GROUPE DE MORCEAUX D'OR
Trouvés sur la Rivière Gilbert, grandeur naturelle. Photographié d'après des originaux existant à la Commission Géologique d'Ottawa,
ils © riviè M. L puits de L sante l'or ; c'est de 1 lières façon Gold de L4 sur le
en he de l’o nous Gilbe feron!
l'or d droite cinqu II, Pi larget de la près 1 vers | au-des qui,
s'antn
verse lot 19 Elle si paraît ie pa qu'on
ils ne sont pas dérangés par l’eau. On considère alors cette partie de la rivière Gilbert comme la seule productive. Nous voyons ensuite apparaître M. Lockwood qui, pourvu de capitaux suffisants, entreprend une série de puits profonds allant jusqu’à 80 à 100 pieds, d’abord vers les lots 15, 14 et 13 de Léry, puis sur les lots de 7 à 13 de St.Charles, et pourvus de pompes puissantes grâce auxquelles il peut atteindre le fond, il constate la présence de l'or sur les lots 15, 13 de Léry, et 13 à 7 de St.Charles. On peut dire que c'est alors la véritable découverte industrielle de l'or sur la Gilbert. Enfin, de 1876 à 1883, nous nous trouvons dans une ère d'exploitations régulières ; plusieurs compagnies importantes font des travaux, exploitent d’une façon systématique et extraient beaucoup d'or, entre autres, la Beauce Gold Mining and Milling Co., sur le 14, la Clarence Gold Co., sur le lot 13 de Léry, la Canada Gold Mining Co., sur 13 et 12 de St.Charles, la St.Onge, sur les lots 12 et 11, et la Gilbert River Gold Co, sur le 11, &ec.
D'après les dires des mineurs, aux extrémités de ce district, c’est-à-dire en haut du lot 21 de Léry, et en bas des lots 8 et 9 de St-Charles, la course de l'or serait perdue, où du moins, n'aurait pas été retrouvée : cependant, nous voyons encore de l'or signalé plus haut et plus bas, dans la région de la Gilbert. On doit donc supposer et espérer que d'autres travaux judicieux feront retrouver de l’or abondant en dehors des limites susdites. La course de l'or dans cette région, peut se définir ainsi qu'il suit: Partant de la rive droite de la Gilbert sur le lot 10 de St.Charles à une profondeur d'une cinquantaine de pieds, elle traverse la rivière en se relevant vers le lot 11, puis atteint une profondeur d'environ 80 pieds, en couvrant une grande largeur pouvant aller à 5 à 600 pieds et même plus, sur la rive gauche de la Gilbert sur les lots 12 et 13; elle court ensuite dans une direction à peu près nord, en suivant encore la rive gauche, et paraît se rétrécir ou se diviser vers le lot 15 de Lérvy, tournant alors dans une direction N,-0, Sa profondeur au-dessous de la surface a diminué graduellement, étant 1à de Jo à 50 pieds qui, en remontant, va aller à une vingtaine de pieds, pour ensuite, s'annuler vers les lots 18 et 19; après avoir passé la Branche, elle traverse la Gilbert vers le lot 17, et suit alors cette rivière en remontant jusqu'au lot 19 où elle afeure à la surface, la direction paraissant être alors N, X, O, Elle se continue sur la rive droite, sur le lot 20, jusqu'à la digue du 21, où elle paraît traverser la rivière. Cette course est remarquable et bien définie et il me paraît rationel de supposer qu'elle n’est pas limitée à ce petit espace, et qu'on puisse croire à d'autres parties riches dans la même région.
Ciénéralement, on identifie une ancienne course où un ancien chenal de
rivière au cours d’eau actuel près duquel on le rencontre; les travaux se portent donc dans le voisinage du dit cours d’eau ; mais il me paraît que les anciennes rivières ont pu avoir un cours absolument différent du cours actuel, et par conséquent, les travaux de recherches pourraient s'étendre bien au-delà. Dans la partie basse de la Gilbert, anciennement, M. Douglas, et ensuite MM. ’ayne et Chapman ont trouvé beaucoup d'or, et cependant, cette partie est absolument séparée du haut de la rivière par une série de chûtes et d’affleurements rocheux. On peut donc exprimer l'hypothèse qu’elle se rattache à la course perdue sur le haut de la rivière par une section qui n’a pas encore été exploitée. On a suggéré de faire des recherches au moyen de sondages, et je crois, en effet, que ces travaux donneraient d'excellents résultats, et tout au moins,une idée de la topographie souterraine de ces formations; cependant, il ne faut pas perdre de vue que les points les plus profonds ne sont pas -ément l'indication d'une course d'or, ainsi qu'on en a l'exemple sur .4 rivière du Loup et sur le ruisseau des Meules, où l'or se trouve à un niveau bien supérieur aux endroits profonds dans le voisinage.