‹ Or dans la province de Québec, Canada [microforme]Chapitre 8 sur 48 · ESS · texte numérisé non relu

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conau dans la région, et qui a produit pas moins d'un million et demi de dollars.

Cette rivière, qui n’est qu'un ruisseau presque à sec, en été, court dans une direction générale Nord-Sud, devenant Sud-Ouest à deux milles de son embouchure, ayant un parcours d'environ 9 milles. Elle comporte deux branches, Nord et Est, cette dernière connue sous le seul nom de La Branche qui se réunissent sur le lot 16 de la concession de Léry, et prennent leurs sources à une altitude de 5 à 600 pieds au-dessus de la Chaudière, dans Crambourne, n'ayant aucun lac à leur tête. Vers la partie exploitée pour l'or, l'altitude est d'environ 300 pieds, et la rivière tombe ensuite, après quelques petites chûtes, dans la Chaudière où le pont du grand chemin n’a pas plus de 30 à 40 pieds de long. Au printemps ou à l'automne, la rivière descend une assez grande quantité d’eau, mais s'assèche vite, en laissant à peine pour le lavage de l'or. Les fortes pluies la font grossir assez rapidement.

Ainsi que dit plus haut, l'or fut découvert, la première fois, en 1834, vers l'embouchure de cette rivière, puis, il en fut encore trouvé de temps en temps, et en 1846, la patente sur la seigneurie Rigaud-Vaudreuil fut accordée à la famille de Léry. Jusqu'à la fin de 1846, il n'avait pas été trouvé

au-delà de $300.00.

Les premiers prospects faits sur la rivière Gilbert le furent par M. J. P. Cunningham, en 1847 et en 1850, alors que quelques travaux furent entrepris, avant produit environ $1100.00 pour trois mois de travail, le plus gros morceau pesant 25 dwts. Les travaux furent faits sur le lot 75 du ler rang N- E., à environ un mille de la Rivière Chaudière. On voit encore les vestiges de ces travaux en bas de la chûte du Moulin, notamment un canal fait pour détourner la rivière, les recherches avant surtout porté sur le lot de la rivière dans les environs de l'endroit où Claudine Gilbert avait trouvé le premier morcean d'or. En 1865, un parti de mineurs reprit les anciens travaux sans grand succès, un morceau de 6 onces ayant cependant été trouvé. Il fut aussi creusé plusieurs puits dont un de 75 pieds, par M. A. McDonald et autres, près du grand chemin.

D'autres prospects paraissent avoir été faits avant cette époque, sans grand résultats, le long de la rivière, dans la concession St-Charles.

Le Dr. James Douglas, de Québec, paraît avoir été intimement mêlé aux premières opérations dans la Beauce. Le 16 Avril 1850, il obtint un baïl de

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7 ans, pour le droit de mine sur toute la seigneurie et le 12 Mai 1851, il forma avec d’autres, parmi lesquels M. Hans Haggens, de Québec, la Cie ‘ Chaudière Mining Co.” qui, le 24 Décembre 1852, obtint une prolongation du bail de 7 ans finissant le 1er Août 1864, et les premiers travaux mentionnés ont dû être faits avec sa collaboration. Le Dr. Douglas paraît être devenu subséquemment le seul propriétaire des droits de mine qu’il aurait transportés, en 1863, à ses associés, MM. Hans Haggens et autres. Ceux-ci abandonnèrent leurs droits à M. Truman Coman qui, à l'expiration du bail précédent, en obtint un nouveau pour une période de 30 ans à dater du 9 Septembre 1864. Il organisa alors la 22e Léry Gold Mining Co.” incorporée le 1er Juillet 1865. Cette compagnie sous-loua certaines parties de son territoire, provoquant l’organisation des compagnies dont il sera parlé plus loin.

Jusqu'en 1863, il paraît y avoir eu peu de travaux importants, sauf par des habitants lavant sur le bord des rivières, et trouvant de l’or un peu partout.

Les frères Poulii1 araissent être alors identifiés avec toutes les recherches qui se font : d’après la tradition, ils auraient trouvé d'assez grandes quantités d'or, tout au moins pour vivre. À l'automne de 1862, l'un d'eux, Féréol Poulin, découvrit un dépôt plus riche sur le lot 19 de la concession de Léry, et les trois frères se mirent à l'ouvrage en Mai 1863, sur ce lot 19, en société avec Narcisse Rodrigue, le propriétaire du terrain. Les résultats de leurs prospects furent si remarquables, que d’autres habitants se mirent à chercher, et que dans cette saison, il n’y eut pas moins de 100 à 150 hommes travaillant dans ce district. Les rapports de cette époque, mentionnés plus haut, de M: James Douglas et M. F. T. Judah, donnent une idée de la situation de cette industrie.

M. Judah, Inspecteur des mines, dit que dans l'été de 1863, on sortit

pour $18,000.00 d'or, une movennne de 100 homimes étant employés sur 24 claims pendant trois mois, et faisant environ $2.00 par jour. Il dit cependant que le montant peut être plus considérable, et le nombre de jours moindre. Les travaux se faisaient principalement sur le 13 Sud de 10.

Le lot 20, propriété de Veïileux, paraît aussi avoir été un des points riches, et de fait, les travaux portèrent alors sur les lots 19 à 22 inclus (mais sans grand succès sur 21 et 22), depuis le printemps, jusqu'au milieu de Juillet, alors qu'il fut signifié aux mineurs de cesser leurs travaux, vu que les mines ne leur appartenaient pas.

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