pour une distance de 90 pieds où les travaux des puits Poulin furent rencontrés, et l'abondance d'eau empêcha de continuer.
Je donne ci-dessous la description des puits creusés sur les Miners Claims
par de petites compagnies sous-louant de M. Lockwood.
Entre les claims 14 et 19, puits Poulin, 64 pieds de profondeur, ayant
produit 284 onces d’or.
Claim 12, puits St-Onge, 69 pieds, de l'or trouvé, leau oblige d'abau- Las] ) 3 , Le) donner les travaux.
Claim 22, puits de 75 pieds, la roche non-atteinte, à cause de l'eau.
Claims 23 et 24, puits de 56 à Go pieds, la roche rencontrée, mais pas
d’or.
Claim 18,61 pieds, puits Vénéreau, rencontra le gravier qui fut exploité
jusqu'aux travaux Poulin.
Claim 52, 9 pieds, rencontra le quicksand, et dut être abandonné,
De cette région, Miners Claims, il fut sorti jusqu’en Juillet 1869, 620
onces d'or,
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Une autre série de travaux fut entreprise ensuite sur les lots de 7 à 13 de St-Charles, avec les résultats suivants :
Puits No. 1, sur le lot 7, 44 pieds de profondeur dans la glaise bieue. No. 2, lot 8, 54 pieds de glaise.
No. 3, lot 8, 38 pieds de glaise.
Dans ces trois puits situés sur la rive droite, l’eau envahit les travaux en frappant le gravier qui paraît monter vers le Nord-Est,
No. 4, lot 8, profondeur inconnue, tout dans le gravier.
No. 5, lot 7, 35 pieds, 3 pieds de surface, 32 pieds de glaise bleue, eau en frappant le gravier.
No. X, lot 7, 64 pieds de glaise bleue,
No, 6, lot 7, 35 pieds, 20 pieds de glaise bleue, 18 pouces de sable, 8 pouces de gravier anguleux, 13 pieds de glaise bleue ; s’est rempli d'eau en frappant le gravier.
Les quatre puits précédents sont sur le lot 7, sur la rive gauche de la rivière,
No. 7, lot 10a, 70 pieds de glaise bleue ; la roche a été atteinte, sans rencontrer de gravier ; une galerie faite dans la direction de la rivière n’a pas frappé d’or, et a établi le fait que la roche montait dans cette direction : peu d'eau.
Les puits suivants ont été faits sur le lot 12, le No. 8 étant sur la rive droite, et les autres sur la rive gauche ; ils ont tous atteint la roche et rencontré relativement peu d'eau. Ils forment un groupe très-important en ce qu'ils ont conduit à la découverte de l’ancien lit dans le puits No. 12,
No. 8, 6o pieds de glaise bleue, 100 pieds de galerie de chaque côté sans rencontrer d’or.
No, 9, 9 pieds de gravier, roche,
No, 10, 25 pieds de glaise bleue, roche,
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No. 11, 60 pieds, 15 pieds de surface, 37 pieds de glaise bleue, 8 pieds de sable et de gravier, roche, une galerie vers le No. 12 montre de petites quantités d’or.
No. 12, 64 pieds, 18 pieds de surface, 40 pieds de glaise bleue, sable et gravier, roche ; de l’or fut frappé dans ce puits en quantités importantes, donnant, de fait, au commencement 2 onces d’or par jour.
No. 13, 40 pieds de glaise bleue, roche.
No. 14, lot 134, glaise bleue, roche.
Tous ces travaux furent faits par la Cie. qui, d’après les rapports d'alors, paraît avoir produit, jusqu'à la fin de Juillet 1869, une quantité d’or de $13,540.00 ; les résultats paraissant satisfaisants, il fut proposé de développer les opérations sur une plus grande échelle ; des experts furent envoyés d’Angleterre, entre autres, M. H. Robinson, lesquels conclurent à l'importance de
cette région, et firent des suggestions pour l’exploiter, en acquérant un territoire encore plus considérable. De fait, en Juin 1870, la Cie. obtint les sections 3, 4 et 7 de la seigneurie Rigaud-Vaudreuil, représentant 18000 acres de terre, moins les terrains de la Reciprocity, et les lots suivants de MM. Glover & Fry, concession Chaussegros, 16, 17, 31, 32, 33, 34; Concession St-Gustave, 17, 18. Durant cette année, il n’y eut pas de travaux individuels faits par des mineurs. La Cie. creusa plusieurs puits d'essai sur le lot 8 St-Charles, mais seulement un peu d'or fut trouvé dans les travaux de surface : deux puits furent creusés sur le lot 7, vers l'embouchure du ruisseau Caron ; l'eau y fut rencontrée en abondance et ce ne fut que par l'usage de pompes plus puissantes, que le fond fut atteint en Février 1871, à une profondeur de 100 pieds ; 1 72 once d’or fin fut trouvé au fond de ce puits, mais les galeries entreprises montraient que l’on n'était que sur le bord ; d’ailleurs, l’eau vint en telle abondance, qu’elle envahit le puits qui dut être abandonné ; ce puits traversait environ 40 pieds de quicksand, formé de quartz fin qui contenait de l'or sur toute la hauteur et reposait sur le gravier.
Au mois de Mai, 1871, la “ Canadian North-West Land & Mining Co.” liquida volontairement, en raison de la mort accidentelle de l’un des principaux actionnaires.
M. Lockwood se décida cependant de continuer les travaux, et M. Egerton Ingénieur anglais avant vérifié la situation, il réussit à organiser, en 1873, la “ Gilbert and Chaudière Gold Fields & Mining Co., of Canada ” qui devint,
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l'année suivante, la “Chaudière Gold Fields Co., of Canada.” Les travaux se continuèrent, en différents points, et des machines furent installées pour faire une exploitation régulière.
Vers 1876, les principaux travaux se faisaient sur les lots 7 et 8 de St- Charles, près du ruisseau Caron où se trouvaient également les maisons, bureaux, magasins, et ainsi que les pompes et les machines, représentant une grosse somme d'argent, plusieurs puits de recherches ayant aussi été creusés ; un puits central d'exploitation était alors en construction. Le 12 Janvier, 1877, un incendie détruisit la plus grande partie de cet établissement, les pertes étant évaluées à 435.000. A défaut de pompes, les travaux durent nécessairement être abandonnés, M. Lockwood se transporta alors sur le lot 12 où 3 puits furent creusés, environ 120 hommes étant employés ; vers la imême époque, il accordait le droit de travailler sur le lot 11 de St-Charles, à différentes petites Compagnies, entre autres à JAZZ. SkOnge Frères connus sous le nom de Cie. St-Onge, qui travaillèrent alors avec un grand succès. Vers cette époque, de nouvelles difficultés légales surgirent, le gouvernement accordant des licences pour travailler sur les territoires concédés :
En 1879, M. Lockwood organisa 7%e Canada Gold Co.” qui fut représentée, depuis 1880, par M. J.-N. Gordon. Cette compagnie poursuivit alors devant l’Inspecteur des mines, les mineurs travaillant sans titres, et le Gouvernement fut encore appelé à intervenir pour éviter d’autres complications. Les travaux se continuèrent sur les lots 12 et 13 de St-Charles, jusqu'en 1883, en inême temps, que d’autres Compagnies travaillaient dans le voisinage. Il fut creusé, sur la rive gauche de la Gilbert, 6 puits principaux, connus alors sous les noms suivants : Gordon, 58 pieds ; Engine shaît, 63 pieds ; Old shaît, 68 pieds ; Moodie, 63 pieds ; No. 1, 78 pieds ; Prideaux, 80 pieds, et qui rejoignirent le bedrock et le gravier riche. D'après informations, toute la section aurifère fut alors exploitée d’une façon systématique et complète, sur une larveur de 600 pieds et une longueur de 12 à 1500 pieds. Ces puits étaient pourvus de machines à vapeur pour l'extraction et l'épuisement, et le gravier était transporté par de petits tramways à trois machines à écraser, * puddling machines ”, d'où il était lavé dans des siuices d'après les méthodes ordinaires. Ces travaux auraient produit une bonne quantité d’or, et dans un rapport de M. Lockwood, nous voyons mentionnée une quantité de $65,855.00 sorties du lot 12.
En 1882, ces mines, ainsi que les voisines, furent inondées et abandonnées, presque tout le terrain profitable ayant été exploité, et la compagnie lava le
reste de ses tailings, en 1883 ; sur le lot 8 de St-Charles, on avait aussi commencé à creuser un puits qui, à 76 pieds avant de se rendre au fond, se remplit de sable mouvant, ensevelissant un ouvrier nommé Romain Bolduc, le 23 Octobre 1882. Trois autres puits avaient aussi été creusés dans la partie S. O. du lot 8, mais ne purent atteindre le fond pour la même raison M. Gordon, ayant abaudonné les travaux, partit pour l'Angleterre, et ne revint pas.
La patente de Léry, ayant été reconnue valable par les tribunaux, les travaux furent abandonnés sur la Gilbert, par les compagnies qui n'avaient pas de droit, et ce n'est que vers 1891-92 que nous voyons M. Lockwood travailler encore sur le lot 13 de Léry, creuser un puits, utiliser l'ancien puits Ainsworth et y trouver de l'or ; mais l'expiration de la patente approchant, il ne pouvait rien se faire de sérieux, et il paraît avoir abandonné cette région, en transportant ses droits à d’autres.
Je donne ci-après, quelques détails sur les travaux des principales compagnies qui ont exploité la Gilbert, jusqu’à l'époque actuelle :