‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 116 sur 615 · Cf. p. 80, n · texte numérisé non relu

Cf. p. 80, n

9. Cf. Ouinte-Curce. à propos des princes iudions (VIII, \\).

10. -Ne se piquent d'orgrueil et dÏMuulalion (|ue.... Cf. Vir^nle, Géorgicjucs, iV, 203 : « Tantus anior florum et generandi gloria mellis. »

11. Ce mot avait au xvii" siècle un sens qu'il a perdu aujourd'hui.

'< Ku ternies de médecine on appelle les quatre hnnieitrs les quatre suhstances liquides qui abreuvent tous les corpsanimaux.el(|u'on croit être les causes des diveis tem- ])éraments. (jui sont le fle^^me ou la pituite, le san<;, la bile, la mélancolie.... Humeur se dit en morale des passions qui s'émeuvent en nous, suivant la ili^jiosition ou l'afïitation de ces quai ri' humeurs. » Dicl. de Furetièr.', IC/.M).

12. Le respt.'ct. « Se dit rarement ainsi d'une manière absolue, .suis complément d'aucuiie sorte. » (Note de Jacquiuel.)

hommes, en faisant que les maux qu'ils souffrent leur paraissent plus insupportables que ceux qu'ils })révoient : alors ou la licence excessive, ou la patience poussée à roxirémité, menacent terrihlemoiit * les maisons régnantes. <] Charles I", roi d'Angleterre, était juste, modéré, magnanime, très instruit de ses alfaires et des moyens de régner 2. Jamais prince ne fut plus capable de rendre la royauté non seulement vénérable et sainte"', mais encore aimable et chère à-* ses peuples. Oue lui peut-on reprocher, sinon la clémence^? Je veux bien avouer de lui ce qu'un auteur célèbre a dit de César, qu'il a été clément jusqu'à être obligé de s'en repentir : « Cacsari proprium (( et peculiare sit clemenfiae insigne, qua usque ad poeni- (f ientiam omnes superavif^ ». Que ce soit donc là, si l'on veut, l'illustre' défaut de Charles aussi bien que de César; mais que ceux qui veulent croire que tout^ est faible dans les malheureux et dans les vaincus, ne pensent pas pour cela nous persuader que la force ait manqué à son courage'-^, ni la vigueur à ses conseils*^. Poursuivi à toute outrance " par l'implacable malignité de

1. Ce mot était alors de la langue élégante. Comme beaucoup d'autres, il a jjerdu sa signilication primitive.

Mais il a ici toute sa force. Cf. Molière, Précieuses ridicules, se. 8 :

« Pour moi, j'aime terriblement les énigmes. » — « Une telle bonté me donne à vous terriblemejit. pour parler à la mode. » Scarron (dans Littré). « On hasarde terriblement la vie du jeune roi. » Féîielon (dans I.illré).

Page 1